Québec

Economie et société, pistes de sortie de crise

Louis Favreau et Ernesto Molina. Presses de l’université du Québec, 2011.

Ce petit livre, « fruit d’une collaboration autonome de deux chercheurs avec le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité » (4e de couverture), s’inscrit dans le prolongement de la conférence internationale qui s’est tenue en septembre 2010 à Lévis (voir « Actualité », Recma, n° 318, octobre 2010). Le titre est en fait assez peu explicite sur le contenu de cet ouvrage, qui met surtout l’accent sur la capacité des coopératives, et plus spécialement des nouvelles formes coopératives, à « transformer à des degrés divers un modèle fondé uniquement sur les lois du marché et de la régulation publique » (p. 10). Il s’agit en d’autres termes de montrer qu’à côté du binôme régulation libérale-régulation publique, il existe une régulation citoyenne qui est nécessaire pour ré-encastrer l’économie dans la société, comme dirait Polanyi. La différence et les vertus de cette forme de régulation alternative tiennent au fait qu’au contraire des deux autres, qui relèvent d’un processus top-down – que celui-ci descende des hautes sphères de l’Etat ou de celles du marché (et du capitalisme financier) –, cette régulation citoyenne implique un processus bottom-up qui repose sur les communautés, sur le local, et qui fait des citoyens des coproducteurs et non plus des usagers ou des consommateurs (tableau p. 80).

L’économie sociale et solidaire et la lutte contre la pauvreté en milieu local: le cas du Québec

Ce texte analyse le rôle des initiatives locales qui mobilisent des ressources de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion au Québec. Le texte est divisé en quatre parties. La première présente le modèle du développement par l’initiative locale et l’action collective utilisé pour l’analyse. La deuxième présente l’étude de cas d’une organisation qui met en oeuvre plusieurs types de projets afin d’améliorer les conditions de vie d’un groupe ethnique ayant une forte présence à Montréal. Ce cas montre que l’ancrage local d’une action collective se construit socialement. La troisième partie synthétise les facteurs de réussite des initiatives locales appuyées par l’ESS en vue de la revitalisation des collectivités défavorisées. En conclusion, il est soutenu que l’ESS doit maintenir des liens forts, mais flexibles avec les institutions publiques. L’économie sociale doit mobiliser une grande variété de ressources et mettre en oeuvre des stratégies d’hybridation, combinant les réseaux locaux et supra-locaux, les ressources endogènes et exogènes et les acteurs sociaux et publics.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
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Auteur(s): 
Juan-Luis Klein

ESS et mutations organisationnelles

Avec la crise de l’économie capitaliste et l’intensification de la concurrence, on observe le renforcement de l’impératif d’efficacité pour les organisations de l’économie sociale et solidaire. Comment adaptent-elles ce principe d’efficacité, selon quelles mutations organisationnelles et quels processus? Groupes sectoriels intégrés? Mutualisation? Elargissement des parties prenantes? Ancrage dans les territoires? Nous identifions trois types de mutations organisationnelles. Leur objectif principal reste toujours la réponse à la concurrence, mais elles le combinent avec un objectif secondaire : la logique d’intégrationconcentration et la logique de filière-diversification pour favoriser la croissance, la mutualisation pour préserver l’autonomie et l’élargissement des parties prenantes pour mutualiser les ressources dans le cadre d’une offre de services relationnels renouvelée.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
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Auteur(s): 
Nadine Richez-Battesti et Marie-Claire Malo

Journée ESS de la chaire de l’Université Paris Est Marne la Vallée, 28 septembre 2012

La chaire d’économie sociale et solidaire de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée organise une journée ESS avec son festival « Vidéos solidaires » sur le site Descartes (Bât. Copernic, Champs-sur-Marne) le vendredi 28 septembre 2012 de 10h30 à 17h30. Cette journée commencera par une conférence de Marie J.

Économie sociale - Des jeunes du Québec et d'ailleurs à Rio+20

Du 15 au 24 juin, une délégation de 16 jeunes impliqués en économie sociale se rendra à Rio de Janeiro, au Brésil pour participer à la conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20. Précisément huit Québécois, quatre Français, deux Belges francophones et deux Brésiliens composent la délégation. Et en France, qui se soucie de mobiliser la jeunesse sur ces enjeux (à part les RMB, et encore de manière non spécifique, les RMB représentant exclusivement les dirigeants d'aujourd'hui de l'ESS) ?

Québec: représentants de l'ESS, universités et gouvernement lancent leur "pôle territorial de développement économique"

Alors que plusieurs réseaux d'ESS (RTES, CNCRES, Coorace, Labo de l'ESS...) oeuvrent à la mise en place de "pôle territoriaux de développement de l'ESS" (qu'on les appelle ainsi au RTES  ou qu'on parle d'Ecosens pour le CNCRES) lLe ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, M. Sam Hamad vient d'annoncer la naissance d'un nouvel organisme de liaison et de transfert en innovation sociale appelé "Centre de transfert des innovations sociales en économie sociale et solidaire dans le développement des territoires (CTISESS-DT)". Créé par un consortium formé du Chantier de l'économie sociale, du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), de l'Institut Karl-Polanyi (Université Concordia) et du Service aux collectivités (SAC) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), ce centre a pour mission de contribuer au développement des territoires en transférant à l'ensemble des collectivités locales du Québec, des innovations sociales qui se rattachent à l'économie sociale et solidaire (ESS). Ce centre bénéficiera d'un soutien financier pour les deux premières années. Le montant accordé pourrait atteindre 750 000 $ par année et il provient de la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation (SQRI) 2010-2013.

Le capitalisme en crise, quelle réponse des coopératives?

Le présent numéro de la Revue vie économique, sur le thème Le capitalisme en crise, quelle réponse des coopératives ?, veut explorer ce qui est en train de changer au sein de ce mouvement aujourd’hui : 1) une plus forte internationalisation ; 2) une distance critique du capitalisme qui avait été remisée depuis un bon moment ; 3) sa légendaire neutralité politique de plus en plus questionnée ; 4) le virage écologique de certains réseaux à la faveur de Rio+20, etc. Sommes-nous à la veille d’un important tournant ? Les sujets dont nous avons invité un ensemble d’auteurs (chercheurs ou praticiens) à traiter sont :

"Coopérer pour le changement", colloque de recherche, 24-27 juin, Montréal (Québec)

Dans le cadre du congrès annuel du Conseil canadien de la coopération et de la mutualité (CCCM) et l'Association des coopératives du Canada (ACC) qui aura lieu les 24-27 juin à Montréal (Québec), sous le thème de "l'Année internationale des coopératives. Les coopératives, des entreprises pour un monde meilleur.", est organisé un colloque sur la recherche et les études en coopération: "Coopérer pour le changement. L'Année internationale des coopératives".

Québec: le mouvement coopératif prend il position dans la mobilisation actuelle ?

Bien que de façon générale les coopérateurs soient très empathiques à l'égard du mouvement voire même souvent très engagés dans ce «printemps québécois», et qu'aucun représentant du mouvement coopératif ne se soit prononcé pour la hausse des frais de scolarité, le dossier ne trouve pas de point d'ancrage politique dans les instances, et passe inaperçu car les enjeux dont discute le mouvement sont souvent des enjeux internes. Recueils de témoignages, présenté par Nicolas Falcimaigne, président d'une Coopérative de journalisme indépendant.