Québec

La terre qui ne peut plus être vendue : Tatamagouche Community Land Coop

Confiée pour toujours à la fiducie, la terre n’a plus de valeur, parce qu’elle ne peut être vendue. Elle devient comme l’air, l’eau, un bien commun.» Yuill Herbert, cofondateur de Tatamagouche Community Land Co-operative, la fiducie foncière sur laquelle est installée la ferme Waldergrave, à Tatamagouche, affirme qu’il s’agit d’une première dans les Maritimes.

Coopératives: déclaration du sommet international de Québec présentée à l'ACI

Le 11 octobre 2012, les trois cohôtes du Sommet international des coopératives 2012 ont fait connaître leur Déclaration commune. Issue des discussions qui ont eu cours depuis de début du Sommet, la Déclaration sera enrichie des aspirations des participants, qui pourront les transmettre jusqu'au 21 octobre 2012.  Cette Déclaration sera présentée à Manchester à la fin du mois d'octobre lors d'un grand événement organisé par l'Alliance coopérative internationale, puis elle sera acheminée à l'Organisation des Nations Unies par Mme Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins.

Co-investissement coop - 30 M$ à la disposition des coopératives québécoises

Soucieux de soutenir le milieu coopératif et d'enrichir l'offre de financement disponible pour la création et le développement de coopératives québécoises, le gouvernement du Québec, par l'entremise du ministère des Finances et de l'Économie, Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD), le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), Capital Réseau SADC et CAE ainsi que la Banque de développement du Canada (BDC) annoncent aujourd'hui la création de Co-investissement coop, doté d'une capitalisation de 30 M$. La mission principale de Co-investissement coop consiste à mettre du « capital patient » à la disposition des coopératives tout en leur offrant une expertise spécialisée. Ce nouveau levier vise à appuyer le démarrage de coopératives, à stimuler la croissance de coopératives existantes et à assurer leur pérennité, contribuant ainsi au développement économique du Québec et de toutes ses régions.

Gestion coopérative, "le Québec est un exemple dont la France doit s'inspirer"

En matière de gestion coopérative, «le Québec est un exemple dont la France doit s'inspirer», a déclaré lundi à Québec le ministre français de l'Économie sociale et solidaire Benoît Hamon, soulignant que les deux parties avaient «la même approche de la biodiversité économique».  Venu dans la province francophone pour participer au sommet international des coopératives, le ministre délégué a soutenu lors d'une conférence de presse: «Ce modèle d'économie, d'entreprises, est une réponse à la crise et un moyen de créer de l'emploi et de l'activité». Il a reconnu que «la réalité du mouvement coopératif n'était pas le même en France et au Québec», tout en estimant que la France pouvait «s'inspirer de beaucoup de choses comme les coopératives d'habitants».

Québec: le réseau Accorderie cherche un/e directeur/trice (candidature jusqu'au 9 septembre)

Situé au centre-ville de Québec, le Réseau Accorderie est un regroupement d’entreprises d’économie sociale portant le nom d’Accorderie. L’organisme a pour mission de favoriser et d’accompagner l'émergence et le démarrage de nouvelles Accorderies et de les réunir afin qu'elles se donnent des services en commun. Afin de baliser la mise en place de nouvelles Accorderies, le Réseau Accorderie a créé une formule de franchise sociale, fondée sur une relation contractuelle entre une Accorderie (le franchisé) et le Réseau Accorderie (le franchiseur).

Québec: 1er colloque sur les circuits courts, Drummondville, 28 novembre 2012

Le 28 novembre prochain se tiendra le tout premier colloque national sur les circuits courts en alimentation, «L’avenir des circuits courts, ensemble vers une vision commune», à Drummondville. Organisé par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec en collaboration avec Équiterre et l'Association des marchés publics du Québec (AMPQ), l’évènement s'adresse aux intervenants des milieux municipaux, communautaires, environnementaux, de la santé et du bioalimentaire intéressés par le développement de cette forme de commercialisation.

Québec: le Chantier de l'économie sociale présente "11 propositions pour l'ESS" à débattre lors de la campagne électorale

Plus que jamais, la campagne électorale 2012 au Québec doit être une occasion privilégiée pour débattre de notre vision de l’avenir. Ainsi, le Chantier de l’économie sociale sollicite les partis politiques afin de connaître leurs engagements et leurs positions dans le domaine de l’économie sociale. Plus précisément, nous leur demandons de se prononcer sur une série de onze propositions, tirées du document "Pour un changement de logique économique". Leurs réponses seront communiquées à l’ensemble des membres et des partenaires de l’économie sociale dans toutes les régions du Québec durant la campagne électorale.

Economie et société, pistes de sortie de crise

Louis Favreau et Ernesto Molina. Presses de l’université du Québec, 2011.

Ce petit livre, « fruit d’une collaboration autonome de deux chercheurs avec le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité » (4e de couverture), s’inscrit dans le prolongement de la conférence internationale qui s’est tenue en septembre 2010 à Lévis (voir « Actualité », Recma, n° 318, octobre 2010). Le titre est en fait assez peu explicite sur le contenu de cet ouvrage, qui met surtout l’accent sur la capacité des coopératives, et plus spécialement des nouvelles formes coopératives, à « transformer à des degrés divers un modèle fondé uniquement sur les lois du marché et de la régulation publique » (p. 10). Il s’agit en d’autres termes de montrer qu’à côté du binôme régulation libérale-régulation publique, il existe une régulation citoyenne qui est nécessaire pour ré-encastrer l’économie dans la société, comme dirait Polanyi. La différence et les vertus de cette forme de régulation alternative tiennent au fait qu’au contraire des deux autres, qui relèvent d’un processus top-down – que celui-ci descende des hautes sphères de l’Etat ou de celles du marché (et du capitalisme financier) –, cette régulation citoyenne implique un processus bottom-up qui repose sur les communautés, sur le local, et qui fait des citoyens des coproducteurs et non plus des usagers ou des consommateurs (tableau p. 80).

L’économie sociale et solidaire et la lutte contre la pauvreté en milieu local: le cas du Québec

Ce texte analyse le rôle des initiatives locales qui mobilisent des ressources de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion au Québec. Le texte est divisé en quatre parties. La première présente le modèle du développement par l’initiative locale et l’action collective utilisé pour l’analyse. La deuxième présente l’étude de cas d’une organisation qui met en oeuvre plusieurs types de projets afin d’améliorer les conditions de vie d’un groupe ethnique ayant une forte présence à Montréal. Ce cas montre que l’ancrage local d’une action collective se construit socialement. La troisième partie synthétise les facteurs de réussite des initiatives locales appuyées par l’ESS en vue de la revitalisation des collectivités défavorisées. En conclusion, il est soutenu que l’ESS doit maintenir des liens forts, mais flexibles avec les institutions publiques. L’économie sociale doit mobiliser une grande variété de ressources et mettre en oeuvre des stratégies d’hybridation, combinant les réseaux locaux et supra-locaux, les ressources endogènes et exogènes et les acteurs sociaux et publics.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
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Auteur(s): 
Juan-Luis Klein

ESS et mutations organisationnelles

Avec la crise de l’économie capitaliste et l’intensification de la concurrence, on observe le renforcement de l’impératif d’efficacité pour les organisations de l’économie sociale et solidaire. Comment adaptent-elles ce principe d’efficacité, selon quelles mutations organisationnelles et quels processus? Groupes sectoriels intégrés? Mutualisation? Elargissement des parties prenantes? Ancrage dans les territoires? Nous identifions trois types de mutations organisationnelles. Leur objectif principal reste toujours la réponse à la concurrence, mais elles le combinent avec un objectif secondaire : la logique d’intégrationconcentration et la logique de filière-diversification pour favoriser la croissance, la mutualisation pour préserver l’autonomie et l’élargissement des parties prenantes pour mutualiser les ressources dans le cadre d’une offre de services relationnels renouvelée.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
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Auteur(s): 
Nadine Richez-Battesti et Marie-Claire Malo