emploi

La Région Île-de-France veut rattraper son retard

Le secteur de l’ESS ne représente que 7,3 % des emplois franciliens, contre 10,5 % en moyenne au niveau national, essentiellement en raison du nombre peu élevé de grandes structures (il n’existe que 122 entreprises de l’ESS de plus de 250 salariés). Forte de ce constat, et de la conviction que l’ESS représente un fort potentiel d’emploi et de croissance par le changement d’échelle, la région Île-de-France avait annoncé en octobre 2017 une nouvelle stratégie.

L’économie sociale et solidaire en Tunisie, un potentiel troisième secteur ?

Érigée par le gouvernement au rang de préoccupation prioritaire dans le plan de développement 2016-2020, l’économie sociale et solidaire (ESS) se trouve à l’aube d’une période de grande expérimentation en Tunisie. Le secteur dispose de véritables atouts : un ancrage sur l’ensemble du territoire, une offre importante de travail bénévole, une connaissance intime du terrain et un potentiel de création d’emploi, de richesses et d’utilité sociale. Ces atouts sont toutefois contrebalancés par des faiblesses importantes : une forte spécialisation sectorielle, un poids économique marginal, des acteurs de petite taille, des ressources humaines non qualifiées, des problèmes de gouvernance et un accès limité au financement. Cet article tente de déterminer à quelles conditions l’ESS pourrait constituer un troisième secteur à part entière, à mi-chemin entre l’État et le marché.

Numéro de revue: 
349
Année de publication: 
2018
Auteur(s): 
Fathi Elachhab

Des recrutements plus fluides

Le 9 mars, Pôle emploi et l’Union des emplo­yeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) ont signé une convention pour la période 2017-2020 afin de valoriser les métiers de l’économie sociale et solidaire auprès des demandeurs d’emploi, et parallèlement, accompagner les employeurs de l’ESS dans leurs opérations de recrutement.

Neuf associations sur dix fonctionnent sans salarié !

Tel est le titre d’une enquête récente menée par l’Insee (Insee Première, mars 2016, n° 1587), qui révèle que, si la France compte 1,3 million d’associations actives en 2013, seules 12 % d’entre elles emploient des salariés, parmi lesquelles 55 % n’en comptent qu’un ou deux. Il est également précisé que le monde associatif recourt très fréquemment aux emplois à temps partiel (pour la moitié des associations). En outre, l’enquête

L’ESS attire les diplômés des grandes écoles

Un sondage récent (Etude Ipsos réalisée pour le Boston Consulting Group et la Conférence des grandes écoles auprès de 3 241 étudiants entre le 30 novembre et le 4 janvier) révèle qu’un diplômé de grande école sur deux souhaite travailler dans l’ESS et près de 25 % d’entre eux envisageraient même de créer leur propre entreprise. Sondage paradoxal, car, si 84 % de ces étudiants ont déjà entendu parler du secteur de l’ESS et si quatre sur cinq pensent que celui-ci va croître à l’avenir, 54 % admettent ne savoir que «vaguement» ce que cette expression désigne.

Travailler dans l’ESS

En 2014, l’ESS, entendue sous le seul angle juridique des associations, des coopératives, des mutuelles et des fondations, employait 2,38 millions de salariés, représentant 12,7 % des emplois du secteur privé français.

Mais de quels emplois parle-t-on ? Comment évoluent les professionnalités ? L’ESS peut-elle définir un rapport au travail original ? Telles sont quelquesunes des questions abordées dans ce numéro 338.

Mots clés: 

Les emplois occasionnels dans les associations d'économie sociale

Le secteur associatif est celui qui fait l’usage le plus intensif d’emplois occasionnels, comparativement au secteur privé hors associations et au secteur public. Si l’on excepte les particuliers employeurs, un poste sur trois relève de cette catégorie. A partir d’une exploitation des déclarations annuelles de données sociales (DADS) de l’année 2010, le présent article étudie ces emplois associatifs particuliers et en présente quelques caractéristiques. Il montre que leur fréquence est variable selon les domaines d’activité et que ces emplois concernent surtout des métiers qualifiés. Quelques caractéristiques des salariés qui occupent ces emplois sont également exposées. Quatre d’entre eux sur dix ne connaissent que ce type d’emploi. Les autres ont par ailleurs un emploi principal, mais, malgré ce cumul, leur salaire total reste souvent inférieur à celui de leurs homologues sans emploi occasionnel.

Numéro de revue: 
338
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Lionel Prouteau