démutualisation

Economie sociale et entreprise promotrice

En 1993, H. Münkner soulignait toutes les difficultés à transposer dans la réalité économique et sociale allemande le modèle de l’économie sociale française (Recma, n° 247). Il propose aujourd’hui une tentative de définition de l’économie sociale en Allemagne à partir du terme d’« entreprise promotrice », qui réunit les coopératives, les entreprises d’intérêt général, les associations et les entreprises à finalité sociale. Il montre qu’une théorie de la gestion des entreprises promotrices doit dépasser le débat autour de la finalité des coopératives et s’appuyer sur l’analyse des modes de prise de décision, tout en respectant une approche pluridisciplinaire.

Numéro de revue: 
281
Année de publication: 
2001
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Auteur(s): 
Münkner H.

Le secteur bancaire mutualiste en Grande-Bretagne : enjeux et mutations

Les banques mutualistes en Grande-Bretagne, dont l’origine remonte au XVIII e siècle, sont spécialisées dans l’octroi de crédits en vue de la construction. Cet article fait le point sur les évolutions que connaissent ces structures depuis un demi-siècle. A partir de la décennie 70 et plus encore dans les années 80, soumises à la concurrence farouche des banques commerciales et encouragées par une réglementation plus souple, les sociétés immobilières tendent à modifier leur comportement et à diversifier leurs activités. La vague de démutualisation qui caractérise les années 1996 et 1997 est significative d’un malaise au sein de ce secteur et pourrait laisser croire à sa disparition progressive. L’auteur souligne les performances enregistrées, dans les années récentes, par les banques mutualistes subsistantes, ainsi que les stratégies adoptées pour conclure au maintien, voire au renforcement de leur attrait et de leur intérêt sur la scène financière britannique.

Numéro de revue: 
280
Année de publication: 
2001
Fichier attachéTaille
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Auteur(s): 
Lagoutte C.

La notion même de « démutualisation » est-elle acceptable ?

L'auteur de cet article, praticien du champ et expert en matière juridique et fiscale, livre quelques réflexions sur un thème largement ouvert aux débats et particulièrement sensible au niveau des coopératives bancaires, eu égard au mouvement qui a affecté les building societies au Royaume- Uni. Tout bénéfice pour certains, la démutualisation n'est pas sans toucher les fondements mêmes du statut coopératif ainsi que les fondations de l'entreprise d'économie sociale. En faisant fi de l'histoire et des hommes qui ont contribué à la construire, ce sont des questions éthiques tout autant que techniques que pose la démutualisation. 

Numéro de revue: 
273
Année de publication: 
1999
Auteur(s): 
François Schwerer

Les stratégies de CWS face à la tentative de rachat des coopératives de consommateurs

Graham Melmoth, directeur général de CWS, groupement des coopératives de consommateurs du Royaume- Uni (8 milliards de livres de chiffre d'affaires, 70 000 salariés), expose la stratégie mise en œuvre pour faire échec à l'agression des prédateurs financiers qui ont tenté, en 1997, de "démutualiser" son groupe coopératif et de mettre la main sur les réserves. Si des protections législatives sont nécessaires, la seule qui vaille réellement à ses yeux est la rénovation de la relation entre la coopérative et ses membres de manière à ce que ceux-ci perçoivent véritablement le bien-fondé de leur adhésion. C'est dans ce sens qu'agissent, avec succès, les dirigeants de ces coopératives.

Numéro de revue: 
271
Année de publication: 
1999
Auteur(s): 
Graham J. Melmoth

La démutualisation des coopératives financières

Etienne Pflimlin, président du Crédit mutuel (France), met
au jour les intentions réelles des tenants de la "démutualisation" et démontre les avantages de l'impartageabilité des réserves pour l'économie nationale et l'emploi. A ses yeux, les partisans de la démutualisation visent le démantèlement des coopératives financières actuellement prospères en vue d'une appropriation spéculative par un petit noyau d'initiés, tandis que les coopératives participent aujourd'hui à un développement raisonné et durable de la société. Si les protections juridiques qui existent en France (comme en Allemagne) sont absolument nécessaires, elles sont bien insuffisantes face au risque de banalisation qui est en fait le véritable défi qu'affrontent les coopératives. Besoins toujours plus importants en fonds propres, course à l'accroissement de la clientèle, élargissement de la panoplie des services sont autant de dangers réels pour la coopération, si cette nécessaire croissance n'est pas assortie d'une attention toujours plus grande vers les clientèles modestes, vers le développement de l'emploi et vers la valorisation de la relation de proximité et du développement local.

Numéro de revue: 
271
Année de publication: 
1999
Auteur(s): 
Etienne Pflimlin