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"The Co-operative Model in Practice: International Perspectives"

The Co-operative Education Trust Scotland is pleased to announce the launch of its new higher education resource ‘The Co-operative Model in Practice: International Perspectives’. This timely collection of essays draws together the research of fourteen international scholars to examine how the co-operative business model functions in practice within diverse cultural and social contexts. Model in Practice will be of interest to students and scholars in economics, business studies, sustainable development, history, and organisational theory and behaviour. It also serves as a valuable resource for policy-makers seeking alternative models for organising enterprise and society. Available for free under the Creative Commons license, Model in Practice can be accessed at http://www.abdn.ac.uk/cets/resources/coop-model/.

Le socialisme gourmand : le Bien-vivre, un nouveau projet politique

Paul Ariès. Paris, La Découverte, coll. "Les empêcheurs de penser en rond", 2012, 224 p.

"Ce livre est à la fois celui d’une défaite assumée et d’un immense espoir", ainsi s’ouvre le dernier livre, petit mais très riche, de Paul Ariès. Echecs des "socialismes réels", ceux de la "grisaille" de la "gauche sacrificielle" et des milieux de la décroissance, qui ne peut être "qu’anticapitaliste et antiétatiste" (p. 9) ; "espoir" de "recréer du collectif, de faire sécession d’avec le capitalisme […] afin de recréer un autre réel, multiplier les expérimentations sociales, réaliser ici et maintenant des petits bouts de socialisme" (p. 13) par le "syndicalisme à bases multiples, le socialisme municipal, le mouvement coopératif" et plus largement l’économie sociale et solidaire. Parmi les nombreux "gros mots de l’émancipation" qui se réinventent dans les mouvements altermondialistes, l’auteur a préféré le "mot-obus" de "socialisme gourmand" et du "bien-vivre", "pour en finir avec une "gauche" qui gère loyalement les affaires du capital tandis qu’une autre s’épuise à marcher dans les rues et à faire grève" (p. 27). La référence aux mouvements amérindiens (Equateur, Bolivie…), ce "socialisme populaire" ou "socialisme du commun", est largement explicitée, mais Paul Ariès consacre également de belles pages au mouvement coopératif, aussi bien renseignées que stimulantes.

Quelle histoire pour nos coopératives? L’exemple des coopératives de Savoie

L’histoire des mouvements coopératifs ou des coopératives reste le parent pauvre de l’historiographie des mouvements sociaux, notamment en France. Universités et institutions de recherche s’intéressent davantage à l’économie ou à la sociologie actuelles de ces formes d’entreprendre plutôt qu’à leur histoire, et les acteurs du mouvement lui-même répètent à l’envi les mythes (utiles) que les anciens auteurs avaient fondés, déjà, dans le courant du xixe siècle. Il est vrai que les archives manquent ou plutôt ne sont pas clairement identifiées et promues auprès des chercheurs. L’accessibilité nouvelle du fonds de l’Union des coopérateurs de Haute-Savoie est l’occasion de revenir sur ces questions de la construction de l’histoire des différents mouvements de l’économie sociale, histoire (ou mémoire) devenue essentielle afin d’asseoir la transmission des valeurs revendiquées.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
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Auteur(s): 
Alain Mélo

Journée "pôles territoriaux de coopération économique", 25 juin 2012, Paris

La première journée nationale des Pôles Territoriaux de Coopération Économique (PTCE) aura lieu le 25 juin prochain au siège de la Macif, à Paris. Elle s’adresse à toute personne ou structure ayant manifesté son intérêt pour la démarche. Elle sera l’occasion, au travers de la présentation de quelques pôles et de leurs caractérisations, de faire connaître la démarche et partager ses enjeux, et de mettre en évidence les leviers pour l’émergence et la consolidation des PTCE. 

Introduire la coopération dans la pédagogie

L’école publique doit être le lieu où l’on apprend les enseignements fondamentaux mais sa mission civique est également de former des citoyens libres, éclairés et lucides qui sauront faire prévaloir les exigences de la raison et de la conscience face à l'état actuel de la Terre. Une éducation dans laquelle le pouvoir de chacun est au service de tous, avec au centre la coopération, peut faire se dessiner un "demain meilleur" comme étant la réunion des forces positives et constructives dont chacun de nous est pourvu. Pourtant aujourd’hui, l’école républicaine française connaît une crise de légitimité. Un article de Colibris, coopérer pour changer.

"Pôles Territoriaux de Coopération Economique": appel à projets avant le 30 nov 2011

La coopération et la mutualisation au cœur des territoires deviennent des impératifs d’une économie plus juste, plus solidaire, plus innovante et plus stable. Les Pôles territoriaux de coopération économique promus dans le cadre des Etats généraux de l’ESS constituent une réponse essentielle pour faire face à la crise, innover et changer d’échelle au service d’un développement économique, solidaire et durable des territoires. C’est pour en soutenir la reconnaissance, la démultiplication et le renforcement que plusieurs réseaux de l’ESS (Labo de l’ESS, CN CRES, RTES, COORACE) lancent aujourd’hui cet appel à candidature.

Du Teikei aux Amap, le renouveau de la vente directe de produits fermiers locaux

Hiroko Amemiya. PUR, 2011, 350 p.

Le Japon n’est pas seulement précurseur d’innovations technologiques, il l’est aussi en matière d’innovations sociales, notamment agricoles. Autre élément singulier, l’innovation n’est pas l’apanage des salarymen, des chercheurs des grands laboratoires universitaires japonais ; elle vient aussi des femmes, des mères de famille soucieuses de la qualité de l’alimentation qu’elles donnent à leurs enfants. C’est ainsi que, dans un Japon alors jeune deuxième puissance économique mondiale, cherchant à "produire plus pour vendre plus" et déjà touché par des catastrophes écologiques et sanitaires, le système Teikei voit le jour dans les années 70, opposant la coopération à la concurrence.

LES COMPORTEMENTS OPPORTUNISTES DANS LA COOPÉTITION Le cas de l’Union nationale des coopératives d’élevage et d’insémination animale

Dans la vie des affaires, il est de plus en plus fréquent d’assister à des alliances apparemment contre nature avec des concurrents, lorsqu’il est nécessaire d’unir les forces pour développer un avantage compétitif à l’ échelle collective. Pour une entreprise, cette coopétition (coopération entre concurrents) est paradoxale, car elle vise à renforcer la performance avec l’aide des concurrents, pour essayer ensuite de gagner des parts de marché à leur détriment. La coopétition repose ainsi sur le transfert de compétences et sur la mutualisation des ressources technologiques, avec le risque que ce partenariat soit exploité de façon opportuniste lorsque la concurrence reprend ses droits. L’objectif de l’article vise justement à examiner cette question, à savoir comment une firme construit et préserve un avantage compétitif en collaborant avec ses concurrents, sans que cet avantage collectif soit finalement remis en question par des stratégies opportunistes. Pour répondre à cette question, nous traiterons du cas de l’Union nationale des coopératives agricoles d’élevage et d’insémination animale (Unceia).

Numéro de revue: 
322
Année de publication: 
2011
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Auteur(s): 
Christophe Assens