gouvernance

Face à l’actionnariat dominant, quelle intervention des salariés dans la gestion ? (Nîmes, 16 janvier 2011)

Le Forum pour une autre économie, animé par Jean Matouk, professeur émérite en sciences économiques à l’université de Montpellier, a consacré son premier colloque, organisé à Nîmes les 15 et 16 janvier 2011, au mode de gouvernement des entreprises et à la place des salariés. Bien sûr, les Scop furent au centre des débats, même si les questions d’épargne et d’actionnariat salariés ne furent pas négligées. La ville de Nîmes, qui a vu naître le mouvement des coopératives de consommation, a paru toute désignée pour accueillir cette réflexion sur une autre famille coopérative qui connaît aujourd’hui un regain d’intérêt.

Coup de projecteur sur les leaders paysans : témoignages sur leur vécu et leur vision

« Dans la période qui a suivi les indépendances, le mouvement paysan ouest-africain se résumait à un système « prêt-à-porter » de coopératives sous tutelle des Etats. Il y avait alors un lien très fort entre les structures paysannes et les gouvernements. Dans les années 70/80, plusieurs phénomènes importants ont permis l’émergence d’un autre modèle de structuration » (M. Cissokho, éditorial). Dans ce nouveau modèle, on oublie souvent de parler des leaders qui ont permis sa construction et dirigent ces organisations.

Enquête sur la gouvernance dans les associations

La CPCA et le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) lancent une enquête nationale sur les pratiques de gouvernance dans les associations.

Il s’agit à travers de cette enquête nationale inédite d’objectiver les pratiques et méthodes de gestion et de gouvernance des associations et, plus globalement, de peser ensemble sur le débat public afin que les spécificités managériales associatives soient prises en compte et soutenues dans l’organisation de l’action publique.

De la démocratie locale dans certaines banques coopératives

Cet article s’intéresse aux pratiques démocratiques des banques coopératives en prenant appui sur la description du déroulement de deux assemblées générales de caisses locales. Sans prétendre aucunement à la représentativité, l’étude de terrain permet cependant de mettre en exergue certaines difficultés à faire vivre dans les structures de très grande taille les grands principes coopératifs : la libre adhésion, l’égalité de vote, la libre participation à la gestion et l’absence de but lucratif des représentants élus. Elle permet aussi de souligner l’absence de débat sur la construction d’un projet alternatif au fonctionnement financier capitaliste.

Numéro de revue: 
316
Année de publication: 
2010
Fichier attachéTaille
PDF icon 316_041057.pdf277.3 Ko
Auteur(s): 
Gilles Caire

Témoignages et échanges de pratiques concernant des expériences de gouvernance dans l’ESS, Nantes 8 avril 2010

Les partenaires du blog FAQESS, Faire au quotidien l’économie sociale et solidaire, l’ADAPEI 44, le CNAM, l’UREI et l’URSCOP vous convient le jeudi 8 avril 2010 à 14h dans les locaux du Cnam, 25 bd Guy Mollet à Nantes. Avec la présentation des expériences d’acteurs :Chantier Vert Environnement, AEV, CAT Ouest… et la participation de :

La mondialisation de l’économie induit-elle un gommage de l’identité mutualiste?

Lorsque l’on évoque la mondialisation, la crainte majeure pour les coopératives et les mutuelles est celle de leur marginalisation, voire de leur disparition. Leur poids économique contredit cette impression. En outre, un siècle et demi d’histoire a modelé une identité mutualiste forte. Certaines vagues de fond, notamment par la voie de la régulation, homogénéisent néanmoins les pratiques. Mais les dangers du gommage des identités proviennent parfois plus de l’interne que de l’externe. Dans un second temps, l’article s’attache à présenter la mondialisation comme une opportunité de revalorisation et de renforcement de l’identité des coopératives et des mutuelles. Ces organisations n’ont jamais autant parlé d’identité que durant ce dernier demi-siècle et sont dans une voie de promotion mutualiste au travers de thématiques telles que celles de la gouvernance ou de la responsabilité sociale de l’entreprise.

Numéro de revue: 
315
Année de publication: 
2010
Fichier attachéTaille
PDF icon 315_090099.pdf41.07 Ko
Auteur(s): 
Olivier Boned

Vers un modèle hybride d’organisation et de gouvernance: une alternative à la banalisation en situation concurrentielle?

Lorsque les organisations de l’économie sociale et solidaire (ESS) se transforment en présence d’une intensification de la concurrence et du renforcement de leur participation au marché, la plupart des analyses tendent à considérer qu’elles se banalisent. Nous souhaiterions mettre en évidence que ces transformations peuvent aussi s’accompagner de l’émergence d’un modèle hybride d’organisation et de gouvernance qui tend à déplacer la dimension participative des usagers devenus clients vers les salariés et à réaffirmer des partenariats externes. Nous cherchons ici à tester l’hypothèse selon laquelle, dans un modèle hybride, l’appartenance à l’ESS est susceptible de s’évaluer par la capacité en continu à construire les bases d’une gouvernance coopérative, à élaborer des outils de gestion au service du projet et de la qualité du travail et du service, et enfin à élaborer des coopérations stratégiques en externe. Nous étayons notre propos sur l’analyse d’un groupe de tourisme social français.

Numéro de revue: 
315
Année de publication: 
2010
Fichier attachéTaille
PDF icon 315_056074.pdf136.99 Ko
Auteur(s): 
Nadine Richez-Battesti, Philippe Oswald

Colloque international Gouvernance, Management et Performance des Entreprises de l’ESS. Quelles spécificités? 4-5 nov 2010, Lyon

L'Institut d'administration des entreprises de l'Université de Jean-Moulin Lyon 3  et l’Esdes (Ecole supérieure de commerce et management de l’Université catholique de Lyon) ont proposé les 4 et 5 novembre 2010 un colloque international sur les spécificités de management des entreprises de l’économie sociale et solidaire.

Approche théorique de la gouvernance des organisations non lucratives

Cet article développe une approche théorique de la structure de gouvernance des organisations non lucratives. Celles-ci sont analysées comme structures de gouvernance renforçant la norme de réciprocité (généralisée ou équilibrée) et rendant possible la mutualisation des ressources. Leur structure de gouvernance présente des traits spécifiques relatifs aux finalités formelles de l’organisation, à sa forme de propriété, à ses prétendants résiduels, à ses procédures de prise de décision, à ses formes d’imputabilité, à sa division des pouvoirs, à ses procédures de contrôle, ainsi qu’aux incitations qu’elle génère. Ces traits facilitent l’action collective orientée vers l’intérêt général, l’intérêt mutuel ou l’action tribunitienne. Les organisations non lucratives sont à même d’opérer dans des environnements complexes, mobilisant des ressources provenant d’opérations marchandes, de subventions publiques ou de la réciprocité (bénévolat, dons), tout en poursuivant des objectifs civiques ou démocratiques. Leur structure de gouvernance leur permet de demeurer comparativement plus efficaces que d’autres formes organisationnelles, même si les organisations non lucratives peuvent connaître des échecs susceptibles de saper leur capital-confiance et leur efficacité.

Numéro de revue: 
314
Année de publication: 
2009
Fichier attachéTaille
PDF icon 314_063083.pdf73.07 Ko
Auteur(s): 
Bernard Enjolras