FNCC

L’OCCE forme les nouvelles générations de coopérateurs

À l’occasion de la rentrée scolaire, Éric Weill, président de l’OCCE (Office central de la coopération à l’école), a adressé une lettre aux parents d’élèves expliquant le fonctionnement et l’objectif des coopératives scolaires : « Dans l’école, la coopérative scolaire OCCE accompagne les projets coopératifs initiés par les élèves et leurs enseignants : ainsi, les enfants et les jeunes développent leur connaissance du monde, leur esprit critique, et deviennent des acteurs positifs pour une société plus solidaire et démocratique.

L’Esper teste des outils pour former les enseignants – et leurs élèves – à l’ESS

Alors que l’association Esper (l’Économie sociale partenaire de l’école de la République, née en 2010), en partenariat avec l’Office central de coopération à l’école (OCCE) et Coop FR, a renouvelé, du 26 au 31 mars, la semaine « Mon ESS à l’école », le groupe de travail « Formation des éducateurs à l’ESS » constitué en son sein avançait dans l’élaboration du matériel pédagogique à destination des enseignants du primaire et du secondaire. Ce groupe mobilise des enseignants, des universitaires et des responsables de l’ESS, et poursuit deux objectifs stratégiques.

Coopération de consommation : le centenaire du renouveau

Le 13 septembre dernier, la Fédération nationale des coopératives de consommateurs (FNCC) fêtait à la Maison de la Chimie, à Paris, le centième anniversaire de la loi de 1917 sur l’organisation des coopératives de consommateurs. Dans sa version d’origine, la loi du 7 mai 1917 s’inscrit dans un contexte particulier. En effet, de nombreuses coopératives de consommateurs avaient été créées dans la seconde moitié du xix e  siècle.

Des traces historiques de l’économie sociale et solidaire conservées aux ANMT

Service à compétence nationale du ministère de la Culture et de la Communication, les Archives nationales du monde du travail (ANMT) sont un service public d’archives original par la diversité des fonds qui y sont conservés. Dans l’ancienne filature Motte-Bossut, à Roubaix, se côtoient en effet les archives d’entreprises, de syndicats, d’associations et d’architectes (Le Roc’h Morgerie Louis (dir.), 2014, Au fil des archives : le travail, c’est tout un monde ! Roubaix, ANMT, 160 p.

Le fruit d'un long cheminement

La création d’un ministère délégué à l’Economie sociale et solidaire est le fruit d’un travail de longue haleine, marqué par bien des espérances et des déconvenues. L’affirmation politique de l’économie sociale et solidaire a connu, connaît toujours, des vicissitudes. L’intuition des pionniers de 1970 est longtemps restée ignorée et, quand elle le fut moins, considérée comme hasardeuse, voire sans fondement. A tel point que plusieurs de ses acteurs, y compris parmi les plus engagés et dévoués, se sont demandé, dans les années 80 et 90, s’il fallait poursuivre ou abandonner ce projet d’économie sociale et ont été tentés de revenir aux identités fortes des mondes coopératifs, mutualistes et associatifs. On sait aujourd’hui qu’ils ont bien fait d’insister : le ministère est une reconnaissance de la réalité de l’ESS qui lui fait franchir une étape sans doute décisive. Il convient donc de rendre hommage à toutes celles et à tous ceux qui depuis plus de quarante ans ont contribué à faire exister l’économie sociale, puis l’économie sociale et solidaire.

L’expérience coopérative, regards et interrogations

Jean Lacroix. Alexis, 2007, 170 pages.

L’ouvrage de Jean Lacroix est un recueil d’articles qui prend place parmi de nombreux travaux de l’auteur principalement consacrés à la coopération et particulièrement aux coopératives de consommateurs. Cette oeuvre témoigne d’un parcours à la fois académique et hautement professionnel. Après avoir suivi les enseignements de Georges Lasserre à Lyon, Jean Lacroix a soutenu à Paris en 1956 un doctorat en sciences économiques sur « La distribution coopérative « (Ed. de Minuit, 1957). Il travaillait déjà depuis 1951 à l’Union des coopérateurs de Lorraine et devait accéder en 1985 à la présidence du comité national de la fédération (FNCC). Il a ainsi balayé le XXe siècle entier grâce à des travaux historiquement enracinés dans le XIXe proche, qui se poursuivent aujourd’hui par une ouverture au XIXe siècle, auquel le recueil s’adresse. Son article sur l’économie sociale, paru en 1985 dans un numéro spécial de la Recma en hommage à G. Lasserre, témoigne instamment de cette ouverture. Il s’y interroge sur la « profondeur « du concept et semble faire écho aux efforts actuels du Ceges, qui appelle à nouveau chercheurs et praticiens à une tentative de coordination (« Regards croisés », janvier, octobre 2008).