Europe

Mesure de l’impact social, mesure du « consentement à investir »

Le tout récent rapport du G8 nous révèle que le « coeur invisible des marchés » (groupe de travail « Impact social » du G8, 2014) est prêt à investir entre 450 et 1 000 milliards de dollars en investissement à impact social. C’est évidemment une nouvelle intéressante. La recette : disposer, enfin, d’une mesure de l’impact social pour rééquilibrer des décisions d’investissement jusqu’à présent uniquement fondées sur le risque et le rendement. Mesurer l’impact social devient ainsi une nécessité pour déclencher les investisseurs privés et, par extension, une possibilité de justifier le soutien de finances publiques parcimonieuses. C’est le raisonnement qui a été appliqué à partir des années 80 en matière d’environnement : pour que la dimension environnementale puisse être enfin intégrée aux calculs économiques coût-bénéfice, il fallait lui fixer un prix. Il n’y aurait donc pas plus de contradiction entre social et marché financier qu’entre croissance et environnement. On se focalise sur la question des méthodes de mesure d’impact social (Stievenart, Pache, 2014). Il faut aussi poser la question de l’adéquation même de l’investissement d’impact aux entreprises de l’économie sociale et anticiper les effets de la « mise en équation économique » du social.
Numéro de revue: 
335
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Nicole Alix

La diversité des modes d’organisation des associations coopératives : un défi pour l’Union européenne

Le mouvement coopératif en Europe est une réalité très significative, mais avec une faible identité collective et une très modeste capacité de représentation politique. Cette situation est en bonne partie le résultat de l’évolution des organisations coopératives dans les différents pays européens, qui se sont développées de manière très distincte, en mélangeant ou en privilégiant, selon les cas, organisations sectorielles ou intersectorielles. Une rapide analyse de trois
expériences nationales nous permet d’identifier différents modèles et leur évolution. Ces analyses nationales nous aident à confronter les parcours et à déterminer des orientations possibles pour l’organisation coopérative au niveau européen.
Numéro de revue: 
335
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Enzo Pezzini

La Mutualité réagit à la disparition du statut de mutuelle européenne du programme de la commission

La Mutualité Française constate que le statut de mutuelle européenne ne fait pas partie du programme de travail de la Commission européenne pour l’année 2015, rendu public le 16 décembre 2014. Pourtant, en juillet dernier, M. Juncker, Président de la Commission européenne, affirmait, dans ses orientations politiques pour la prochaine mandature, être "un partisan convaincu de l’économie sociale de marché".

L’économie sociale et les élections européennes : enjeux et perspectives

Au mois de mai 2014, 400 millions de citoyen/ne/s invité/e/s aux urnes se prononceront sur le modèle économique et social qu’ils/elles souhaitent pour l’Europe de demain. L’économie sociale, qui représente près de 10% de l’emploi en Europe, a prouvé sa capacité de résistance à la crise et s’intègre parfaitement dans la stratégie Europe 2020 d’une croissance intelligente, durable et inclusive. Dans ce contexte, quelle attention les eurodéputés candidats portent-ils à l’économie sociale et à l’entrepreneuriat social ? Dans ce Working Paper, le Think Tank européen Pour la Solidarité vous propose une lecture inédite des élections européennes 2014 sous le prisme des enjeux pour l’économie sociale.

Les rendez-vous de l'économie sociale et solidaire de l'Humanité

À l’heure où l’Union européenne négocie un accord de libre-échange avec les États-Unis, la Quinzaine 
du commerce équitable est placée sous le signe de l’Europe. Les acteurs du secteur interpellent 
les candidats aux Européennes sur le type d’échanges commerciaux que le Vieux Continent doit générer. A lire dans le supplément mensuel « Les rendez-vous de l'économie sociale et solidaire » de l'Humanité du mardi 6 mai 2014.