coopération agricole

Pacte national pour la compétitivité, l’emploi et la croissance : les coopératives agricoles pourront bénéficier du crédit d’impôt compétitivité-emploi

Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) annoncé par le gouvernement le 6 novembre dernier dans le cadre du Pacte national pour la compétitivité, l’emploi et la croissance, a été voté le 18 décembre lors de la nouvelle lecture par l’Assemblée nationale du Projet de loi de finances rectificative pour 2012.

Durum : Deux coopératives veulent créer un monopole sur le blé dur

La Coordination Rurale et l'Organisation des Producteurs de Grains s'inquiètent de la naissance de Durum, nouvelle structure qui regroupe les grandes coopératives des principales zones de production du blé dur en France. Dans ce système qui tend vers le monopole, les agriculteurs risquent encore d'être les dindons de la farce ! Un article de la coordination rurale

Financement de la FNSEA. Lourd réquisitoire contre les coopératives

La deuxième journée du procès du financement forcé des syndicats satellites de la fédération nationale des syndicats agricoles (FNSEA) par les adhérents des deux coopératives agricoles de Haute-Garonne Coopeval et la Toulousaine de céréales devenue Arteris depuis 2008, aura au moins permis de mettre à jour les liens organiques qui unissent coopératives et syndicats professionnels agricoles proches de la FNSEA. Au fil des débats Jean-François Renoux, président de la Toulousaine de céréale s'est ainsi révélé être également administrateur de l'Association générale des producteurs de blé (AGPB), et Gerard Tubéry, qui a remplacé l'actuel président national de la FNSEA Xavier Belin à la tête de la fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux (FOP) a expliqué avoir été élu par les membres de la FDSEA.

Affirmer le modèle coopératif agricole français: entre ancrage territorial et développement international

Outils incontestables de développement des territoires et des filières, les coopératives agricoles et agroalimentaires, insérées dans des processus toujours plus concurrentiels, résistent à la crise. Mais à quel prix? Face aux enjeux mondiaux de durabilité et de sécurité alimentaire auxquels l’agriculture se doit de répondre, elles sont condamnées à innover. Jusqu’où peuvent-elles se transformer sans perdre leur âme  Une question débattue en cette Année Internaitonale dédiée aux coopératives par l’ONU, à laquelle des économistes de l’Inra SAD de Toulouse et de Bordeaux ont su apporter des éléments de réponse. Un article de Maryline Filippi (membre du comité de rédaction de la Recma) pour Fasade n°37, la publication du département Sciences pour l'Action et le Développement (SAD) de l'INRA.

Grandir, oui, mais comment ? Analyse de la concentration par fusions des coopératives vinicoles du Languedoc-Roussillon

Les coopératives représentent un vecteur important de structuration de certaines filières agricoles et agroalimentaires en France depuis près d’un siècle. Dès le début des années 90, une accélération du mouvement de concentration entre coopératives agricoles est observée. L’objet de notre travail est d’analyser le processus de rapprochement (par fusion et acquisition) des coopératives agricoles. Le suivi de quatorze opérations de fusion de coopératives vinicoles du Languedoc-Roussillon entre 2004 et 2010 constitue notre application empirique. Les principaux résultats indiquent qu’il existe différents types de « processus » de fusion : certaines sont menées dans l’urgence, sans aucune stratégie que la sauvegarde d’exploitations en difficulté, alors que d’autres répondent à des injonctions des politiques locales ; enfin, d’autres encore reposent sur de véritables projets stratégiques d’entreprise permettant de trouver des synergies entre les structures coopératives engagées.

Numéro de revue: 
326
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
PDF icon recma326_045063.pdf710.48 Ko
Auteur(s): 
Louis-Antoine Saïsset et Foued Cheriet

Ce que nous enseignent les statistiques nationales françaises sur les évolutions de la coopération agricole

Cet article vise à analyser, à partir des données statistiques, les mutations majeures des coopératives agricoles, pour comprendre en quoi la course à la taille va conduire ces dernières à poursuivre leurs évolutions organisationnelles. Nous mobilisons une approche par le périmètre coopératif, qui utilise les enquêtes statistiques nationales pour 1995, 2000 et 2005, afin de prendre en compte l’ensemble des entreprises coopératives et de leurs filiales. Les résultats soulignent le développement des groupes coopératifs avec une distinction entre le secteur des industries agroalimentaires (IAA) et celui du commerce de gros. Mais les liens de contrôle partagé et minoritaires entre les entreprises révèlent le développement de nouvelles formes d’alliance et de partenariat, tant à l’aval qu’à l’amont des filières. Ces évolutions questionnent alors les sources de données disponibles sur leur disposition à prendre en compte ces phénomènes.

Numéro de revue: 
326
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
PDF icon recma326_029044.pdf1.23 Mo
Auteur(s): 
Maryline Filippi, Olivier Frey et Stéphanie Peres

La coopérative TEREOS s'implante en Roumanie

Premier groupe sucrier français et numéro 4 mondial, Tereos s’implante en Roumanie avec la reprise de la sucrerie de Ludus qui produit 34 000 tonnes de sucre de betterave par an. La sucrerie de Ludus est implantée en Transylvanie, l’une des meilleures régions pour la culture betteravière en Roumanie. Elle s’approvisionne auprès de 500 planteurs qui y cultivent près de 5 000 hectares de betteraves. A partir de cette base de développement en Europe Orientale, Tereos pourra accompagner ses clients industriels sur un marché où la consommation de sucre est appelée à croître sensiblement au cours des prochaines années.

Colloque FNCuma "la coopération agricole de production", 4 décembre, Montrouge: le bilan

En 2012, la Fédération Nationale des cuma a lancé un travail sur la coopération agricole de production, c'est-à-dire la mutualisation par les agriculteurs de tout ou partie de leurs stratégies de production (sous des formes juridiques variées). Celle-ci rencontre aujourd’hui un contexte qui lui est à l’évidence favorable : volatilité des prix agricoles, nécessité d’innover en mutualisant les risques, volonté de mieux organiser le temps de travail, recherche de flexibilité... Cette coopération mérite d’être ré-identifiée dans les débats actuels, retravaillée par la coopération agricole et revalorisée auprès des pouvoirs publics et des agriculteurs. Aussi, la FNCUMA, avec le soutien de plusieurs partenaires, a organisé un colloque sur cette thématique, le 4 décembre prochain à Montrouge. Bilan

La première coopérative dédiée aux céréales bio en Ile de France

Union Bio Semences, la première usine de céréales biologiques d’Ile-de-France, a été inaugurée à Maisse, près de Milly-la-Forêt. Pour la région parisienne, c’est une étape très importante dans le développement du bio : c’est la première coopérative pouvant fonctionner à grande échelle et pouvant stocker une grande quantité de graines, avec un potentiel de développement important. En 2011, 2800 t de céréales, comme du soja, du maïs, du blé ou encore du lin, cultivées par des agriculteurs biologiques d’Ile-de-France, mais aussi de Bourgogne, de Normandie et de Picardie, y ont été triées. A terme, la production sera multipliée par dix, avec une capacité de 26000 t.