coopération agricole

Fruitières comtoises: de l’association villageoise au système productif localisé

Alain Mélo. Fédération départementale des coopératives laitières du Doubs et du Jura, Besançon, 2012.

Le poids du monde rural a été très longtemps prédominant dans notre pays, puisqu’à la veille de la Grande Révolution 85 % de la population française vivait à la campagne. Il faut attendre les années 30 pour que la France devienne un pays en majorité urbain et industrialisé, trois décennies environ après la Grande-Bretagne et l’Allemagne. La France a donc un passé agricole très ancien, et si les agriculteurs constituent aujourd’hui moins de 5 % de la population, la représentation du monde paysan reste encore très répandue dans l’imaginaire national. Sur un autre plan, le travail collectif existe en France depuis le Moyen Age, ce qui explique pourquoi la coopération s’est d’abord développée dans le monde agricole. Les formes prises par la coopération agricole ont été très diverses et largement tributaires de la région où elles se sont développées. Alain Mélo étudie minutieusement le cas des fruitières dans le Doubs et le Jura qui, apparues au xiiie siècle, restent aujourd’hui très actives. Son ouvrage se décline en cinq parties.

Coralis (coopérative laitière Ile-et-Vilaine): l'AG désavoue la direction

Dans un contexte marqué par la disparition des quotas laitiers européens et une forte volatilité des prix, les éleveurs laitiers de la coopérative bretonne Coralis opposés au conseil d’administration sortant ont remporté le vote  au cours de l’assemblée générale extraordinaire à Cesson-Sévigné. Un article de Jean-Paul Louédoc pour Ouest France

Alter-Conso : quand une coopérative esquisse l’économie et les emplois de demain

C’est une coopérative née dans la banlieue lyonnaise : Alter-Conso fournit une alimentation de qualité à plus de 700 familles tout en ayant créé huit emplois et en permettant aux agriculteurs locaux de vivre de leur travail. Un véritable laboratoire de l’entreprise et de l’économie de demain, basé sur les circuits courts, et compatible avec les défis écologiques et sociaux. Qui se développe sans le soutien et dans l’indifférence des pouvoirs publics… Un reportage de Sophie Chapelle pour Basta mag (7 mars 2013).

Vent de fronde dans les Cuma

Les représentants des Coopératives d'utilisation de matériel agricole (Cuma) manifesteront cet après-midi à Toulouse, devant la préfecture de Région. Raison de cette fronde : la direction régionale de l'agriculture les a avertis par un simple courrier électronique de la décision de suspendre cette année les prêts bonifiés pour l'achat de matériel agricole.

Le syndicat ELB attaque la coopérative Lur Berri

La coopérative Lur Berri et ELB (Euskal Herriko Laborarien Batasuna, Confédération paysanne du Pays basque) ont des vues diamétralement opposées sur l’agriculture. Ce n’est pas nouveau, mais les positions s’éloignent encore avec le scandale de la fraude sur la viande de bœuf qui ricoche du Royaume-Uni jusqu’à Aïcirits, en passant par Castelnaudary. Hier, à l’appel d’ELB, 70 éleveurs ont déployé matériel, animaux et banderoles devant le siège de la coopérative. Leur but, au-delà de l’affaire qui agite ces jours-ci l’industrie agroalimentaire : rappeler les méfaits d’une course aux prix bas dans laquelle s’est lancé Lur Berri. « Les premiers touchés par cette politique, ce sont les consommateurs et les éleveurs. Ceux qui sont censés valoriser nos productions font le contraire », dénonce Jean-Paul Duhalde, qui a pris la parole pour les manifestants. « Lur Berri est devenu une machine énorme, démentielle. À la dernière assemblée générale, on a parlé des résultats et du chiffre d’affaires qui a doublé, mais pas des prix payés aux producteurs ! » Le constat est pour eux très simple : la coopérative s’enrichit et les paysans s’appauvrissent.

Coopérative laitière Coralis (Ille et Vilaine): la fronde des producteurs

Les mines sont graves devant la coopérative Coralis de Cesson-Sévigné (Ille et Vilaine). Près de 200 salariés ont débrayé, hier à 14 h. Et une centaine de producteurs de lait sur les 700 de Coralis ont déposé une pétition signée par 800 adhérents de la coopérative. Dans un contexte de crise au sein de la filière du lait, les éleveurs demandent la convocation d'une assemblée générale extraordinaire. « Il y a clairement une rupture de la base avec le conseil d'administration », explique Jean-Yves Roussel, éleveur et adhérent à Coralis.  

Un collectif de producteurs quitte la coopérative Téranéo

Ils s'appellent Christophe Olivier, Marcel Bo, Manuel Gonzalez ou encore Jacques Fabre. Ils sont arboriculteurs à Ille, à Prades et à Néfiach. Et, depuis des années, ils adhèrent au groupe Téranéo. Lequel est implanté sur Saint-Hippolyte, mais également sur Prades et Ille, au travers des entités La Paysanne et La Jardinière. Pour ces producteurs l'heure est pourtant venue de quitter leur structure : "Ce n'est ni sur un coup de tête, ni de gaieté de cœur que nous prenons cette décision.

Viande de cheval : comment la coopérative basque a dérivé

Entré chez Lur Berri à 18 ans, Sauveur Bacho a vu une « coopérative au service des agriculteurs » gagnée par la folie des grandeurs et l’appel de la finance internationale.Depuis que l’affaire Findus a éclaté, même le Times et la BBC ont appelé le maire de la petite commune d’Arbérats, dans sa maison basque sur la colline. Entre les piles de journaux, les meubles en bois foncé et le feu de cheminée, le retraité reste précis, factuel, prudent. Il savoure sans jubiler. Sauveur Bacho a été durant plus de trente ans le leader syndical de la coopérative Lur Berri, qui possède Spanghero, au cœur du scandale sur la viande de cheval.