coopération agricole

L'insécurité alimentaire au Forum social : le rôle décisif des coopératives

"La FAO doit pouvoir compter sur les partenaires clés que constituent des coopératives et des organisations de producteurs fortes afin d'éliminer la faim dont souffrent quelques 925 millions de personnes et de répondre aux nombreux défis auxquels notre monde fait face aujourd'hui». C'est le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), José Graziano da Silva qui, le 24 janvier , reconnaissait ainsi le rôle des coopératives agricoles dans la lutte contre l'insécurité alimentaire dans le monde. Il participait au Forum social 2012 de Porto Alegre (Brésil) dont les slogans, « Contre le capitalisme » et « Pour la défense de l’environnement » annoncent la tonalité générales des travaux préparatoires au Sommet des peuples sur le climat et le développement durable de Rio, qui aura lieu en juin. 

Observatoire des métiers de la coopération agricole

L’Observatoire des métiers de la coopération agricole, piloté par Coop de France et les organisations syndicales de salariés, présente en ligne une cartographie des métiers de la Coopération agricole (10 branches professionnelles de la coopération agricole, soit près de 100 000 salariés) ; le répertoire des emplois et des compétences (constitué de 73 fiches emplois) et plusieurs études statistiques les deux années passées.

www.metiers-cooperation-agricole.fr

 

La FNCUMA salue « un signe en faveur de l’investissement collectif » dans la réforme de la PAC

La Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCUMA) publie un communiqué le 17 octobre dans lequel elle salue les projets de la commission européenne pour la prochaine PAC et la possibilité de majorer le taux de soutien de 20% pour les projets d’investissements collectifs. « Ceci va dans le sens d’une mutualisation des moyens de production que nous défendons et qui permet d’accroître la compétitivité des exploitations par la baisse des coûts de production. De plus, soutenir un projet collectif, c’est soutenir plusieurs agriculteurs sur un seul investissement, c’est donc un euro de subvention plus efficient ! »

LES COMPORTEMENTS OPPORTUNISTES DANS LA COOPÉTITION Le cas de l’Union nationale des coopératives d’élevage et d’insémination animale

Dans la vie des affaires, il est de plus en plus fréquent d’assister à des alliances apparemment contre nature avec des concurrents, lorsqu’il est nécessaire d’unir les forces pour développer un avantage compétitif à l’ échelle collective. Pour une entreprise, cette coopétition (coopération entre concurrents) est paradoxale, car elle vise à renforcer la performance avec l’aide des concurrents, pour essayer ensuite de gagner des parts de marché à leur détriment. La coopétition repose ainsi sur le transfert de compétences et sur la mutualisation des ressources technologiques, avec le risque que ce partenariat soit exploité de façon opportuniste lorsque la concurrence reprend ses droits. L’objectif de l’article vise justement à examiner cette question, à savoir comment une firme construit et préserve un avantage compétitif en collaborant avec ses concurrents, sans que cet avantage collectif soit finalement remis en question par des stratégies opportunistes. Pour répondre à cette question, nous traiterons du cas de l’Union nationale des coopératives agricoles d’élevage et d’insémination animale (Unceia).

Numéro de revue: 
322
Année de publication: 
2011
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Auteur(s): 
Christophe Assens

Coopération agricole: le groupe Agrial contraint de revenir sur un grand principe de la coopération

La coopérative Agrial a reçu, mi-octobre, le feu vert de l’autorité de la concurrence pour le rachat complet des activités de sa consœur bas-normande Elle-et-Vire. Une reprise soumise à conditions : Agrial est contrainte d’abandonner l’engagement d’activité commerciale jusqu’alors imposé aux producteurs laitiers. La concentration des structures commence ainsi à ébranler les principes fondamentaux de la coopération.

Les coopératives agricoles françaises renforcent leur position en Europe

Selon l'étude de PwC dédiée aux coopératives agricoles en Europe, les groupes coopératifs agricoles français sont devenus des acteurs majeurs du secteur agro-alimentaire européen. Avec huit coopératives dans le top 20 européen des coopératives agricoles, la France devient le pays le plus représenté au sein de ce classement. Particulièrement actives dans leur développement, les coopératives françaises se distinguent par leur caractère polyvalent et se heurtent à la concurrence internationale des coopératives spécialisées en Europe. Les tendances de consolidation et d'internationalisation s'accélèrent et incitent les coopératives à clarifier leurs choix stratégiques pour accélérer leur développement. Ces choix portent des dimensions financière, humaine, technique et managériale. 

Coopération agricole : fusion annoncée de Nouricia et Champagne Céréales

Les coopératives Nouricia (3000 agriculteurs) et Champagne Céréales (8.200 agriculteurs annoncent dans un communiqué commun du 7 septembre leur intention de se rapprocher afin de créer « un groupe agro-industriel puissant ». Les deux groupes coopératifs « ambitionnent par ce modèle innovant de créer et de capter davantage de valeur ajoutée, et de saisir toutes les perspectives offertes au monde agricole pour permettre un développement durable des exploitations ».

Au sommaire de la dernière livraison du Ciriec-Espagne, Revue de l'économie publique, sociale et coopérative

CIRIEC-España, revista de economía pública, social y cooperativa, nº 70, abril. 2011, ISSN impreso: 0213-8093, ISSN online: 1989-6816

Les citoyens face à la réglementation européenne des services publics : une évaluation du cas de l’Espagne (Judith Clifton; Daniel Díaz-Fuentes ; Marcos Fernández-Gutiérrez y Julio Revuelta)

Vers de nouveaux rapports du développement agricole au territoire. Agir ensemble pour devenir autonomes

Cet article questionne la territorialisation des actions de développement agricole local. Deux projets sont comparés : l’association des éleveurs des vallées angevines et la construction d’une presse à huile végétale pure au sein d’une coopérative d’utilisation de matériel agricole (Cuma) départementale. Ces deux projets revendiquent une certaine démarche de qualité agricole fondée sur des pratiques de production et un fonctionnement collectif, sans toutefois s’inscrire dans les labellisations officielles reconnues. Ils sont fortement déterminés par une volonté locale d’autonomie agricole et de relocalisation de valeur ajoutée. Pour autant, ces projets présentent deux itinéraires divergents de construction territoriale de l’action de développement : préconstruit des zonages environnementaux et périmètre contraint, d’une part, et co-construction territoriale, d’autre part. Ces dynamiques territoriales résultent des effets conjugués des institutions locales ou agricoles et de l’inscription des acteurs engagés dans des réseaux sociaux locaux. Dans cet article, nous montrons comment les porteurs de projets locaux contribuent à transformer le paysage institutionnel du développement agricole en mettant en place des partenariats originaux sur le territoire.

Numéro de revue: 
320
Année de publication: 
2011
Fichier attachéTaille
PDF icon recma320_099115.pdf670.45 Ko
Auteur(s): 
Geneviève Pierre et Bertille Thareau