banque coopérative

Les fondements théoriques des coopératives de crédit

Les coopératives de crédit sont des institutions bancaires développées au cours des xixe et xxe siècles comme des banques locales qui desservent des catégories sociales ayant des difficultés d’accès au financement. Avec cet article, nous proposons d’analyser leur rôle dans le cadre d’extraits de la pensée des économistes du XIXe siècle comme Léon Walras, Marshall, Mill, Pareto et Say. A l’instar des associationistes du début du siècle, ces derniers attribuaient un rôle double aux coopératives de crédit: politique, en permettant l’accès à la propriété privée des classes modestes pour limiter les projets révolutionnaires, et économique, en contribuant au développement économique par l’épargne et le crédit. Sans que la coopération constitue un élément particulièrement privilégié de leur analyse, le peu qui a été dit sur les coopératives suffit à expliquer leur rôle dans une économie capitaliste.

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
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PDF icon recma330_027042.pdf2.2 Mo
Auteur(s): 
Nazik Beishenaly

Une banque coopérative en Israël?

Israël a une forte tradition coopérative (actualité des Kibboutz Recma n°320 et 321, sur les coop. de transport ) , mais ne compte plus de banques coopératives depuis 1957. La contestation sociale de l’été 2011 aura peut-être comme conséquence en la matière la création d'une banque coopérative. Ofek doit trouver les 30 000 premiers clients (particuliers et PME) qui en détiendront la propriété collective. Chaque client devra effectuer un dépôt minimal de 3 000 shekels (625 euros), ce qui permettra à la banque de se constituer un capital propre d’environ 100 millions de shekels (21 millions d’euros).

Banques coopératives... toujours coopératives ?

Dossier « banques coopératives » du numéro 317 de Banques & stratégie (septembre 2013). S’il est communément admis que les banques coopératives ont bien supporté la dernière crise financière, le dossier questionne ce point d’évolution optimal vraisemblablement atteint au-delà duquel l’hybridation du modèle coopératif vers un modèle de banque commerciale classique fait peser des risques nouveaux sur ces groupes (Jean-Noël Ory). Le fonctionnement de ces banques, notamment leur entrée en bourse, est il toujours en adéquation avec les valeurs qu’elles affichent ?

Desjardins : fronde dans les caisses locales

"Depuis le début de l'année, une soixantaine de points de service et de guichets ont été fermés au sein des caisses Desjardins. Nicole Racine, éleveuse de chiens bouviers bernois dans la région de Trois-Rivières, a convaincu plus de 800 membres de la caisse Desjardins Godefroy de réclamer une assemblée générale extraordinaire . Le but est d'amender le règlement de la caisse pour faire en sorte que le pouvoir de fermer ou d'ouvrir un point de service ou un guichet automatique relève dorénavant des membres réunis en assemblée. Actuellement, le pouvoir relève du conseil d'administration, comme l'ensemble des activités courantes d'une caisse".

Rentabilité modeste pour les banques coopératives en 2013 ?

En 2013, la rentabilité opérationnelle des banques coopératives risque de rester modeste, selon une étude publiée par Fitch en août 2013 et intitulée « French cooperative banks: peer review ». L’agence de notation constate que les groupes bancaires coopératifs français tels que Crédit agricole, groupe BPCE et CM11-CIC mènent une stratégie peu risquée et axée sur les volumes, s’exposant ainsi ai risque de marges faibles. Source : Agefi

Finance solidaire et système financier : une approche historique

La finance solidaire suscite un regain d’intérêt dans le contexte de crise actuelle, et elle est présentée comme une réponse innovante. Or ce constat est à nuancer. Depuis le xixe siècle et aujourd’hui encore, en France, la finance solidaire développe une offre de financement complémentaire du fait des transformations de la régulation financière. Cette complémentarité par rapport au système financier conventionnel est-elle simplement un palliatif aux dysfonctionnements ou constitue-t-elle une réelle alternative dans les relations financières entre les emprunteurs et les intermédiaires financiers et dans l’organisation du système ? Par une approche historique comparée, nous montrons la permanence de la finance solidaire, tout en soulignant les formes de continuité et de discontinuité. Dès lors, nous discutons des rapports entre la finance solidaire et le système financier conventionnel, entre inclusion financière et transformations des règles.

Numéro de revue: 
329
Année de publication: 
2013
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PDF icon recma329_065078.pdf732.9 Ko
Auteur(s): 
Amélie Artis

Coopératives financières: un pari sûr en période de crise

Une étude de l'OIT, intitulée Resilience in a downturn: The power of financial cooperatives (Résister à la récession: le pouvoir des coopératives financières), affirme que les banques détenues par leurs clients ont été plus stables et plus efficaces que les grandes banques traditionnelles.  Le terme de «coopérative financière» est un terme générique qui englobe les banques coopératives, les caisses de crédit mutualistes et les sociétés de crédit immobilier, ainsi que les banques qui sont détenues par des coopératives d’agriculteurs ou de consommateurs. Elles ont toutes en commun d’être des banques appartenant à leurs clients.

Les Caisses régionales de Crédit Agricole premier financeur des territoires

Avec près de 400 milliards d’encours de crédit en 2012, chiffre en progression de 1,4% en dépit d’une situation économique difficile, les Caisses régionales jouent pleinement leur rôle de premier financeur des territoires. Leur collecte a progressé également (+5,9%),s’établissant à près de 575milliards d’euros. Hors impact des dividendes en provenance de Crédit Agricole SA, dont elles détiennent plus de la majorité du capital, leur résultat net aprogresse de 10,5%. Commentant ces chiffres, le président de la Fédération, Dominique Lefebvre, a fait remarquer que l’exploitation des Caisses était performante, dégageant des résultats récurrents trèslargement conservés ce qui leur permet de continuer à investir et à accompagner les projets de leurs clients. 

Les groupes bancaires coopératifs remodèlent leur capital

Une perte historique, pas de dividende pour la deuxième fois, l'engagement de convertir le prochain en actions : les caisses régionales du Crédit Agricole avalent bien des couleuvres depuis 2008. Après avoir recapitalisé Crédit Agricole SA (CASA), le véhicule coté dont elles détiennent 56,3 % du capital via la SAS Rue La Boétie (RLB), puis dépêché à sa tête leurs représentants pour faire le ménage, elles veulent donner une image positive de leur groupe. Mais sa réalité n'est pas simple, avec ce jeu de participations croisées qui permet à CASA d'enregistrer 25 % des résultats des caisses régionales dont il détient une partie du capital à travers des certificats coopératifs d'investissement (CCI). Ce montage a inspiré le groupe BPCE, créé pour sauver Natixis, la filiale cotée commune à Banque Populaire et Caisse d'Epargne. Aujourd'hui, la donne est différente. Les deux maisons mères vont racheter les 20 % de leur propre capital détenu par Natixis sous forme de CCI, pour 12,1 milliards d'euros. François Pérol, président du directoire de BPCE, entend ainsi clarifier la nature de cette banque de gros. Un article de Virginie Deneuville et Sylvie Guyony le 28/02/2013 pour L'AGEFI Hebdo

New B : syndicats, ONG, entreprises sociales fondent une nouvelle banque coopérative en Belgique

Une cinquantaine d'organisations sociales annoncent le lancement imminent de "New B", une nouvelle banque coopérative qui se veut "transparente" et "sobre". Syndicats, ONG, organisations à but social et environnemental: ils sont une cinquantaine à avoir uni leurs efforts pour mettre sur pied une nouvelle banque coopérative.