Timothée Duverger

Retour sur le séminaire « Histoire de la coopération : expériences et pratiques »

Les trois journées sur l’histoire de la coopération organisées par le Centre Georges-Chevrier de l’Université de Bourgogne les 19 octobre 2017 (« Travailler en coopérative »), 8 février 2018 (« Échec et pérennisation des expériences coopératives ») et 15 novembre 2018 (« Coopératives et modernisation ») ont tenu toutes leurs promesses. Leur ambition était de décaler le regard pour privilégier une approche sociale, voire anthropologique, de la coopération, en insistant sur les pratiques des acteurs plutôt que sur l’histoire des institutions.

Un tournant décisif

Les praticiens, chercheurs, militants et partenaires de l’économie sociale et solidaire vivent une période privilégiée. Rarement l’ESS, en effet, aura connu une telle effervescence. Elle vit un tournant de son histoire d’une importance telle qu’il n’en a existé que trois dans son histoire bicentenaire.

Penser la gouvernance et ses nouveaux outils

Gouvernance et ESS. En rapprochant ces deux termes lors de son 28 e colloque, qui s’est tenu le 9 octobre 2018, l’Addes (Association pour le développement des données sur l’économie sociale) s’est intéressée à l’une des spécificités des entreprises de l’ESS mise en exergue dans l’article 1 de la loi sur l’ESS de juillet 2014 : la gouvernance démocratique. À l’instar de ses colloques précédents,  celui-ci a témoigné de l’état des réflexions critiques du moment sur l’économie sociale. Au moins trois thématiques s’en sont dégagées.