Base doc

Démocratiser l’économie

Hugues Sibille, Tarik Ghezali, Grasset, 2010, 138 pages

Dans leur ouvrage consacré à la démocratisation de l’économie, Hugues Sibille et Tarik Ghezali (1) s’attaquent à une question récurrente dans notre histoire sociale : la démocratie économique, question familière aux praticiens et analystes de l’économie sociale et solidaire. Contrairement au discours des économistes qui réclament un retour de la régulation publique, ils affirment une conviction forte : la sortie de crise « ne sera pas keynésienne ». Ce ne sera pas une économie mixte mais une économie plurielle qui nous permettra de sortir des dégâts opérés par les dérégulations. Dans ces nouvelles « régulations citoyennes et entrepreneuriales » (p. 10), les sociétés de personnes devraient jouer un rôle important pour contrebalancer le pouvoir des actionnaires et des managers qui a conduit à la financiarisation de l’économie. La perspective d’une plus forte valorisation de la coopération est séduisante mais l’argumentation n’est pas dénuée d’ambiguïtés.

Gouvernance des biens communs, pour une nouvelle approche des ressources naturelles

Elinor Ostrom, 1990, trad. française 2010, Editions De Boeck.

La pensée économique dominante conclut, au mieux, à l’inefficacité économique de « l’action collective […] des individus utilisant des ressources communes », au pire, à l’épuisement de ces biens communs, à moyen ou long terme. Il en ressort une alternative politique : la privatisation de ces biens (acteurs individuels ou firmes) ou leur contrôle par l’Etat (contrôle direct, nationalisation, ou indirect, régulation extérieure de l’action). Dans son ouvrage, Gouvernance des biens communs (dont sont tirées les citations de cette note), Elinor Ostrom (« Nobel » d’économie 2009) critique tant les modèles « métaphoriques » à la source de cette vision pessimiste, qui culmine dans la « tragédie des biens communs » (Garret Hardin), que les solutions qui s’inscrivent dans l’alternative Marché-Etat. S’appuyant sur ses propres travaux et enquêtes sur le terrain, comme sur les données d’autres auteurs, Ostrom met en avant les solutions « de l’auto-organisation et de l’auto-gouvernance dans les situations de ressources communes ». Solutions pragmatiques, efficaces et durables dans suffisamment de cas pour que l’auto-organisation apparaisse non pas comme une utopie politique mais comme une pratique d’action collective qui répond à une large palette de problèmes économiques.

2001 Porto Alegre – 2011 Dakar : 10 ans de Forum social mondial

Rendez-vous des alter-mondialistes le Forum social mondial (FSM) a été organisé en 2001 pour faire contrepoids au Forum économique de Davos en réunissant des acteurs de la société civile du Nord et du Sud autour d’un espoir « un autre monde est possible ». Depuis 2001 les Forums sociaux qui se sont succédé ont eu pour but de réunir un grand nombre d’acteurs hors champ du capitalisme, activer et consolider de nouveaux réseaux et, plus difficile, lancer des initiatives.

Auto-organisation

Formations "La gouvernance dans l'ESS, responsabilité et participation": Lille 14 septembre

Rencontres formatives transfrontalières de l’économie sociale et solidaire organisées par la CRESS Nord-Pas de Calais et Concertes dans le cadre du programme transfrontalier « DESIR ». 4 journées de formation, animées par un spécialiste français ou belge et illustrées par des témoignages d’acteurs de terrain. Pour les cadres salariés et bénévoles des structures et entreprises de l’ESS de Wallonie et du Nord-Pas de Calais. Et pour celles et ceux, étudiants, chercheurs,…qui souhaitent approfondir les questions de gouvernance dans l’ESS.

"Accompagner les petites et moyennes associations employeurs" Guide pratique

Un référentiel de pratiques à l’usage des acteurs du soutien, vient de paraître. Partageant une vision commune sur les enjeux de l’emploi associatif, l’Avise, Chorum, la CPCA, l’USGERES, le Crédit Coopératif et le RNMA ont initié, en 2008, une démarche en vue d’appuyer le soutien et l’accompagnement des petites et moyennes associations employeurs. De là est née l’idée d’outiller les opérateurs de l’accompagnement en leur fournissant un référentiel visant à améliorer leurs pratiques au quotidien.

Sécurisation des parcours professionnels dans l’économie sociale

Après plus d’un an de négociation, l’Union de Syndicats et Groupements d’Employeurs Représentatifs dans l’Economie Sociale (Usgeres) a signé le 15 janvier 2011, un accord sur les parcours d’évolution professionnelle dans l’économie sociale avec trois confédérations syndicales de salariés (la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC). Cet accord est le premier accord d’application de l’Accord national du 22 septembre 2006 sur la formation professionnelle tout au long de la vie dans l’économie sociale [1], étendu le 1er août 2010.

L’Usgeres et le CNCRES renforcent leur coopération pour développer et valoriser l’économie sociale dans les territoires

L’Usgeres (Union de Syndicats et Groupement d’Employeurs Représentatifs dans l’Economie Sociale) et le CNCRES (Conseil National des Chambres Régionales de l’Economie Sociale) ont signé le 17 mars un protocole de coopération afin de promouvoir les modes d’entreprendre de l’économie sociale et d’articuler leurs positions sur le développement de la fonction employeurs dans les territoires.