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Les coopératives de commerçants. Le renouvellement des adhérents et l’ouverture internationale

Les termes de groupement ou de commerce associé sont, dans ce champ, utilisés plus fréquemment que celui de coopérative de commerçants. En effet, les groupements à statut coopératif unique ou dominant représentent 80 % des groupements qui s’appuient sur une participation égalitaire des commerçants. Ces groupements d’indépendants se sont imposés comme une véritable alternative face aux enseignes du commerce intégré. L’article analyse quelques enjeux importants pour le développement des coopératives de commerçants et la pérennisation des réseaux : réussir la transmission d’entreprises, soutenir le financement des adhérents et assurer une ouverture à l’international.

Numéro de revue: 
307
Année de publication: 
2008
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307_078086.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Fanny Ponsot

L’Université coopérative européenne (UCE)

Ce dossier est consacré à l’Université coopérative européenne (UCE), qui se définit comme un réseau européen de coopération, de recherche et de formation pour l’économie sociale et solidaire (1). « L’UCE vise à mutualiser, développer et valoriser les pratiques coopératives par la construction de connaissances transmissibles aux bénévoles, militants et professionnels de l’économie sociale et solidaire en vue d’améliorer l’action individuelle et collective » (charte de l’UCE ). Ce dossier associe trois contributions.

Jean-François Draperi, ancien collaborateur d’Henri Desroche au Collège coopératif (Paris) et à l’Université coopérative internationale, a participé au premier programme Leonardo, qui faisait l’état des formations en économie sociale en Europe. Il revient sur les antécédences de l’UCE, en particulier sur ce qui la relie et en même temps la distingue des projets conçus par Henri Desroche. La question soulevée est celle de la conception d’un lieu de production de savoirs et de pédagogie coopérative spécifiques à l’économie sociale. Il existe bien un patrimoine insuffisamment valorisé.

Maurice Parodi, président du Collège coopératif Provence-Alpes-Méditerranée (Paca) et ancien président du Réseau des hautes études des pratiques sociales (Rheps), présente le projet de l’UCE et ses réalisations. L’un des apports les plus importants est la transposition des principes coopératifs dans un dispositif pédagogique. Mutualiser les savoirs pour les partager est au coeur du projet, ce qui s’est concrétisé par la mise en place d’un centre-ressources sur le site de l’UCE. Ce centre-ressources s’adresse aux formateurs d’entrepreneurs de l’ES. L’UCE parvient ainsi à allier pédagogie coopérative et formation à distance.

Alain Penven, directeur du Collège coopératif en Bretagne, développe la dimension réseau de l’UCE. Cette présentation du réseau UCE met en valeur l’émergence d’une communauté de formateurs et d’accompagnateurs coopératifs. Ce n’est pas le moindre effet de l’UCE que de provoquer l’apprentissage coopératif des personnes qu’elle associe. On a souvent souligné que l’économie sociale et la coopération ne sont pas suffisamment enseignées dans les cursus universitaires classiques. Un peu dispersé, l’enseignement sur l’économie sociale était souvent tributaire de l’engagement militant d’enseignants chercheurs, dans des disciplines et des universités différentes. Il manquait un réseau, à la fois transdisciplinaire et transnational, qui renforce ces initiatives et donne de la visibilité aux enseignements sur la coopération. C’est la raison pour laquelle la Recma est heureuse de mettre en avant une initiative qui fédère les lieux de formation à l’économie sociale. 

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
Auteur(s): 
Jean-François Draperi

Un réseau de formateurs en économie sociale

Alain Penven, directeur du Collège coopératif en Bretagne, développe la dimension réseau de l’UCE. Cette présentation du réseau UCE met en valeur l’émergence d’une communauté de formateurs et d’accompagnateurs coopératifs. Ce n’est pas le moindre effet de l’UCE que de provoquer l’apprentissage coopératif des personnes qu’elle associe.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_037040.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Penven A.

Travailler dans un monde de bénévoles : contraintes et limites de la professionnalisation dans les clubs sportifs

Historiquement structurées autour des logiques de l’engagement, les associations sportives, à l’instar de l’ensemble du secteur associatif, sont traversées par un processus de professionnalisation. Au-delà des tendances effectives et des chiffres qui attestent un accroissement quantitatif de l’emploi dans les clubs sportifs, cet article propose une analyse des conditions d’exercice de l’activité des salariés et des stratégies qu’ils développent dans un contexte associatif sportif fortement marqué par l’éthos bénévole. En effet, bastion d’une tradition sportive qui perdure – malgré la forte diversification des structures et des logiques à l’oeuvre dans le monde associatif sportif – et conforté par un rapport de force qui, lui, est très favorable, le bénévolat sportif impose ses règles et sa doxa à l’espace du sport associatif et aux acteurs qui y travaillent, déterminant leurs conditions et leurs identités professionnelles.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_078091.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Falcoz M., Walter E.

La crise financière de l’été 2007 : quelques réflexions pour les banques coopératives

Cet article analyse les mécanismes de la crise financière de l’été 2007 et cherche à en tirer quelques enseignements pour les banques coopératives. La crise apparaît comme la conséquence d’un développement excessif des prêts immobiliers à risque, développement excessif qui a été facilité par la titrisation. L’auteur, banquier coopératif, souligne l’affaiblissement du lien prêteur-emprunteur que permet le processus de titrisation, ainsi que le rôle des agences de notation. Il s’interroge enfin sur le rôle des banques coopératives dans les mécanismes financiers décrits et sur la possibilité pour celles-ci de tirer profit de la situation des marchés.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_041046.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Valentin P.

Adhésion associative et positions sociales : l’adhésion associative des ouvriers-employés

A partir de l’enquête Insee « Vie associative » de 2002, cet article vise à repérer au sein des catégories des ouvriers et employés les facteurs sociologiques contribuant à l’adhésion à une association. Il permet également de saisir les similitudes et les différences dans les motifs d’adhésion entre les ouvriers-employés et les cadres supérieurs selon le moment dans le cycle de vie. Entre autres facteurs, la situation économique et la situation professionnelle, qui ne sont pas sans rapport avec les ressources culturelles, influent sur les aspirations à être dans le monde associatif. Pour saisir les motifs d’adhésion en tenant compte du critère de l’âge, les auteurs proposent deux indices visant à mesurer pour l’un le cadre social de l’action de l’association (indice de socio-dépendance), pour l’autre l’orientation de l’action des adhérents (indice de motivation collective). Parmi les personnes les plus âgées (55-74 ans), si les ouvriers-employés justifient leur adhésion par la recherche d’une proximité relationnelle, les cadres semblent moins à la recherche du lien social comme finalité.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_047064.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Thalineau A., Morel G., Nowik L.

Les services d’aide à domicile, entre régulations publiques et stratégies de développement autonomes

A partir des années 70, la fourniture des services d’aide à domicile est fondée sur une logique de spécialisation en fonction des besoins exprimés par des publics différents. On distingue alors deux types d’organismes clairement séparés: l’aide ménagère auprès des personnes dépendantes et l’aide à domicile aux familles en difficultés sociales. Actuellement, ces organismes diversifient leurs services et leurs publics et tendent à devenir polyvalents. Cet article, qui s’appuie sur des enquêtes réalisées en 2005 et 2006, cherche à identifier les facteurs à l’origine de cette évolution, qui concerne plutôt le secteur non marchand. L’auteur aborde ainsi l’impact du facteur économique, en mettant l’accent sur l’ouverture de l’activité à la concurrence et sur l’évolution de la demande. Puis il met en exergue le rôle de la régulation publique. La réglementation de l’offre est en particulier marquée par l’instauration récente du régime de l’autorisation. L’article montre aussi comment les régulations locales peuvent reconfigurer l’offre locale de ces services.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_065077.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Messaoudi D.

L’Université coopérative européenne en perspective

Jean-François Draperi, ancien collaborateur d’Henri Desroche au Collège coopératif (Paris) et à l’Université coopérative internationale, a participé au premier programme Leonardo, qui faisait l’état des formations en économie sociale en Europe. Il revient sur les antécédences de l’UCE, en particulier sur ce qui la relie et en même temps la distingue des projets conçus par Henri Desroche. La question soulevée est celle de la conception d’un lieu de production de savoirs et de pédagogie coopérative spécifiques à l’économie sociale. Il existe bien un patrimoine insuffisamment valorisé.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_014021.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Draperi J.-F.

L’UCE : la pédagogie coopérative en actes

Maurice Parodi, président du Collège coopératif Provence-Alpes-Méditerranée (Paca) et ancien président du Réseau des hautes études des pratiques sociales (Rheps), présente le projet de l’UCE et ses réalisations. L’un des apports les plus importants est la transposition des principes coopératifs dans un dispositif pédagogique. Mutualiser les savoirs pour les partager est au coeur du projet, ce qui s’est concrétisé par la mise en place d’un centre-ressources sur le site de l’UCE. Ce centre-ressources s’adresse aux formateurs d’entrepreneurs de l’ES. L’UCE parvient ainsi à allier pédagogie coopérative et formation à distance.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_022036.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Parodi M.

Fondements d’un nouveau paradigme coopératif : quelles incitations pour les acteurs clés ?

L’auteur poursuit la présentation de ses travaux d’exploration d’un « nouveau paradigme coopératif ». De l’émergence de ce nouveau paradigme (Recma, n° 275-276) à son implantation (Recma, n° 295), il nous avait montré l’enjeu, pour la coopérative, de mettre en oeuvre des pratiques cohérentes qui soutiennent la loyauté des employés et des clients-membres. Dans cet article, il se place du côté des acteurs clés que sont les gestionnaires et les clients-membres pour identifier ce qui peut les inciter à investir le modèle coopératif, au-delà de la seule dimension idéologique. L’intérêt des gestionnaires pour un modèle centré sur la loyauté est approché à partir des éléments d’une base de données regroupant cinquante et une caisses Desjardins. C’est le lien entre loyauté et performance en contexte coopératif qui est ainsi illustré. L’analyse des motivations du client-membre s’appuie sur une enquête conduite en 2005 auprès de quatre coopératives participant à une recherche-action, deux caisses Desjardins et deux coopératives agricoles d’approvisionnement. En soulignant la place centrale des pratiques d’affaires, elle permet de mettre en perspective les incitations à coopérer et à participer générées par une gestion de la loyauté.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_072091.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Côté D.

La création d’entreprise dans l’économie sociale : le rôle des grands acteurs du secteur

Cet article appréhende l’économie sociale dans sa définition la plus large, qui repose sur l’idée de la résolution du conflit entreprise-société par l’entrepreneuriat et au sein de l’économique. La création d’entreprises nouvelles apparaît donc comme un enjeu stratégique. Cependant, au sein même de l’économie sociale comme dans sa relation à la société naissent des tensions qui affectent sa capacité à se développer et à se régénérer, en particulier par la création de nouvelles entités actualisant ses principes et ses valeurs en réponse à des besoins sociétaux. Après avoir analysé les freins à la création d’entreprise, qu’ils soient internes ou externes à l’économie sociale, l’auteur identifie certaines actions à mener pour faire mieux connaître et reconnaître l’économie sociale et pour favoriser l’émergence d’entrepreneurs sociaux et leur accompagnement. Nourri par les travaux du séminaire d’application de la chaire « Entrepreneuriat social » de l’Essec en 2004 (**), l’article souligne notamment l’importance de l’investissement méthodologique en matière de création.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_008031.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Sibieude T.

Changer d’échelle : vers une typologie des stratégies d’expansion géographique des entreprises sociales

Développer des initiatives sociales réussies sur de nouveaux territoires constitue un enjeu stratégique important pour les entrepreneurs sociaux. Au travers de l’étude approfondie des stratégies d’expansion géographique de vingt et une organisations à vocation sociale, cet article propose une typologie des modèles de développement utilisés par ces organisations, identifiant quatre modèles, caractérisés par des degrés de contrôle et d’ancrage local divers : développement par « dissémination », développement par « essaimage souple », développement par « essaimage en franchise » et développement « centralisé ». Des porteurs de projet au financement, des liens juridiques et financiers à la gouvernance, les caractéristiques stratégiques et organisationnelles des différents modèles sont présentées. Les auteurs identifient également les principaux déterminants stratégiques qui permettent de guider les entrepreneurs sociaux dans leur choix pour l’un ou l’autre de ces modèles.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_032048.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Pache A.-C., Chalencon G.

La récupération d’entreprise en Argentine et en Uruguay : syndicats et coopératives face à de nouveaux défis

Cet article s’intéresse au processus de récupération d’une entreprise par ses salariés sous la forme d’une coopérative de travail. Confrontés à la faillite de nombreuses entreprises dans un contexte de crise économique et sociale, l’Argentine et l’Uruguay ont vu se développer le phénomène, particulièrement à la fin des années 90. Si les travailleurs cherchent à sauver leur emploi, la nouvelle organisation implique pour eux de nouvelles responsabilités. Quant au mouvement syndical, sa position peut se révéler très différente d’un pays à l’autre. Basés sur une étude de cas et le recueil de témoignages, les résultats présentés ici montrent des situations contrastées entre l’Argentine et l’Uruguay. Entre défiance et soutien actif, dans le processus de récupération lui-même, puis dans la gestion de la coopérative, le rôle des syndicats fait l’objet d’une analyse approfondie. Si le succès de la récupération d’entreprise reste une gageure, il repose en partie sur une évolution des représentations individuelles et collectives des relations sociales.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_061071.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Marti J. P.

Coopérativisme, agriculture familiale et territoire : analyse de cas de coopératives au Brésil et en France

Dans le contexte de la mondialisation et de la flexibilisation de la production, le coopérativisme est-il capable de répondre aux exigences actuelles en termes d’organisation de travail et d’adéquation à la compétitivité des marchés ? Quels sont les impacts au niveau du renforcement du capital social et des effets levier pour les territoires locaux ? Ce sont les questions auxquelles tente de répondre cet article, à partir d’une analyse de cas de coopératives agricoles du Nord-Est brésilien et de la région française du Languedoc-Roussillon. Il apparaît que les coopératives agricoles sont soumises à des tensions communes dans les filières. Différentes stratégies entrepreneuriales adoptées aux niveaux interne et externe sont identifiées, telles que la recherche de partenariats, une démarche de certification ou la diversification de l’offre, montrant que le coopérativisme est à même de répondre aux défis de contextes économiques et sociaux bien distincts.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_050060.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Pires M. L.

Management, participation et santé des salariés : des médecins et des salariés parlent

La présence de pratiques participatives et l’ouverture de la direction de l’entreprise au dialogue social génèrent un climat qui n’est pas sans effet sur la santé des travailleurs. Si l’étude présentée ici a retenu le critère de la gouvernance effective de préférence au statut juridique de l’entreprise, il n’est pas surprenant qu’au titre des entreprises sélectionnées dans la catégorie des « participatives » figurent des Scop. L’article montre d’abord dans quelle mesure une gestion autoritaire des ressources humaines et un mauvais climat social ont un impact sur la santé des travailleurs, notamment dans le registre des pathologies à composante anxio-dépressive. La question de la reconnaissance apparaît, une fois de plus, centrale. Les auteurs s’attachent aussi à distinguer les particularismes des entreprises coopératives. Au-delà de progrès humains et sociaux suggérés, le poids économique d’enjeux minimes à l’échelle microéconomique de l’entreprise atteint une importance tout autre à l’échelle nationale. A condition que les professionnels de santé en saisissent la singularité, le secteur de l’économie sociale instituée peut s’avérer un bon révélateur pour l’orientation des politiques publiques dans un contexte de globalisation.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_076096.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Guiol P., Munoz J.

Quelle(s) responsabilité(s) pour les finances solidaires ?

L’idée de responsabilité sociale est associée à une notion d’éthique, qui formalise des valeurs, des normes, des repères au travail, liés au développement durable. En d’autres termes, cela signifie que toute organisation économique doit prendre en compte l’impact à la fois économique, social et environnemental de ses activités pour les rendre compatibles avec le développement durable. Interroger la responsabilité ne semble pas aller de soi ni chez les acteurs ni chez les théoriciens des finances solidaires, alors qu’elle est dominante dans le champ de l’investissement socialement responsable (ISR), c’est-à-dire des fonds éthiques et de l’activisme actionnarial. La responsabilité des finances solidaires contemporaines correspondrait-elle à celle de la finance socialement responsable, en introduisant des critères non financiers de gestion d’actifs, ou bien serait-elle « autre »? Les finances solidaires auraient-elles la responsabilité d’un développement socialement soutenable? Cet article interroge les différentes responsabilités exercées par les acteurs des finances solidaires en analysant les logiques d’action en présence, mais aussi les responsabilités attendues des formes modernes des finances solidaires.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_027045.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Taupin M.-T., Glémain P.

Une régulation de l’hybridation entre marchand et non-marchand : le cas des formes de production de logiciels libres

L’article s’intéresse aux communautés de production de logiciels libres, pour montrer la persistance de trois types de patrimoines articulés : communs, collectifs ou privés. Si le logiciel libre était à l’origine basé sur une production coopérative non marchande, son succès va provoquer une arrivée massive d’acteurs marchands. Les communautés vont chercher à pérenniser leurs valeurs de coopération et de partage du savoir, au travers de règles portées par des cadres juridiques et par la création d’associations. L’économie sociale apparaît alors comme un dispositif au coeur de la régulation économique du secteur, car elle met en forme des règles d’articulation du marchand et du non-marchand. Les auteurs constatent que ces régulations non seulement permettent la préservation et l’extension du patrimoine commun que constituent les logiciels libres, mais aussi influent sur l’ensemble du marché des logiciels, libres ou non, en obligeant les acteurs lucratifs à se repositionner et à faire évoluer leurs stratégies pour y intégrer une part de non-marchand.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_063075.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Perret F., Nieddu M.

Le dirigeant d’association est-il soumis à un régime spécifique de responsabilité ?

Face au silence de la loi de 1901, le recours aux règles et aux techniques du droit des sociétés se révèle opportun, car, outre l’apport de solutions déjà éprouvées en droit des sociétés, il conduit à une atténuation importante de la responsabilité des dirigeants. La transposition ou l’application subsidiaire du droit des sociétés aux associations assure l’évolution du droit des associations sans pour autant modifier ou réformer le texte de la loi de 1901, ce dont on peut se réjouir face à la frénésie réformiste des législateurs. Pourtant, l’article montre qu’il conviendrait de réexaminer l’ensemble de la responsabilité des dirigeants d’association, qui, sur de nombreux points, a été alignée purement et simplement sur celle des dirigeants de société. De réforme en réforme des procédures collectives, le législateur a supprimé toute référence à l’activité économique dans les conditions d’application des textes aux personnes morales de droit privé, ce qui conduit aujourd’hui à traiter sur un plan équivalent le dirigeant bénévole d’une association et le dirigeant rémunéré de société, tant sur le plan de la responsabilité pécuniaire que sur celui des sanctions civiles et pénales.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_013026.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Henaff G.

Mesure des performances sociales : les implications pour le secteur de la microfinance

Le secteur de la microfinance, fort de ses succès et de la médiatisation qui a accompagné l’Année internationale du microcrédit en 2005 et le prix Nobel de la paix en 2006, est amené à croître. Mais le contexte général suscite de nombreuses interrogations sur l’évolution du secteur : développement des approches « commerciales », renforcement de l’investissement privé et émergence de partenariats bancaires, alors que sa contribution « réelle » à un ensemble d’objectifs sociétaux tels que la lutte contre la pauvreté, le développement local ou la réduction des inégalités sociales fait toujours débat. Comment les institutions de la microfinance définissent-elles leur mission sociale et comment la mettent-elles en pratique ? L’article présente une initiative sur la mesure des performances sociales, animée par le réseau Cerise, et identifie les enjeux soulevés par ce type de démarche. De leur prise en compte dépend la valorisation des démarches d’évaluation des performances sociales au profit d’un renforcement de l’action sociale et sociétale de la microfinance.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_046062.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Lapenu C., Doligez F.

L’organisation militante

Cet article porte sur les associations qui cherchent à concilier l’esprit militant et les normes gestionnaires. Les associations dites gestionnaires, dont l’objectif principal consiste à produire des richesses sociales, forment des structures productives originales entre privatisation des risques et socialisation des résultats. L’auteur montre que la production de sens est une activité de gestionnaire ; en effet, l’agent associatif mène une action délibérée et organisée sur la dimension immatérielle des biens ou services qu’il produit, tout autant que sur leur dimension tangible. Sont ensuite identifiées les différentes trajectoires qui peuvent être suivies par l’organisation, selon la façon dont elle gère la tension entre son développement économique et le développement de son projet social. L’organisation associative qui recherche la meilleure combinaison productive est conduite à développer des dispositifs de gestion du sens, qui vont favoriser l’apparition d’une « fabrique de sens ». En s’appuyant sur l’exemple des Restos du coeur, l’article décrit ainsi une nouvelle forme d’organisation, sous le qualificatif générique d’organisation militante.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
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303_044066.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Rousseau F.

Fondements éthiques et posture épistémologique de la recherche en économie sociale

L’économie sociale est désormais en passe d’être reconnue comme un mouvement d’entreprises originales. Plus largement, elle représente un mouvement social qui articule un mouvement de pensée et un mouvement d’entreprise, le second trouvant dans le premier un lieu d’inspiration et de modélisation de ses aspirations alternatives. Le mouvement de pensée qui la définit est irréductible à la fois à la tradition de pensée fonctionnaliste centrée sur la grande organisation et la société de capitaux et à la tradition de pensée critique qui fait de la lutte des classes et de la prise de pouvoir de l’Etat le moteur du changement social. L’objet central de l’économie sociale est le groupement de personnes, simultanément pensé comme lieu de production ou/et de distribution, lieu d’éducation et lieu d’un changement social non-violent. La recherche en économie sociale est, depuis près de deux siècles, produite par des acteurs qui s’approprient les outils de la recherche, s’impliquent dans des recherches-actions, confrontent leur pensée à la réalité économique et sociale par le biais d’expérimentations et construisent ainsi, par l’autoformation et l’innovation entrepreneuriale, des parcours d’émancipation uniques. Leurs travaux constituent une tradition de pensée à part entière. Ils permettent à des savoirs expérientiels inédits d’accéder au statut de connaissances transmissibles.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
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303_067082.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Draperi J.-F.

Les monnaies sociales : dynamique et logiques des dispositifs

Comment expliquer que les dispositifs dits de monnaies sociales connaissent actuellement une dynamique d’extension inédite sur le plan historique ? Ce texte dégage trois principaux motifs qui font l’objet d’une analyse : d’abord, la localisation des transactions au sein d’un espace local ; ensuite, la dynamisation des échanges au bénéfice des populations ; enfin, la transformation des pratiques et des représentations de l’échange (motif qui justifie pleinement la dimension « sociale » de ces dispositifs). Ces dispositifs se raccrochent à la dynamique de l’économie sociale et solidaire à la fois dans leurs fondements historiques, qui plongent dans des doctrines socialistes au XIXe siècle et au tournant du XXe siècle (Owen et Gesell principalement), dans la mobilisation de statuts (le plus souvent associatifs et parfois en lien avec des coopératives bancaires) et, surtout, dans les principes qui, aujourd’hui, les fondent.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
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303_030043.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Blanc J.

La montée des femmes dirigeantes dans les associations : évolutions structurelles, évolutions sociétales

Cet article analyse l’évolution de la participation des femmes aux structures dirigeantes des associations. Les femmes apparaissent largement en retrait des fonctions de président d’association et leur accession aux postes de dirigeants s’effectue principalement à partir des associations créées récemment et dans des types d’associations orientées vers des populations fragiles ou vulnérables. L’article montre que l’on peut imputer leur plus forte présence essentiellement aux évolutions sociétales en cours depuis les années 70 : activité croissante des femmes, hausse de leur qualification, démocratisation de la société et de la vie associative, ouverture plus grande des associations récentes aux plus jeunes et à des catégories sociales plus variées.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
Fichier attachéTaille
303_010029.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Tabariès M., Tchernonog V.

L’union mutualiste de la Gironde et de la région, un prototype d’innovation médico-sociale mutualiste (1921-1945)

Revisiter le passé mutualiste est une façon de réfléchir sur l’avenir de la solidarité. Cet article retrace l’histoire de l’Union mutualiste de la Gironde et de la région, de sa naissance en 1921 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’union, au service de mutualistes de plus en plus nombreux, fait preuve d’un grand dynamisme, caractéristique du mouvement mutualiste de l’entre-deux-guerres, et innove dans bien des domaines. Elle fonde plusieurs pharmacies, ainsi qu’une clinique chirurgicale très moderne, le Pavillon de la Mutualité, à Bordeaux. Cette position novatrice n’est cependant pas dénuée de contreparties : aux difficultés financières et gestionnaires suscitées par la création de telles oeuvres sociales s’ajoute un conflit avec le corps médical de la région. La guerre et l’Occupation représentent un nouveau défi de taille pour l’union, qui, en dépit de graves difficultés matérielles, parviendra à maintenir ses activités.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
Fichier attachéTaille
303_083095.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Siney C., Barry S.

Le bénévolat, un temps social au service de la solidarité

Le bénévolat doit aujourd’hui être considéré comme un temps social particulier, entre le temps libéré du travail (temps libre) et le temps de loisirs. L’article rappelle les étapes de la conquête du temps libre et la place tenue progressivement par les loisirs. Dans ce contexte, le temps de bénévolat occupe une position spécifique, dont la particularité provient principalement de sa constitution socio-historique, puisque le bénévolat se situe entre l’action individuelle et l’action collective, entre l’activité pour soi et l’activité tournée vers autrui. L’altruisme se substitue à la charité dans une nouvelle forme de don. L’auteur montre que le bénévolat s’inscrit dans un type de don et un type de solidarité qui lui sont propres : le don bénévole.

Numéro de revue: 
302
Année de publication: 
2006
Fichier attachéTaille
302_083090.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Durand E.

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