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L’Université coopérative européenne en perspective

Jean-François Draperi, ancien collaborateur d’Henri Desroche au Collège coopératif (Paris) et à l’Université coopérative internationale, a participé au premier programme Leonardo, qui faisait l’état des formations en économie sociale en Europe. Il revient sur les antécédences de l’UCE, en particulier sur ce qui la relie et en même temps la distingue des projets conçus par Henri Desroche. La question soulevée est celle de la conception d’un lieu de production de savoirs et de pédagogie coopérative spécifiques à l’économie sociale. Il existe bien un patrimoine insuffisamment valorisé.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_014021.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Draperi J.-F.

L’UCE : la pédagogie coopérative en actes

Maurice Parodi, président du Collège coopératif Provence-Alpes-Méditerranée (Paca) et ancien président du Réseau des hautes études des pratiques sociales (Rheps), présente le projet de l’UCE et ses réalisations. L’un des apports les plus importants est la transposition des principes coopératifs dans un dispositif pédagogique. Mutualiser les savoirs pour les partager est au coeur du projet, ce qui s’est concrétisé par la mise en place d’un centre-ressources sur le site de l’UCE. Ce centre-ressources s’adresse aux formateurs d’entrepreneurs de l’ES. L’UCE parvient ainsi à allier pédagogie coopérative et formation à distance.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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306_022036.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Parodi M.

Fondements d’un nouveau paradigme coopératif : quelles incitations pour les acteurs clés ?

L’auteur poursuit la présentation de ses travaux d’exploration d’un « nouveau paradigme coopératif ». De l’émergence de ce nouveau paradigme (Recma, n° 275-276) à son implantation (Recma, n° 295), il nous avait montré l’enjeu, pour la coopérative, de mettre en oeuvre des pratiques cohérentes qui soutiennent la loyauté des employés et des clients-membres. Dans cet article, il se place du côté des acteurs clés que sont les gestionnaires et les clients-membres pour identifier ce qui peut les inciter à investir le modèle coopératif, au-delà de la seule dimension idéologique. L’intérêt des gestionnaires pour un modèle centré sur la loyauté est approché à partir des éléments d’une base de données regroupant cinquante et une caisses Desjardins. C’est le lien entre loyauté et performance en contexte coopératif qui est ainsi illustré. L’analyse des motivations du client-membre s’appuie sur une enquête conduite en 2005 auprès de quatre coopératives participant à une recherche-action, deux caisses Desjardins et deux coopératives agricoles d’approvisionnement. En soulignant la place centrale des pratiques d’affaires, elle permet de mettre en perspective les incitations à coopérer et à participer générées par une gestion de la loyauté.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_072091.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Côté D.

La création d’entreprise dans l’économie sociale : le rôle des grands acteurs du secteur

Cet article appréhende l’économie sociale dans sa définition la plus large, qui repose sur l’idée de la résolution du conflit entreprise-société par l’entrepreneuriat et au sein de l’économique. La création d’entreprises nouvelles apparaît donc comme un enjeu stratégique. Cependant, au sein même de l’économie sociale comme dans sa relation à la société naissent des tensions qui affectent sa capacité à se développer et à se régénérer, en particulier par la création de nouvelles entités actualisant ses principes et ses valeurs en réponse à des besoins sociétaux. Après avoir analysé les freins à la création d’entreprise, qu’ils soient internes ou externes à l’économie sociale, l’auteur identifie certaines actions à mener pour faire mieux connaître et reconnaître l’économie sociale et pour favoriser l’émergence d’entrepreneurs sociaux et leur accompagnement. Nourri par les travaux du séminaire d’application de la chaire « Entrepreneuriat social » de l’Essec en 2004 (**), l’article souligne notamment l’importance de l’investissement méthodologique en matière de création.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_008031.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Sibieude T.

Changer d’échelle : vers une typologie des stratégies d’expansion géographique des entreprises sociales

Développer des initiatives sociales réussies sur de nouveaux territoires constitue un enjeu stratégique important pour les entrepreneurs sociaux. Au travers de l’étude approfondie des stratégies d’expansion géographique de vingt et une organisations à vocation sociale, cet article propose une typologie des modèles de développement utilisés par ces organisations, identifiant quatre modèles, caractérisés par des degrés de contrôle et d’ancrage local divers : développement par « dissémination », développement par « essaimage souple », développement par « essaimage en franchise » et développement « centralisé ». Des porteurs de projet au financement, des liens juridiques et financiers à la gouvernance, les caractéristiques stratégiques et organisationnelles des différents modèles sont présentées. Les auteurs identifient également les principaux déterminants stratégiques qui permettent de guider les entrepreneurs sociaux dans leur choix pour l’un ou l’autre de ces modèles.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_032048.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Pache A.-C., Chalencon G.

La récupération d’entreprise en Argentine et en Uruguay : syndicats et coopératives face à de nouveaux défis

Cet article s’intéresse au processus de récupération d’une entreprise par ses salariés sous la forme d’une coopérative de travail. Confrontés à la faillite de nombreuses entreprises dans un contexte de crise économique et sociale, l’Argentine et l’Uruguay ont vu se développer le phénomène, particulièrement à la fin des années 90. Si les travailleurs cherchent à sauver leur emploi, la nouvelle organisation implique pour eux de nouvelles responsabilités. Quant au mouvement syndical, sa position peut se révéler très différente d’un pays à l’autre. Basés sur une étude de cas et le recueil de témoignages, les résultats présentés ici montrent des situations contrastées entre l’Argentine et l’Uruguay. Entre défiance et soutien actif, dans le processus de récupération lui-même, puis dans la gestion de la coopérative, le rôle des syndicats fait l’objet d’une analyse approfondie. Si le succès de la récupération d’entreprise reste une gageure, il repose en partie sur une évolution des représentations individuelles et collectives des relations sociales.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_061071.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Marti J. P.

Coopérativisme, agriculture familiale et territoire : analyse de cas de coopératives au Brésil et en France

Dans le contexte de la mondialisation et de la flexibilisation de la production, le coopérativisme est-il capable de répondre aux exigences actuelles en termes d’organisation de travail et d’adéquation à la compétitivité des marchés ? Quels sont les impacts au niveau du renforcement du capital social et des effets levier pour les territoires locaux ? Ce sont les questions auxquelles tente de répondre cet article, à partir d’une analyse de cas de coopératives agricoles du Nord-Est brésilien et de la région française du Languedoc-Roussillon. Il apparaît que les coopératives agricoles sont soumises à des tensions communes dans les filières. Différentes stratégies entrepreneuriales adoptées aux niveaux interne et externe sont identifiées, telles que la recherche de partenariats, une démarche de certification ou la diversification de l’offre, montrant que le coopérativisme est à même de répondre aux défis de contextes économiques et sociaux bien distincts.

Numéro de revue: 
305
Année de publication: 
2007
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305_050060.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Pires M. L.

Management, participation et santé des salariés : des médecins et des salariés parlent

La présence de pratiques participatives et l’ouverture de la direction de l’entreprise au dialogue social génèrent un climat qui n’est pas sans effet sur la santé des travailleurs. Si l’étude présentée ici a retenu le critère de la gouvernance effective de préférence au statut juridique de l’entreprise, il n’est pas surprenant qu’au titre des entreprises sélectionnées dans la catégorie des « participatives » figurent des Scop. L’article montre d’abord dans quelle mesure une gestion autoritaire des ressources humaines et un mauvais climat social ont un impact sur la santé des travailleurs, notamment dans le registre des pathologies à composante anxio-dépressive. La question de la reconnaissance apparaît, une fois de plus, centrale. Les auteurs s’attachent aussi à distinguer les particularismes des entreprises coopératives. Au-delà de progrès humains et sociaux suggérés, le poids économique d’enjeux minimes à l’échelle microéconomique de l’entreprise atteint une importance tout autre à l’échelle nationale. A condition que les professionnels de santé en saisissent la singularité, le secteur de l’économie sociale instituée peut s’avérer un bon révélateur pour l’orientation des politiques publiques dans un contexte de globalisation.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_076096.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Guiol P., Munoz J.

Quelle(s) responsabilité(s) pour les finances solidaires ?

L’idée de responsabilité sociale est associée à une notion d’éthique, qui formalise des valeurs, des normes, des repères au travail, liés au développement durable. En d’autres termes, cela signifie que toute organisation économique doit prendre en compte l’impact à la fois économique, social et environnemental de ses activités pour les rendre compatibles avec le développement durable. Interroger la responsabilité ne semble pas aller de soi ni chez les acteurs ni chez les théoriciens des finances solidaires, alors qu’elle est dominante dans le champ de l’investissement socialement responsable (ISR), c’est-à-dire des fonds éthiques et de l’activisme actionnarial. La responsabilité des finances solidaires contemporaines correspondrait-elle à celle de la finance socialement responsable, en introduisant des critères non financiers de gestion d’actifs, ou bien serait-elle « autre »? Les finances solidaires auraient-elles la responsabilité d’un développement socialement soutenable? Cet article interroge les différentes responsabilités exercées par les acteurs des finances solidaires en analysant les logiques d’action en présence, mais aussi les responsabilités attendues des formes modernes des finances solidaires.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_027045.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Taupin M.-T., Glémain P.

Une régulation de l’hybridation entre marchand et non-marchand : le cas des formes de production de logiciels libres

L’article s’intéresse aux communautés de production de logiciels libres, pour montrer la persistance de trois types de patrimoines articulés : communs, collectifs ou privés. Si le logiciel libre était à l’origine basé sur une production coopérative non marchande, son succès va provoquer une arrivée massive d’acteurs marchands. Les communautés vont chercher à pérenniser leurs valeurs de coopération et de partage du savoir, au travers de règles portées par des cadres juridiques et par la création d’associations. L’économie sociale apparaît alors comme un dispositif au coeur de la régulation économique du secteur, car elle met en forme des règles d’articulation du marchand et du non-marchand. Les auteurs constatent que ces régulations non seulement permettent la préservation et l’extension du patrimoine commun que constituent les logiciels libres, mais aussi influent sur l’ensemble du marché des logiciels, libres ou non, en obligeant les acteurs lucratifs à se repositionner et à faire évoluer leurs stratégies pour y intégrer une part de non-marchand.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_063075.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Perret F., Nieddu M.

Le dirigeant d’association est-il soumis à un régime spécifique de responsabilité ?

Face au silence de la loi de 1901, le recours aux règles et aux techniques du droit des sociétés se révèle opportun, car, outre l’apport de solutions déjà éprouvées en droit des sociétés, il conduit à une atténuation importante de la responsabilité des dirigeants. La transposition ou l’application subsidiaire du droit des sociétés aux associations assure l’évolution du droit des associations sans pour autant modifier ou réformer le texte de la loi de 1901, ce dont on peut se réjouir face à la frénésie réformiste des législateurs. Pourtant, l’article montre qu’il conviendrait de réexaminer l’ensemble de la responsabilité des dirigeants d’association, qui, sur de nombreux points, a été alignée purement et simplement sur celle des dirigeants de société. De réforme en réforme des procédures collectives, le législateur a supprimé toute référence à l’activité économique dans les conditions d’application des textes aux personnes morales de droit privé, ce qui conduit aujourd’hui à traiter sur un plan équivalent le dirigeant bénévole d’une association et le dirigeant rémunéré de société, tant sur le plan de la responsabilité pécuniaire que sur celui des sanctions civiles et pénales.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_013026.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Henaff G.

Mesure des performances sociales : les implications pour le secteur de la microfinance

Le secteur de la microfinance, fort de ses succès et de la médiatisation qui a accompagné l’Année internationale du microcrédit en 2005 et le prix Nobel de la paix en 2006, est amené à croître. Mais le contexte général suscite de nombreuses interrogations sur l’évolution du secteur : développement des approches « commerciales », renforcement de l’investissement privé et émergence de partenariats bancaires, alors que sa contribution « réelle » à un ensemble d’objectifs sociétaux tels que la lutte contre la pauvreté, le développement local ou la réduction des inégalités sociales fait toujours débat. Comment les institutions de la microfinance définissent-elles leur mission sociale et comment la mettent-elles en pratique ? L’article présente une initiative sur la mesure des performances sociales, animée par le réseau Cerise, et identifie les enjeux soulevés par ce type de démarche. De leur prise en compte dépend la valorisation des démarches d’évaluation des performances sociales au profit d’un renforcement de l’action sociale et sociétale de la microfinance.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
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304_046062.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Lapenu C., Doligez F.

L’organisation militante

Cet article porte sur les associations qui cherchent à concilier l’esprit militant et les normes gestionnaires. Les associations dites gestionnaires, dont l’objectif principal consiste à produire des richesses sociales, forment des structures productives originales entre privatisation des risques et socialisation des résultats. L’auteur montre que la production de sens est une activité de gestionnaire ; en effet, l’agent associatif mène une action délibérée et organisée sur la dimension immatérielle des biens ou services qu’il produit, tout autant que sur leur dimension tangible. Sont ensuite identifiées les différentes trajectoires qui peuvent être suivies par l’organisation, selon la façon dont elle gère la tension entre son développement économique et le développement de son projet social. L’organisation associative qui recherche la meilleure combinaison productive est conduite à développer des dispositifs de gestion du sens, qui vont favoriser l’apparition d’une « fabrique de sens ». En s’appuyant sur l’exemple des Restos du coeur, l’article décrit ainsi une nouvelle forme d’organisation, sous le qualificatif générique d’organisation militante.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
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303_044066.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Rousseau F.

Fondements éthiques et posture épistémologique de la recherche en économie sociale

L’économie sociale est désormais en passe d’être reconnue comme un mouvement d’entreprises originales. Plus largement, elle représente un mouvement social qui articule un mouvement de pensée et un mouvement d’entreprise, le second trouvant dans le premier un lieu d’inspiration et de modélisation de ses aspirations alternatives. Le mouvement de pensée qui la définit est irréductible à la fois à la tradition de pensée fonctionnaliste centrée sur la grande organisation et la société de capitaux et à la tradition de pensée critique qui fait de la lutte des classes et de la prise de pouvoir de l’Etat le moteur du changement social. L’objet central de l’économie sociale est le groupement de personnes, simultanément pensé comme lieu de production ou/et de distribution, lieu d’éducation et lieu d’un changement social non-violent. La recherche en économie sociale est, depuis près de deux siècles, produite par des acteurs qui s’approprient les outils de la recherche, s’impliquent dans des recherches-actions, confrontent leur pensée à la réalité économique et sociale par le biais d’expérimentations et construisent ainsi, par l’autoformation et l’innovation entrepreneuriale, des parcours d’émancipation uniques. Leurs travaux constituent une tradition de pensée à part entière. Ils permettent à des savoirs expérientiels inédits d’accéder au statut de connaissances transmissibles.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
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303_067082.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Draperi J.-F.

Les monnaies sociales : dynamique et logiques des dispositifs

Comment expliquer que les dispositifs dits de monnaies sociales connaissent actuellement une dynamique d’extension inédite sur le plan historique ? Ce texte dégage trois principaux motifs qui font l’objet d’une analyse : d’abord, la localisation des transactions au sein d’un espace local ; ensuite, la dynamisation des échanges au bénéfice des populations ; enfin, la transformation des pratiques et des représentations de l’échange (motif qui justifie pleinement la dimension « sociale » de ces dispositifs). Ces dispositifs se raccrochent à la dynamique de l’économie sociale et solidaire à la fois dans leurs fondements historiques, qui plongent dans des doctrines socialistes au XIXe siècle et au tournant du XXe siècle (Owen et Gesell principalement), dans la mobilisation de statuts (le plus souvent associatifs et parfois en lien avec des coopératives bancaires) et, surtout, dans les principes qui, aujourd’hui, les fondent.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
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303_030043.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Blanc J.

La montée des femmes dirigeantes dans les associations : évolutions structurelles, évolutions sociétales

Cet article analyse l’évolution de la participation des femmes aux structures dirigeantes des associations. Les femmes apparaissent largement en retrait des fonctions de président d’association et leur accession aux postes de dirigeants s’effectue principalement à partir des associations créées récemment et dans des types d’associations orientées vers des populations fragiles ou vulnérables. L’article montre que l’on peut imputer leur plus forte présence essentiellement aux évolutions sociétales en cours depuis les années 70 : activité croissante des femmes, hausse de leur qualification, démocratisation de la société et de la vie associative, ouverture plus grande des associations récentes aux plus jeunes et à des catégories sociales plus variées.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
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303_010029.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Tabariès M., Tchernonog V.

L’union mutualiste de la Gironde et de la région, un prototype d’innovation médico-sociale mutualiste (1921-1945)

Revisiter le passé mutualiste est une façon de réfléchir sur l’avenir de la solidarité. Cet article retrace l’histoire de l’Union mutualiste de la Gironde et de la région, de sa naissance en 1921 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’union, au service de mutualistes de plus en plus nombreux, fait preuve d’un grand dynamisme, caractéristique du mouvement mutualiste de l’entre-deux-guerres, et innove dans bien des domaines. Elle fonde plusieurs pharmacies, ainsi qu’une clinique chirurgicale très moderne, le Pavillon de la Mutualité, à Bordeaux. Cette position novatrice n’est cependant pas dénuée de contreparties : aux difficultés financières et gestionnaires suscitées par la création de telles oeuvres sociales s’ajoute un conflit avec le corps médical de la région. La guerre et l’Occupation représentent un nouveau défi de taille pour l’union, qui, en dépit de graves difficultés matérielles, parviendra à maintenir ses activités.

Numéro de revue: 
303
Année de publication: 
2007
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303_083095.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Siney C., Barry S.

Valorisation et validation des acquis dans l’économie sociale : nouvelles perspectives pour les salariés et les bénévoles

Cet article revisite les pratiques de validation des acquis tant du côté des salariés que du côté des bénévoles. La validation des acquis dépasse en effet le seul champ de la formation continue pour salariés. Qu’elle soit ou non (on parle alors plutôt de valorisation) à visée diplômante, il s’agit d’en percevoir les nouveaux contours et les nombreuses nuances. Le sujet est d’autant plus d’actualité que le texte qui régit la validation des acquis de l’expérience (VAE) étend son domaine d’action en même temps que se rationalisent progressivement les pratiques qui l’encadrent. L’expérience bénévole fait l’objet d’une attention particulière. L’Union européenne soutient en effet un programme d’étude-expérimentation, centré sur la valorisation des acquis de l’expérience bénévole. L’institut universitaire professionnalisé (IUP) Management et Gestion de l’entreprise de l’économie sociale de l’université du Mans y participe, avec des partenaires de sept pays de l’Union. L’auteur montre que cette dimension « bénévolat » de la valorisation des acquis va modifier des pratiques de validation dont on pensait, à tort, avoir fait le tour.

Numéro de revue: 
302
Année de publication: 
2006
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302_040053.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Pujol L.

La démocratie nuit-elle à l’efficacité économique des coopératives ? Le cas des coopératives vinicoles bordelaises

Cet article s’appuie sur une enquête menée auprès de dix-sept coopératives vinicoles du Bordelais pour approfondir la relation entre le fonctionnement démocratique et l’efficacité économique des coopératives. Une première partie méthodologique présente les indicateurs utilisés pour évaluer, d’une part, l’intensité du fonctionnement démocratique des coopératives et, d’autre part, leur efficacité économique fondée sur le niveau de rémunération des apports. Un coefficient de corrélation linéaire entre les deux indicateurs établit une relation inverse non négligeable entre démocratie et efficacité économique. Pourtant, l’auteur montre que ce sont moins les modalités de la prise de décision (forte participation des administrateurs) que la nature de ces décisions (la stratégie adoptée) qui handicapent les coopératives les plus démocratiques. En effet, elles apparaissent moins innovantes sur le plan commercial. La démocratie ne fait que traduire l’identité professionnelle des viticulteurs, fondée sur l’attachement au terroir et l’esprit coopératif, dont le défi consiste aujourd’hui à intégrer la dimension commerciale sans se dénaturer.

Numéro de revue: 
302
Année de publication: 
2006
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302_054066.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Couret F.

Le bénévolat, un temps social au service de la solidarité

Le bénévolat doit aujourd’hui être considéré comme un temps social particulier, entre le temps libéré du travail (temps libre) et le temps de loisirs. L’article rappelle les étapes de la conquête du temps libre et la place tenue progressivement par les loisirs. Dans ce contexte, le temps de bénévolat occupe une position spécifique, dont la particularité provient principalement de sa constitution socio-historique, puisque le bénévolat se situe entre l’action individuelle et l’action collective, entre l’activité pour soi et l’activité tournée vers autrui. L’altruisme se substitue à la charité dans une nouvelle forme de don. L’auteur montre que le bénévolat s’inscrit dans un type de don et un type de solidarité qui lui sont propres : le don bénévole.

Numéro de revue: 
302
Année de publication: 
2006
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302_083090.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Durand E.

Les enjeux des mutations récentes des groupes bancaires coopératifs français

"Les réseaux coopératifs bancaires français ont connu depuis les années 90 de profondes mutations ; résultant à la fois de contraintes et d’opportunités, elles se sont traduites tant par des restructurations internes que par des opérations de croissance externe. L’article montre une transformation en groupes tournés vers la banque universelle, mais hybrides, puisque l’on y trouve des structures coopératives et des structures à forme de sociétés par actions. Cette hybridation des groupes coopératifs n’est pas sans poser des problèmes à terme, relatifs à la détermination des objectifs du groupe et de ses entités, au conflit pour le partage de la valeur créée et du pouvoir, et à l’émergence potentielle d’une concurrence entre entités d’un même groupe. Plus généralement, cette mutation entraîne un déplacement des équilibres entre les différentes parties prenantes : managers, employés, administrateurs et sociétaires, et désormais aussi actionnaires. Défi auquel les groupes bancaires coopératifs français devront répondre pour conserver leur cohésion et leur capacité à se développer."

Numéro de revue: 
301
Année de publication: 
2006
Auteur(s): 
Ory J.-N. Gurtner E. Jaeger M.

Place de l’économie sociale dans la construction de l’intérêt général à partir de l’initiative locale, les « pays » en France

Les « pays » du droit français récent (lois Pasqua et Voynet, 1995, 1999) participent d’une nouvelle architecture institutionnelle de la décentralisation. L’article montre qu’ils touchent directement l’univers des associations coopératives (Ascoop), dont l’émergence locale et l’implication de proximité sont indissolubles de leur nature même. Si la loi Voynet paraît faire une place privilégiée au secteur purement associatif, coopératives et mutuelles, autres composantes de l’économie sociale, se trouvent naturellement entraînées par ce modèle de gouvernance. En fait, c’est la construction de la loi, d’esprit participatif et fédératif, qui à travers les « conseils de développement des pays », ouvre la porte à la concertation. Le pays intervient dans la chaîne de construction de l’intérêt général et contribue, par les informations, opportunités, choix et actes qui le traversent, à modeler la société. L’auteur montre ainsi le pays comme maillon d’un modèle de « centralisme fédératif à initiative locale » plus ou moins autogestionnaire, dont historiquement les Ascoop se recommandent également.

Numéro de revue: 
302
Année de publication: 
2006
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302_067082.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Koulytchizky S.

Bilan sociétal: la mise en oeuvre du processus RSE au sein du secteur de l’économie sociale

La responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) inscrit des préoccupations écologiques et sociales dans la politique des entreprises. L’article montre que le concept n’est pas nouveau, en remettant en perspective historique le questionnement éthique dans le champ économique. Les entreprises d’économie sociale intègrent depuis toujours cette dimension au travers des principes qui les fondent. Pour affirmer leur valeur ajoutée sociétale, elle s’appuie sur le bilan sociétal (**), à la fois outil et démarche, au sens où il permet une évaluation, mais aussi un apprentissage collectif. En étudiant sa mise en oeuvre au sein d’une mutuelle d’assurance, la Maif, l’auteur propose une réflexion sur l’instrumentalisation de la démarche RSE. L’opposition entre vision normative et conception utilitariste de l’éthique doit être dépassée : la primauté de valeurs fondatrices, telles que respect de la personne, humanisme, solidarité, démocratie, s’accorde avec le choix de n’intégrer que certaines catégories de parties prenantes (sociétaires, acteurs internes, fournisseurs) à la démarche, ou avec un arbitrage de la direction de la Maif quant aux demandes sociétales traitées. C’est aussi le processus d’apprentissage associé au bilan sociétal qui est analysé ici.

Numéro de revue: 
302
Année de publication: 
2006
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302_014039.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Persais E.

Banques coopératives et innovations sociales

Les pratiques industrielles et commerciales des banques coopératives coexistent avec des innovations sociales. A partir d’une enquête de terrain originale menée en France, l’article tente d’appréhender, en référence aux travaux de C. Vienney (1980, 1994), la capacité d’innovation sociale de ces banques relativement aux banques « SA ». Une différenciation utile est établie entre processus de banalisation et processus d’institutionnalisation. En s’intéressant à l’articulation entre règles, acteurs et organisation et à travers une analyse des services, des produits ou des dispositifs associés à ces différents types de banques, les auteurs soulignent la capacité des banques coopératives à répondre à des besoins non satisfaits par le marché, en privilégiant l’utilité du service sur la rentabilité. C’est aussi la capacité à mobiliser des acteurs collectifs dans le cadre de rapports de réciprocité entre les associés et l’organisation, en bref à faire vivre une démocratie économique, qui est mise en exergue.

Numéro de revue: 
301
Année de publication: 
2006
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301_025041.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Richez-Battesti N. Gianfaldoni P. Gloukoviezoff G. Alcaras J.-R.

L’émission de certificats coopératifs d’investissement dans le cadre de la création de Natixi, le cas du Crédit coopératif

Robert Durand et André Chomel, anciens directeurs généraux adjoints du Crédit coopératif, attirent l’attention sur les risques liés à l’émission de certificats coopératifs d’investissement dans le cadre de la création de Natixis par fusion des banques de marché des Caisses d’épargne et des Banques populaires. Ils ouvrent un débat important sur les relations entre actionnaires et sociétaires dans les groupes coopératifs, débat qui ne demande qu’à être poursuivi.

Numéro de revue: 
302
Année de publication: 
2006
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302_011013.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Chomel A. Durand R.

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