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Ce que nous enseignent les statistiques nationales françaises sur les évolutions de la coopération agricole

Cet article vise à analyser, à partir des données statistiques, les mutations majeures des coopératives agricoles, pour comprendre en quoi la course à la taille va conduire ces dernières à poursuivre leurs évolutions organisationnelles. Nous mobilisons une approche par le périmètre coopératif, qui utilise les enquêtes statistiques nationales pour 1995, 2000 et 2005, afin de prendre en compte l’ensemble des entreprises coopératives et de leurs filiales. Les résultats soulignent le développement des groupes coopératifs avec une distinction entre le secteur des industries agroalimentaires (IAA) et celui du commerce de gros. Mais les liens de contrôle partagé et minoritaires entre les entreprises révèlent le développement de nouvelles formes d’alliance et de partenariat, tant à l’aval qu’à l’amont des filières. Ces évolutions questionnent alors les sources de données disponibles sur leur disposition à prendre en compte ces phénomènes.

Numéro de revue: 
326
Année de publication: 
2012
Auteur(s): 
Maryline Filippi, Olivier Frey et Stéphanie Peres

La course à la taille est-elle inéluctable dans l’économie sociale ?

La course à la taille est-elle inéluctable dans l’économie sociale ? Telle était la question proposée à la réflexion et mise en débat par l’équipe de l’Association pour le développement de la documentation sur l’économie sociale (Addes, www.addes.asso.fr) lors de son XXIVe colloque, en 2012. Il s’agissait bien d’une question transversale à l’ensemble des familles de l’économie sociale. Pour les mutuelles de santé, certaines prévisions actuelles envisagent une division par deux de leur nombre entre 2005 et 2015. Pour les coopératives agricoles, la division de leur nombre par deux a déjà eu lieu depuis 1965. Si les associations semblent faire exception – notamment dans le secteur sanitaire et social, où les associations employeurs sont passées de 29 000 en 2000 à plus de 33 000 en 2010 (Bazin et al., 2011) –, il faut aussi observer avec Viviane Tchernonog (2011) qu’actuellement près d’une création d’association sur cinq se réalise à partir d’associations déjà existantes.

Numéro de revue: 
326
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
recma326_024028.pdf654.49 Ko
Auteur(s): 
Henry Noguès

Le développement européen des sociétés d’assurance mutuelle françaises

"On voit bien que demain nous n’aurons plus une somme de marchés [nationaux], mais un marché européen de l’assurance (1)." La majorité des grands assureurs mutualistes français et européens partagent cette analyse. Les mutuelles ou sociétés d’assurance mutuelle (SAM) souhaitent jouer un rôle significatif dans le marché de l’assurance de demain. Favoriser le rayonnement des assureurs mutualistes sur le plan européen et mondial, faire valoir les spécificités mutualistes et coopératives auprès des pouvoirs publics, mieux répondre aux nouvelles exigences de solvabilité sont désormais leurs enjeux (2). Cependant, les moyens mis à leur disposition ne sont souvent que provisoires et mal adaptés à l’originalité de leur forme juridique. Afin de garantir le succès du mode d’implantation choisi et à défaut de pouvoir se regrouper efficacement au niveau international, les SAM collaborent avec d’autres assureurs.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
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recma325_111117.pdf466.13 Ko
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Auteur(s): 
Tiffany Dumas

Scop et norme ISO 26000 : l’atout des relations de travail

Publiée le 1er novembre 2010, la norme ISO 26000 a pour objectif de permettre à toute organisation de mesurer, d’évaluer et de développer sa démarche de responsabilité sociale et environnementale (RSE). Elle pose sept questions centrales qui renvoient chacune aux rapports de l’organisation avec ses parties prenantes : les actionnaires et les dirigeants, les fournisseurs, les clients, l’environnement local, les représentants de l’environnement (ONG, pouvoirs publics) et les employés. En ce dernier domaine, les coopératives de travail associé – en France, les sociétés coopératives et participatives (Scop) – ont a priori une forte valeur ajoutée, puisque leurs salariés en sont collectivement les décideurs, et ce dans une gouvernance coopérative partagée et équitable entre les salariés associés. Qu’en est-il dans les faits ? Quels sont les atouts et les limites des Scop au regard de la question centrale « Relations et conditions de travail » de la norme ISO 26000 (www.iso.org) ? L’examen des principes de fonctionnement des Scop par rapport aux cinq domaines d’action (lire l’encadré ci-dessous) de cette question centrale apporte des éléments de réponse (1).


(1) Ce texte est une version remaniée et centrée sur les Scop d’une contribution plus large intitulée « Coopérative, une entreprise socialement responsable ? », téléchargeable depuis notre base documentaire .

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
recma325_103110.pdf496.01 Ko
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Auteur(s): 
Pierre Liret

Quelle histoire pour nos coopératives? L’exemple des coopératives de Savoie

L’histoire des mouvements coopératifs ou des coopératives reste le parent pauvre de l’historiographie des mouvements sociaux, notamment en France. Universités et institutions de recherche s’intéressent davantage à l’économie ou à la sociologie actuelles de ces formes d’entreprendre plutôt qu’à leur histoire, et les acteurs du mouvement lui-même répètent à l’envi les mythes (utiles) que les anciens auteurs avaient fondés, déjà, dans le courant du xixe siècle. Il est vrai que les archives manquent ou plutôt ne sont pas clairement identifiées et promues auprès des chercheurs. L’accessibilité nouvelle du fonds de l’Union des coopérateurs de Haute-Savoie est l’occasion de revenir sur ces questions de la construction de l’histoire des différents mouvements de l’économie sociale, histoire (ou mémoire) devenue essentielle afin d’asseoir la transmission des valeurs revendiquées.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
recma325_094102.pdf511.74 Ko
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Auteur(s): 
Alain Mélo

Une ou des politiques publiques nationales de l’ESS? Trente ans de tâtonnements politiques et administratifs

Il n’existe pas aujourd’hui en France une politique publique de l’économie sociale et solidaire (ESS). Pour qu’il y ait politique publique, il faut qu’il y ait reconnaissance de la nécessité à en créer une et volonté politique pour la mener, sans omettre de la doter des moyens nécessaires et suffisants pour qu’elle soit efficace et qu’elle s’impose à tous. Ces conditions sont-elles réunies en France? La question suppose de revenir dans un premier temps sur l’histoire récente des relations institutionnelles entre l’ESS et les pouvoirs publics : les difficultés à positionner l’objet de l’ESS dans les dispositifs publics, de la naissance de la Délégation interministérielle à l’économie sociale (Dies) au rapport Vercamer ; puis sur la variabilité des représentations sous-jacentes en ce qui concerne le périmètre de l’ESS et son rattachement administratif, à travers les divers lois et décrets relatifs au secteur. De cet examen, il ressort que, depuis 1991, l’économie sociale n’a jamais été considérée dans l’ensemble de ses dimensions. Son morcellement explique sans doute en partie la transformation sur trente ans des modes de relation entre l’ESS et la puissance publique, de la cogestion à la mise en concurrence.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
recma325_078093.pdf539.26 Ko
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Auteur(s): 
Scarlett Wilson-Courvoisier

L’économie sociale et solidaire et la lutte contre la pauvreté en milieu local: le cas du Québec

Ce texte analyse le rôle des initiatives locales qui mobilisent des ressources de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion au Québec. Le texte est divisé en quatre parties. La première présente le modèle du développement par l’initiative locale et l’action collective utilisé pour l’analyse. La deuxième présente l’étude de cas d’une organisation qui met en oeuvre plusieurs types de projets afin d’améliorer les conditions de vie d’un groupe ethnique ayant une forte présence à Montréal. Ce cas montre que l’ancrage local d’une action collective se construit socialement. La troisième partie synthétise les facteurs de réussite des initiatives locales appuyées par l’ESS en vue de la revitalisation des collectivités défavorisées. En conclusion, il est soutenu que l’ESS doit maintenir des liens forts, mais flexibles avec les institutions publiques. L’économie sociale doit mobiliser une grande variété de ressources et mettre en oeuvre des stratégies d’hybridation, combinant les réseaux locaux et supra-locaux, les ressources endogènes et exogènes et les acteurs sociaux et publics.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
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recma_325_065077.pdf583.97 Ko
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Auteur(s): 
Juan-Luis Klein

Economie sociale et solidaire et territoire: un couple allant de soi?

L’ancrage territorial constitue, avec le fonctionnement démocratiqueet la solidarité économique, l’une des caractéristiques majeures de l’économie sociale et solidaire (ESS). Loin de postuler une territorialité spontanée de l’ESS, nous proposons de réintégrer l’observation des dynamiques d’ESS dans les jeux de complémentarité, de coopération ou de concurrence propres aux processus de constructions territoriales. Le statut de l’ESS dans les transformations globales des modes de coordination des systèmes productifs territoriaux est d’abord analysé. Deux pistes de recherche concernant l’ESS et la gouvernance territoriale sont ensuite déclinées. La première concerne l’institutionnalisation de l’ESS en tant que secteur de l’action publique territoriale. La seconde interroge le postulat d’une congruence parfaite entre le tournant horizontal et territorial de l’action publique et les objectifs affichés de l’ESS.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
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recma_325_048064.pdf558.56 Ko
Auteur(s): 
Bernard Pecqueur et Xabier Itçaina

ESS et mutations organisationnelles

Avec la crise de l’économie capitaliste et l’intensification de la concurrence, on observe le renforcement de l’impératif d’efficacité pour les organisations de l’économie sociale et solidaire. Comment adaptent-elles ce principe d’efficacité, selon quelles mutations organisationnelles et quels processus? Groupes sectoriels intégrés? Mutualisation? Elargissement des parties prenantes? Ancrage dans les territoires? Nous identifions trois types de mutations organisationnelles. Leur objectif principal reste toujours la réponse à la concurrence, mais elles le combinent avec un objectif secondaire : la logique d’intégrationconcentration et la logique de filière-diversification pour favoriser la croissance, la mutualisation pour préserver l’autonomie et l’élargissement des parties prenantes pour mutualiser les ressources dans le cadre d’une offre de services relationnels renouvelée.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
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recma_325_036047.pdf556.04 Ko
Auteur(s): 
Nadine Richez-Battesti et Marie-Claire Malo

L’économie sociale et solidaire face à la crise: simple résistance ou participation au changement?

La compréhension des transformations du rôle et de la place de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans les mutations actuelles nécessite un double changement de regard. Il s’agit, d’une part, de combiner une approche de la crise actuelle appréhendée comme une crise conjoncturelle et une approche la considérant comme structurelle et, d’autre part, d’enrichir l’analyse traditionnelle de l’entreprise de l’économie sociale et solidaire (EESS) comme la combinaison d’une association et d’une entreprise par une approche institutionnaliste. Cette dernière, à caractère englobant, permet d’inscrire l’EESS comme une construction sociale, productrice de valeurs, de normes et de règles spécifiques, et donc comme un acteur du mode de régulation socio-économique.

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
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recma_325_021035.pdf514.72 Ko
Auteur(s): 
Danièle Demoustier et Gabriel Colletis

ESS : de l’approche entrepreneuriale à une perspective institutionnaliste

Depuis plus de trente ans, l’économie sociale – devenue « sociale et solidaire » (ESS) – connaît un essor considérable dont la Recma s’est fait largement l’écho. Le sens de cet essor est aujourd’hui interrogé dans le cadre des analyses sur la crise que nous traversons : crise cyclique, conjoncturelle ou bien systémique, structurelle ? Dans le cadre des Entretiens Jacques-Cartier, qui, depuis 1987, réunissent des chercheurs québécois, français et étrangers pour croiser leurs analyses sur des questions d’actualité et de prospective, un colloque a été consacré aux enseignements offerts et aux perspectives ouvertes par l’économie sociale et solidaire « au-delà de la crise », pour en dégager des tendances fortes et structurantes quant à sa nature et à son rôle.

Doit-on seulement valoriser l’ESS dans sa nature entrepreneuriale pour la création de richesses, d’activité et d’emplois ? Qu’en est-il des formes organisationnelles percutées par les mutations économiques et sociales ? Le renouveau territorial suffit-il à assurer l’adéquation de l’ESS aux nouveaux enjeux du rapport entre mondialisation et territorialisation ? Plus globalement, ne doit-on pas adopter une approche institutionnaliste (et non purement institutionnelle) pour rendre compte des spécificités et des potentialités de l’ESS ?

L’ESS remplit-elle une simple fonction réparatrice en offrant des réponses palliatives pour prendre en charge les « coûts sociaux » engendrés par la crise ? Une fonction de laboratoire dans une période de transition vers une nouvelle dynamique entre régulation concurrentielle et publique ? Une fonction de gestionnaire pour organiser efficacement des services relationnels ou créatifs ? Ou bien constitue-t-elle, plus largement, un nouvel acteur collectif, susceptible d’impulser un mode de régulation davantage coopératif, qui contribue à la construction d’un nouveau régime de développement plus durable et solidaire ?

Numéro de revue: 
325
Année de publication: 
2012
Fichier attachéTaille
recma_325_019020.pdf420.32 Ko
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Auteur(s): 
Danièle Demoustier

Le financement solidaire à l’épreuve de la crise financière. Exemple pratique en milieu immigré africain

En France, comme partout dans le monde, les populations dans leur ensemble ont vécu avec difficulté la crise financière, qui est loin d’être terminée. Cette crise financière commencée en 2008 a eu, associée à la crise économique et sociale, un impact considérable chez les immigrés africains. Cette étude, menée auprès des associations dites tontinières basées à Strasbourg, interroge les transformations de ce mode d’organisation solidaire face à cette situation de crise.

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
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recma324_varia-djeudja_105109.pdf430.97 Ko
Auteur(s): 
Rovier Djeudja

Contexte et genèse de la création des sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic)

Le statut de société coopérative d’intérêt collectif (Scic), établi par une loi du 17 juillet 2001, a fêté ses dix ans. Après une décennie d’existence, il intrigue et intéresse en raison de sa modernité, qui lui permet d’organiser un entrepreneuriat collectif de parties prenantes diverses ou de proposer un outil original de partenariat avec les collectivités territoriales. S’il a eu du mal à trouver sa place dans la panoplie des statuts juridiques français, il semble connaître (enfin !) le décollage que l’on attendait de lui, dans un contexte porteur pour l’économie sociale et solidaire, où les territoires inventent une nouvelle économie locale face à la mondialisation. Deux cents Scic sont agréées en mars 2012. La bonne compréhension de ce statut juridique d’entreprise coopérative implique une relecture des conditions dans lesquelles il a été élaboré et voté en juillet 2001, un siècle exactement après la loi associative de juillet 1901. La loi du 17 juillet 2001 n’est pas une loi coopérative spécifique, mais une loi ordinaire comportant un certain nombre d’articles modifiant la « loi fondamentale » des coopératives, celle de 1947

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
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recma324_varia-sibille_110117.pdf451.84 Ko
Auteur(s): 
Hugues Sibille

Regards sur les monnaies sociales et complémentaires

Le dossier qui suit est constitué de quatre textes dont des versions préliminaires ont été présentées lors du colloque international, trilingue et pluridisciplinaire « Trente années de monnaies sociales et complémentaires, et après ? », qui s’est tenu à l’Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon les 16 et 17 février 2011 (1). L’appel à communications cherchait à faire émerger des bilans de la dynamique enclenchée il y a bientôt trois décennies, sous forme d’études monographiques comme d’analyses comparatives sur le plan international ou historique, mais il encourageait aussi les approches théoriques (2). Le colloque a accueilli cinquante-trois communications, pour la plupart de chercheurs étrangers. Il a été doublé d’une journée destinée aux acteurs praticiens, élus locaux ou chargés de mission. Au total, 264 personnes, venant de plus de vingt pays, ont participé à tout ou partie de ces trois jours. Le colloque a contribué à faire émerger et à identifier une communauté de recherche jusqu’ici éparpillée et peu consciente d’elle-même. Il a permis de souligner la faiblesse de l’infrastructure intellectuelle à même de rassembler les chercheurs, mais aussi son émergence progressive : apparition de sites dédiés aux ressources relatives aux monnaies sociales et complémentaires (3), dont un site bibliographique de recension des écrits (4), et de l’International Journal of Community Currency Research (IJCCR) (5), la seule revue consacrée à ces questions.

 


(1) Le colloque a été organisé par les laboratoires Triangle (UMR 5206) et Lefi (EA 4012), appuyés par l’université Lumière- Lyon 2, sa chaire d’entrepreneuriat en économie sociale et solidaire, l’Institut des sciences de l’homme (ISH) et l’ENS Lyon, où il s’est tenu. Il a été soutenu par l’Institut Veblen pour les réformes économiques, la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme (FPH), l’Institut Caisse des dépôts et consignations pour la recherche, le Cluster 12 « Dynamiques sociales et territoriales » de la région Rhône-Alpes, la région Rhône-Alpes, la Direction générale à la langue française et aux langues de France du ministère de la Culture et de la Communication, la coopérative RES et le conseil général du Rhône.

(2) Appel et communications consultables sur http://triangle.ens-lyon.fr/spip.php?article1588.

(3) www.complementarycurrency.org.

(4) www.cc-literature.org.

(5) www.ijccr.net.

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
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recma324_intro_blanc_018020.pdf429.12 Ko
Auteur(s): 
Jérôme Blanc

Les systèmes d’échange local (SEL) ou l’utopie d'une monnaie sans dette

Pour circuler, la monnaie doit être adossée à une souveraineté qui se porte garant de l’outil monétaire. Des travaux récents montrent que cette souveraineté trouve sa légitimité dans la dette. Le déséquilibre fonde la vie sociale. L’étude de sociétés anciennes permet d’établir ce fait, la notion de dette fondatrice ayant été observée chez beaucoup d’entre elles. Un certaine nombre d’études sur les monnaies sociales, et spécifiquement celles sur les systèmes d’échange local (SEL), montrent que ces dispositifs reprennent au marché certaines de ses caractéristiques, en particulier l’objectif de mettre en place des échanges économiques horizontaux (non hiérarchiques), mais en se différenciant toutefois par la promotion de valeurs basées sur la solidarité. Or, cet objectif mérite discussion dès lors que l’on adopte l’hypothèse selon laquelle la monnaie est constitutive de la dette. Nous nous attachons d’abord à montrer les différentes facettes de la dette et quels sont ses fondements. La monnaie, en tant que dette circulante, ne peut être cantonnée à un rôle d’intermédiaire neutre des échanges. Nous nous intéressons ensuite aux conséquences de cette dernière hypothèse dans le fonctionnement des SEL.

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
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recma324_vallat_ferraton_021034.pdf669.61 Ko
Auteur(s): 
David Vallat et Cyrille Ferraton

Les réseaux d’échange de proximité au Québec. Bilan d’une enquête statistique

Cet article expose les résultats d’une enquête menée en 2008 auprès de 389 adhérents à douze réseaux d’échange de proximité (REP) québécois. Après avoir présenté ces REP dans leurs dimensions organisationnelle et institutionnelle et décrit le profil de leurs membres, les auteurs montrent, données statistiques à l’appui, en quoi la condition socioéconomique des adhérents vient moduler le lien d’usage entretenu avec le réseau. En effet, si les REP québécois accueillent une diversité de personnes et répondent à des attentes multiples, notre analyse révèle que le genre, l’âge, la scolarité et le niveau de revenu des adhérents sont associés, sur le plan statistique, aux motifs d’adhésion, à l’appréciation du REP et aux retombées perçues. On constate aussi que plus fort est l’engagement des adhérents dans leur REP, plus grandes sont la satisfaction à son égard et les incidences qu’on lui attribue.

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
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recma324_bouliannecomeau_035052.pdf575.66 Ko
Auteur(s): 
Manon Boulianne et Yvan Comeau

Les apports de deux dispositifs de monnaies sociales, le SOL et l’Accorderie, au regard des enjeux du développement local soutenable

On assiste depuis les années 2000 à une multiplication des dispositifs de monnaies sociales. Elles s’inscrivent dans les initiatives citoyennes qui cherchent à répondre aux problématiques du développement soutenable. Nous verrons ainsi comment les monnaies sociales, et plus particulièrement les dispositifs de l’Accorderie et du SOL alpin, peuvent être des outils au service du développement local soutenable. Pour ce faire, nous soulignerons l’apport de trois objectifs des monnaies sociales (la territorialisation des activités, la dynamisation des échanges et la transformation des pratiques, des modes de vie et des représentations sociales) au développement local soutenable.

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
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recma324_fare_053069.pdf665.17 Ko
Auteur(s): 
Marie Fare

L’enjeu de l’usage des monnaies sociales dans les banques communautaires de développement au Brésil. Etude du cas de la Banque Palmas

Les banques communautaires de développement (BCD) sont des formes récentes de finances solidaires au Brésil. Leur origine renvoie à l’expérience emblématique de la Banque Palmas dans une banlieue pauvre de la ville de Fortaleza. Fondée sur un processus d’auto-organisation communautaire, la Banque Palmas est à l’origine de la création d’un système de microcrédits populaires et solidaires incluant la mise en circulation d’une monnaie sociale. En voulant se démarquer d’une approche isolée de microcrédit, elle cherche à affirmer une action stratégique de construction de réseaux locaux d’économie solidaire visant la création de revenus et d’emploi pour la communauté. D’une part, ce texte propose de comprendre le système Palmas comme un mécanisme de finances solidaires, incluant une monnaie sociale comme outil stratégique de développement territorial. D’autre part, il met en exergue les résultats de deux études analysant les contributions de la Banque Palmas en termes d’inclusion économique.

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
Auteur(s): 
Genauto Carvalho de França Filho, Ariádne Scalfoni Rigo, Jeová Torres Silva Junior et Camille Meyer

Histoire et actualité des coopératives de consommateurs au Japon: un modèle unique?

La réussite des coopératives de consommation au Japon se mesure moins à leur chiffre d’affaires qu’à leur impact positif sur la société. Ce dynamisme actuel, sans équivalent dans le monde, résulte des caractéristiques propres développées par le mouvement après la Seconde Guerre mondiale: la forte implication dans les groupes Han des femmes, soucieuses de la qualité de l’alimentation dans un environnement industriel dégradé ; les choix stratégiques des dirigeants, visant à répondre aux besoins sociaux. Ces dernières années, les coopératives ont ainsi étendu leur activité à l’assistance aux personnes âgées et handicapées. Retraçant leur évolution historique, l’auteur souligne que ces organisations se sont fréquemment heurtées à l’hostilité des commerçants et que la législation ne leur pas été favorable. Il s’agit donc bien d’un mouvement social, qui doit sa vitalité remarquable à la capacité de mobilisation de ses membres et non à un soutien institutionnel.

Numéro de revue: 
324
Année de publication: 
2012
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recma324_akira_087104.pdf482.35 Ko
Auteur(s): 
Akira Kurimoto

DOSSIER: L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ET LE TRAVAIL

Travaille-t-on réellement autrement dans l’économie sociale et solidaire ? Telle était la question sous-jacente des XIes rencontres du Réseau inter-universitaire de l’économie sociale et solidaire (Riuess), qui se sont tenues à Poitiers en juin 2011?

Réinterroger l’ESS sur ses conceptions et pratiques vis-à-vis du travail

Au cours de la seconde moitié du xixe siècle, l’économie sociale s’est largement construite autour de la « question sociale » et de la volonté des mouvements socialistes, ouvriers, chrétiens sociaux ou humanistes d’améliorer le sort des travailleurs et de contribuer à leur émancipation. Aujourd’hui encore, l’économie sociale revendique « un régime particulier d’appropriation, de distribution ou de répartition des gains » (Charte de l’économie sociale, Cnlamca, 1980), se veut « génératrice d’emplois de qualité comme d’une meilleure qualité de vie et propose un cadre adapté aux nouvelles formes d’entreprise et de travail » (déclaration de principes de la Conférence européenne permanente des coopératives, mutualités, associations et fondations, 2001). De son côté, durant les années 80, l’économie solidaire a émergé dans une situation d’exclusions durables du marché du travail et d’exploitation des petits producteurs, au Sud comme au Nord, par les grandes firmes capitalistes. Elle s’est proposé pour projet de « recréer un triangle vertueux entre l’emploi, la cohésion sociale et la démocratie participative » (Manifeste de l’économie solidaire, 2006) et de « créer et/ou consolider des emplois en veillant à leur qualité, à leur pérennité et à leur professionnalisation » (France active, 2005). La crise économique majeure actuelle provoque une profonde dégradation des conditions d’emploi et de travail : progression du chômage, précarisation des contrats, accroissement des inégalités de rémunération, absence de négociations collectives… Dans ce contexte, il a semblé opportun au comité de pilotage du Riuess de réinterroger l’économie sociale et solidaire sur ses conceptions et pratiques vis-à-vis du travail. Les quatre textes retenus dans ce dossier de la Recma témoignent, au-delà des champs disciplinaires différents de leurs auteurs, de la diversité des approches méthodologiques possibles et des principaux questionnements récurrents au sein des communications, des tables rondes et des débats pendant les XIes rencontres;

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_042043.pdf394.96 Ko
Auteur(s): 
Gilles Caire

« L’ENVIE DE MARCHER ENSEMBLE » : L’ALLIANCE DES COOPÉRATIVES ITALIENNES

Une année est passée déjà depuis le 27 janvier 2011, journée historique pour le mouvement coopératif italien, avec la constitution de l’Alliance des coopératives italiennes, la coordination stable des trois centrales coopératives les plus représentatives, c’est-àdire l’Association générale coopératives italiennes (AGCI, www.agci.it), Confcooperative (www.confcooperative.it) et Legacoop (www.legacoop. it). L’événement a revêtu une signification particulière à l’occasion du 125 e anniversaire de la constitution de la Fédération nationale des coopératives (qui en 1 893 est devenu la Ligue nationale des coopératives italienne) et surtout des 150 ans de l’unité de l’Italie : l’idée coopérative commençait en effet à gagner notre pays au moment où s’achevait son processus d’unification nationale. Nous pouvons aussi interpréter cet événement comme un exemple de « l’envie de marcher ensemble » face « au déclin du cycle de la subjectivité et du dynamisme individuel » qui caractérise l’ère Berlusconi, selon l’expression du sociologue Giuseppe De Rita. Un signal analogue était venu quelques mois auparavant, le 10 mai 2010, avec la constitution de Rete Imprese Italia (Réseau entreprises Italie), qui a réuni les cinq organisations de l’artisanat et du commerce Ces deux initiatives montrent un processus de simplification et de cohésion de l’associationnisme entrepreneurial italien, qui favorise la coopération et la participation et témoigne d’une responsabilité majeure des corps intermédiaires dans un cadre très complexe de crise politique et économique. Après un rapide regard historique du mouvement coopératif italien, nous chercherons à décrire les objectifs et le fonctionnement de l’Alliance des coopératives italiennes, avant de présenter les défis qu’elle devra relever. En préalable, une présentation synthétique de la nouvelle organisation s’impose (tableau 1, en page précédente) : l’alliance regroupe 43 500 entreprises coopératives, avec 12 millions de membres, 1,1 million d’emplois et un chiffre d’affaires global d’environ de 127 milliards d’euros. Cela correspond à 7,3 % du produit intérieur brut national. Elles représentent 12,9 % des guichets bancaires et la quatrième force bancaire, 30 % de la consommation et de la distribution commerciale, 50 % de l’agroalimentaire et 90 % de la coopération engagée dans le secteur social.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_034041.pdf455.2 Ko
Auteur(s): 
Enzo Pezzini

HABITAT GROUPÉ ET ORGANISMES HLM : UNE UTOPIE RÉALISABLE ET REPRODUCTIBLE?

L’Association pour le développement de l’économe sociale et solidaire (Adess) a pour mission de déterminer, d’initier et de mettre en oeuvre des stratégies de coopération et de développement du réseau des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) du pays de Brest. Dans le cadre de ses missions, elle a souhaité travailler sur l’habitat groupé, qui, bien qu’expérimental en France, connaît un succès grandissant. Plus précisément, nous nous sommes engagés sur une étude de faisabilité juridique étudiant la relation complexe entre les porteurs de projets d’habitat groupé et les organismes HLM. L’habitat groupé, tel que nous avons pu le définir, se désigne comme tout projet collectif de logements (en accession à la propriété ou en location, avec ou sans mise en place de logements conventionnés) dont les habitants s’impliquent dans la promotion et la gestion (mutualisation des finances, des espaces, des services, du temps…) pour créer un lieu de vie solidaire, écologique, adapté et pérenne. Le meilleur moyen, pour les porteurs de projet, de parvenir à constituer ce lieu de vie est de travailler en collaboration avec des organismes HLM, dans la mesure où ceux-ci doivent répondre aux mêmes problématiques.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_029033.pdf394.78 Ko
Auteur(s): 
Emilie Cariou

LA LÉGISLATION SUR LES COOPÉRATIVES DE CRÉDIT EN ESPAGNE

En 2010, le système bancaire espagnol comptait 160 banques résidentes, 36 caisses d’épargne et 80 coopératives de crédit. Les coopératives de crédit sont définies par la législation comme des sociétés dont l’objet social est de répondre aux besoins financiers de leurs associés et des tiers par le biais de l’exercice des activités spécifiques des établissements de crédit. En Espagne, elles se répartissent entre les caisses rurales et les caisses populaires et professionnelles, selon la composition de leur sociétariat et leur but poursuivi. Au fil de leur histoire, le jeu des fusions a engendré une réduction du nombre des entités, qui est passé de plus de 1 000 au début de la Guerre civile (1936) à 80 en 2010. Cette réduction est due aux transformations des coopératives de crédit en sections de crédit, aux absorptions par des coopératives, des banques et des caisses d’épargne, aux fusions, aux transformations et aux liquidations.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_024028.pdf395.59 Ko
Auteur(s): 
Gemma Fajardo García

LE DYNAMISME ASSOCIATIF EN MILIEU RURAL, EXEMPLE DU PLATEAU DE MILLEVACHES

La connaissance du monde associatif en milieu rural n’a guère mobilisé les chercheurs ces dernières décennies. Quelques travaux du Comité d’étude et de liaison des associations à vocation agricole et rurale (Celavar) et de chercheurs universitaires émaillent les années 90 et 2000, mais aucun ne comporte d’aspects quantitatifs, notamment sur la création d’associations. Les seules données récentes disponibles ont été produites par certaines chambres régionales de l’économie sociale (Cres), mais elles portent uniquement sur les associations employeurs, ignorant ainsi plus de 80 % des associations.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_016023.pdf449.2 Ko
Auteur(s): 
Christian Vaillant

DÉPASSER LE SALARIAT POUR PASSER À L’ÉCONOMIE SOLIDAIRE. L’opportunité du revenu d’existence

L’économie solidaire est porteuse d’une ambition forte : démocratiser l’économie. Cette ambition réclame une réforme d’ampleur du capitalisme, ce qui n’est possible qu’en s’affranchissant du salariat. Comment s’affranchir du salariat ? Les initiatives solidaires, d’un côté, le revenu d’existence, de l’autre, sont deux réponses. Mais, et c’est l’argument central de notre travail, ces deux réponses sont incomplètes l’une sans l’autre et trouvent une force nouvelle dans une société de la connaissance en émergence.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_096112.pdf663.85 Ko
Auteur(s): 
Eric Dacheux et Daniel Goujon

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