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HABITAT GROUPÉ ET ORGANISMES HLM : UNE UTOPIE RÉALISABLE ET REPRODUCTIBLE?

L’Association pour le développement de l’économe sociale et solidaire (Adess) a pour mission de déterminer, d’initier et de mettre en oeuvre des stratégies de coopération et de développement du réseau des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) du pays de Brest. Dans le cadre de ses missions, elle a souhaité travailler sur l’habitat groupé, qui, bien qu’expérimental en France, connaît un succès grandissant. Plus précisément, nous nous sommes engagés sur une étude de faisabilité juridique étudiant la relation complexe entre les porteurs de projets d’habitat groupé et les organismes HLM. L’habitat groupé, tel que nous avons pu le définir, se désigne comme tout projet collectif de logements (en accession à la propriété ou en location, avec ou sans mise en place de logements conventionnés) dont les habitants s’impliquent dans la promotion et la gestion (mutualisation des finances, des espaces, des services, du temps…) pour créer un lieu de vie solidaire, écologique, adapté et pérenne. Le meilleur moyen, pour les porteurs de projet, de parvenir à constituer ce lieu de vie est de travailler en collaboration avec des organismes HLM, dans la mesure où ceux-ci doivent répondre aux mêmes problématiques.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_029033.pdf394.78 Ko
Auteur(s): 
Emilie Cariou

LA LÉGISLATION SUR LES COOPÉRATIVES DE CRÉDIT EN ESPAGNE

En 2010, le système bancaire espagnol comptait 160 banques résidentes, 36 caisses d’épargne et 80 coopératives de crédit. Les coopératives de crédit sont définies par la législation comme des sociétés dont l’objet social est de répondre aux besoins financiers de leurs associés et des tiers par le biais de l’exercice des activités spécifiques des établissements de crédit. En Espagne, elles se répartissent entre les caisses rurales et les caisses populaires et professionnelles, selon la composition de leur sociétariat et leur but poursuivi. Au fil de leur histoire, le jeu des fusions a engendré une réduction du nombre des entités, qui est passé de plus de 1 000 au début de la Guerre civile (1936) à 80 en 2010. Cette réduction est due aux transformations des coopératives de crédit en sections de crédit, aux absorptions par des coopératives, des banques et des caisses d’épargne, aux fusions, aux transformations et aux liquidations.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_024028.pdf395.59 Ko
Auteur(s): 
Gemma Fajardo García

LE DYNAMISME ASSOCIATIF EN MILIEU RURAL, EXEMPLE DU PLATEAU DE MILLEVACHES

La connaissance du monde associatif en milieu rural n’a guère mobilisé les chercheurs ces dernières décennies. Quelques travaux du Comité d’étude et de liaison des associations à vocation agricole et rurale (Celavar) et de chercheurs universitaires émaillent les années 90 et 2000, mais aucun ne comporte d’aspects quantitatifs, notamment sur la création d’associations. Les seules données récentes disponibles ont été produites par certaines chambres régionales de l’économie sociale (Cres), mais elles portent uniquement sur les associations employeurs, ignorant ainsi plus de 80 % des associations.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_016023.pdf449.2 Ko
Auteur(s): 
Christian Vaillant

DÉPASSER LE SALARIAT POUR PASSER À L’ÉCONOMIE SOLIDAIRE. L’opportunité du revenu d’existence

L’économie solidaire est porteuse d’une ambition forte : démocratiser l’économie. Cette ambition réclame une réforme d’ampleur du capitalisme, ce qui n’est possible qu’en s’affranchissant du salariat. Comment s’affranchir du salariat ? Les initiatives solidaires, d’un côté, le revenu d’existence, de l’autre, sont deux réponses. Mais, et c’est l’argument central de notre travail, ces deux réponses sont incomplètes l’une sans l’autre et trouvent une force nouvelle dans une société de la connaissance en émergence.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_096112.pdf663.85 Ko
Auteur(s): 
Eric Dacheux et Daniel Goujon

LE DIALOGUE SOCIAL DANS LES ORGANISATIONS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE

Cette communication s’attache à comprendre les difficultés du dialogue social dans les organisations de l’économie sociale, sans chercher à en décrire les modalités pratiques et les différentes formes (consultation, négociation collective…). La présentation des rares études régionales réalisées par les syndicats d’employeurs de l’économie sociale permet de conclure à une faible présence des institutions représentatives du personnel dans le secteur, dominé par des petites associations. Surtout, ces études mettent en lumière la complexité d’un dialogue social dans des organisations dominées par la place du sociétaire ou du militant et non du salarié. La présente étude revient donc sur les origines historiques et politiques de ces structures qui ambitionnaient l’abolition du salariat et, partant, formule l’hypothèse d’une filiation et d’une cohérence, plutôt que d’une rupture et d’une contradiction.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_082095.pdf675.27 Ko
Auteur(s): 
Gilles Rivet

LE SENS DU TRAVAIL À LA CROIX-ROUGE FRANÇAISE Entre engagement pour la cause et engagement dans le travail

Au travers de la perception des salariés et des bénévoles de la Croix- Rouge française (CRF), l’article met en évidence les tensions et les ambivalences du « sens du travail » dans les organisations de l’économie sociale et solidaire. Pour les salariés qualifiés, travailler à la CRF est clairement un choix rationnel, tandis que pour d’autres (qualifiés ou non), c’est un choix contraint par l’absence d’alternative sur le marché du travail local. Pour les bénévoles, le sens de l’engagement à la CRF est résolument pluriel (entre vocation, carrière et quête identitaire) et fortement lié à leur trajectoire personnelle. Un sentiment est au contraire largement partagé par tous les bénévoles, les élus comme ceux de terrain : celui d’être soumis, dans leur travail quotidien, à une exigence de professionnalisation de plus en plus forte et à des contraintes très proches de celles des salariés (charge de travail, flexibilité, respect de normes).

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_064081.pdf660.54 Ko
Auteur(s): 
Monique Combes-Joret et Laëtitia Lethielleux

LA QUALITÉ DE L’EMPLOI DANS L’ESS. Etude exploratoire sur la région des Pays de la Loire

A partir des premiers résultats d’une exploitation des déclarations annuelles de données sociales (DADS), l’article cherche à caractériser les emplois offerts dans les organisations d’ économie sociale et solidaire (ESS) des Pays de la Loire. Il donne également des informations sur les salariés qui occupent ces postes. L’ étude est réalisée avec le souci de comparer l’ESS aux autres secteurs de l’économie. Les domaines de la culture et de l’action sociale et médico-sociale font l’objet d’une attention plus particulière. Globalement considérée, l’ESS paraît avoir une part plus importante de « petits boulots », une moindre présence des temps complets et des contrats à durée indéterminée. Les salaires horaires y sont comparables à ceux du secteur public, mais inférieurs à ceux des sociétés privées à but lucratif, notamment pour les cadres supérieurs. L’examen des domaines de la culture et du social et médico-social fait cependant apparaître que les systèmes d’emploi et les performances de l’ESS en matière de qualité d’emploi sont très disparates.

Numéro de revue: 
323
Année de publication: 
2012
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recma323_2012_044063.pdf723.92 Ko
Auteur(s): 
Franck Bailly, Karine Chapelle et Lionel Prouteau

FINANCE SOLIDAIRE : CARACTÉRISTIQUES ET USAGES D’UNE GRILLE D’ÉVALUATION DANS LA DÉCISION D’INVESTISSEMENT

A travers une recherche intervention, l’article analyse la grille d’évaluation utilisée par les membres d’un comité d’engagement lors du processus d’investissement solidaire. L’étude de ses caractéristiques et de sa fonction permet de comprendre les critères de choix de l’investissement solidaire. Les critères principaux sont fondés sur l’évaluation de l’utilité collective et sur la promotion du développement endogène. Ils reflètent la structure du fonds et son attachement à des valeurs de l’économie solidaire. L’analyse de son utilisation montre que l’outil, grâce à l’évaluation commune des critères, permet à chaque membre du réseau d’exprimer ses objectifs prioritaires et de pondérer les critères financiers et sociaux de manière à aboutir à une décision collective.

Numéro de revue: 
322
Année de publication: 
2011
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recma322_096114.pdf500.69 Ko
Auteur(s): 
Pascale Terrisse, Muriel Jougleux

LES COMPORTEMENTS OPPORTUNISTES DANS LA COOPÉTITION Le cas de l’Union nationale des coopératives d’élevage et d’insémination animale

Dans la vie des affaires, il est de plus en plus fréquent d’assister à des alliances apparemment contre nature avec des concurrents, lorsqu’il est nécessaire d’unir les forces pour développer un avantage compétitif à l’ échelle collective. Pour une entreprise, cette coopétition (coopération entre concurrents) est paradoxale, car elle vise à renforcer la performance avec l’aide des concurrents, pour essayer ensuite de gagner des parts de marché à leur détriment. La coopétition repose ainsi sur le transfert de compétences et sur la mutualisation des ressources technologiques, avec le risque que ce partenariat soit exploité de façon opportuniste lorsque la concurrence reprend ses droits. L’objectif de l’article vise justement à examiner cette question, à savoir comment une firme construit et préserve un avantage compétitif en collaborant avec ses concurrents, sans que cet avantage collectif soit finalement remis en question par des stratégies opportunistes. Pour répondre à cette question, nous traiterons du cas de l’Union nationale des coopératives agricoles d’élevage et d’insémination animale (Unceia).

Numéro de revue: 
322
Année de publication: 
2011
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recma322_080095.pdf537.96 Ko
Auteur(s): 
Christophe Assens

ASSOCIATIONS DE SOLIDARITÉ ET STRATÉGIES DE RECONNAISSANCE Une diversité de réponses associatives aux pressions institutionnelles

En prenant appui sur deux cadres théoriques étudiant la relation des organisations à leur environnement, cet article fournit dans un premier temps une analyse exploratoire des stratégies de reconnaissance déployées par les associations de solidarité dans le nouveau contexte de rationalisation des ressources publiques. Une analyse factorielle permet dans un second temps de préciser comment ces stratégies structurent les comportements associatifs. Une typologie des associations en fonction de leurs comportements stratégiques est alors proposée.

Numéro de revue: 
322
Année de publication: 
2011
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recma322_062079.pdf490.57 Ko
Auteur(s): 
Céline Marival

PROFESSIONNALISATION DES DIRECTEURS ASSOCIATIFS PAR LA FORMATION CONTINUE EN ALTERNANCE Le cas d’un réseau d’associations familiales

Cette communication cherche à apporter des éclairages sur la professionnalisation des structures de l’économie sociale et solidaire, à partir des enseignements d’un partenariat implicite mis en place avec un réseau d’associations familiales. Tout d’abord, nous verrons que la construction d’un dispositif de professionnalisation de dirigeants s’appuie sur la conjonction de cinq facteurs : la pression de l’obligation juridique, la prise en compte des besoins des futurs apprenants, le soutien d’un réseau national, la volonté des apprenants de se retrouver entre eux et, enfin, la réponse de l’organisme de formation, qui a su adapter un dispositif existant aux spécificités de cette promotion. Ensuite, nous avons pu montrer que la professionnalisation de dirigeants de structures de l’ESS à travers une formation repose également sur trois éléments du dispositif pédagogique : le groupe d’apprenants, le projet conduit dans le cadre de la formation et le mémoire professionnel réalisé pour valider une partie du diplôme.

Numéro de revue: 
322
Année de publication: 
2011
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recma322_047061.pdf493.01 Ko
Auteur(s): 
Nadine Dubruc, Marylène Badour

QUELLES SONT LES SPÉCIFICITÉS DU MANAGEMENT DES BANQUES COOPÉRATIVES ?

S’il est courant d’étudier les spécificités de la gouvernance des banques coopératives, peu d’éléments existent quant aux particularités que l’on rencontre dans le management des salariés de ces établissements. Les banques coopératives se sont développées à partir d’une bonne connaissance du financement de l’économie locale. Comment cette connaissance se traduit-elle dans le fonctionnement quotidien de ces établissements ? Existe-t-il plus de délégation au niveau local ? Quelles en sont les conséquences en termes de système d’incitation et d’évaluation des performances ? Notre étude se propose, à partir de la grille de lecture de la théorie de l’architecture organisationnelle, d’analyser le pouvoir de délégation, le système d’incitation et le système d’évaluation des performances de 72 responsables, travaillant dans 29 établissements différents. La comparaison consiste à décrire les pratiques managériales recensées auprès de ces responsables d’agence en scindant l’échantillon entre banques coopératives et banques de type SA. L’examen des résultats permet d’effectuer plusieurs constats : un pouvoir de délégation accru dans les banques coopératives, une pression commerciale plus forte dans les banques SA, des pratiques de rémunération comparables et une pression financière plus forte dans les banques coopératives.

Numéro de revue: 
322
Année de publication: 
2011
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recma322_027046.pdf604.59 Ko
Auteur(s): 
Christine Marsal

LES COOPÉRATIVES AU MAROC : ENJEUX ET ÉVOLUTIONS

A travers leurs valeurs de démocratie, de solidarité, de partage et d’entraide, les coopératives jouent un rôle de plus en plus important dans le développement économique et social du Maroc. Leur attractivité croît surtout depuis 2005, année du lancement de l’Initiative nationale du développement humain (INDH) encourageant la création et la pérennisation des structures de l’économie sociale et solidaire. La présente contribution traite des enjeux de l’entrepreneuriat coopératif, examine les appuis institutionnel et fiscal offerts par l’Etat marocain aux coopératives et présente enfin le poids économique et social des coopératives dans l’économie marocaine.

 

Numéro de revue: 
322
Année de publication: 
2011
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recma322_023026.pdf363.29 Ko
Auteur(s): 
Saïd Ahrouch

SYNDICALISME ET ESS : L’EXPÉRIENCE QUÉBÉCOISE

Les syndicats de travailleurs du Québec soutiennent l’économie sociale et solidaire (ESS). Ils ont créé des fonds d’investissement et des caisses d’épargne et de crédit. Une organisation syndicale en particulier, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), a été à l’avant-garde de ces activités. L’auteur, militant à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) au niveau local, régional et national de 1968 à 1994, aborde ici la question du rôle des syndicats dans le renforcement de l’économie solidaire.

Numéro de revue: 
322
Année de publication: 
2011
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recma322_016022.pdf371.21 Ko
Auteur(s): 
Yvon Poirier

COLLABORATIONS VERTUEUSES ENTRE COOPÉRATIVES ET MUNICIPALITÉS. Le cas historique de l’Emilie-Romagne après la Seconde Guerre mondiale

Dans cet article, Tito Menzani analyse les synergies historiques entre l’action politique municipale et cette forme entrepreneuriale particulière qu’est la société coopérative en Emilie-Romagne, l’un des bastions mondiaux de la coopération, de la fin de la Seconde Guerre mondiale au début des années 70. Les relations entre le monde coopératif et les administrations publiques ont été particulièrement étroites, voire exclusives, entre 1943 et 1950. Soutenue par les diverses forces politiques progressistes, et particulièrement par le Parti communiste en Emilie-Romagne, la coopération a joué un rôle de premier plan dans la reconstruction morale et matérielle du pays. Les coopératives ont contribué à la modernisation des campagnes et du commerce et à résorber la crise du logement. A partir des années 60, le mouvement coopératif n’est devenu qu’un des diff érents interlocuteurs des administrations publiques locales, avec lesquelles il a continué à partager une même volonté de justice sociale. L’auteur soutient la thèse selon laquelle cette collaboration a été un vecteur de moralisation de la vie publique dans les territoires, du fait de l’exigence éthique qui sous-tend la pratique coopérative.

Numéro de revue: 
321
Année de publication: 
2011
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recma321_099111.pdf167.75 Ko
Auteur(s): 
Tito Menzani

OPINIONS SUR LES ASSOCIATIONS ET AFFINITÉS POLITIQUES

Cet article étudie l’influence des caractéristiques individuelles sur les opinions exprimées à l’égard des associations. Deux enquêtes récentes sont utilisées pour conduire l’analyse, qui fait apparaître que, dans l’ensemble, le niveau de confiance accordée aux associations est élevé. Néanmoins, au sein de la population, le degré de cette confiance est susceptible de varier, comme divergent plus généralement les opinions exprimées sur le monde associatif. L’investigation réalisée montre que les caractéristiques socioprofessionnelles des individus expliquent de manière limitée ces différences, lesquelles sont en revanche plus sensibles à l’orientation politique. Sur ce plan apparaît une opposition entre l’électorat de gauche et celui de droite, le second se révélant plus prudent que le premier à l’égard des associations. Pourtant, l’orientation politique n’influence guère la participation associative. Aussi l’article propose-t-il d’interpréter ce résultat comme la traduction d’une réserve exprimée par l’électorat de droite à l’encontre de modes protestataires d’expression qu’empruntent certaines associations dans l’espace public.

Numéro de revue: 
321
Année de publication: 
2011
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recma321_081098.pdf186.65 Ko
Auteur(s): 
Lionel Prouteau

AU-DELÀ DU CONTRAT : LA MOBILISATION DU CONCEPT DE VALEUR DE LIEN DANS LA RELATION SOCIÉTAIRE-MUTUELLE D’ASSURANCE. Le cas Macif

Le contexte de changement global dans les rapports entre acteurs de la consommation caractérisé par l’eff acement des frontières entre l’économique et le social préfi gure une transformation du lien social et pose la question de la valeur issue de l’échange marchand. Dans le secteur mutualiste, les parties prenantes entretiennent des relations spécifi ques qui dépassent la relation de consommation classique, et apportent à l’échange marchand, au-delà d’une valeur d’échange et d’une valeur d’usage, une « valeur de lien ». Dans cet article, par la mobilisation du concept de valeur de lien, nous montrons qu’à travers la circulation d’un certain type de bien il peut y avoir une création de valeur qui n’est pas liée aux spécifi cités assurancielles, mais à la qualité de la relation mutualiste. Pour ce faire, nous développons une analyse de l’interaction entre les personnels en contact et les sociétaires d’une société d’assurance mutualiste, la Macif. Nos résultats révèlent que, dans la relation contractuelle, ce qui est visé, c’est l’établissement d’une relation éthique entre les partenaires. Nous montrons en eff et que, pour créer de la valeur de lien, il faut être capable de « tempérer l’altérité créée par le contrat » et qu’une des conditions est l’autonomie laissée aux personnels en contact avec les sociétaires, parce que la relation s’inscrit dans les enjeux réciproques de la reconnaissance.

Numéro de revue: 
321
Année de publication: 
2011
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recma321_062080.pdf231.83 Ko
Auteur(s): 
Juliette Weber

SCOP CÔTÉ NATURE BIO : UN EXEMPLE COOPÉRATIF CONFRONTÉ AUX RÉALITÉS DU MARCHÉ DANS UNE ÉCONOMIE PLURIELLE EN DEVENIR

L’exemple de Côté nature bio (CNB), petite entreprise roannaise spécialisée dans la fabrication de vêtements en coton biologique issu du commerce équitable, illustre la diffi culté qu’éprouvent les coopératives, dans une économie plurielle, à ne pas négliger leur performance économique (dérive militante, risque de faillite) et, concomitamment, à ne pas délaisser leurs objectifs politiques (dérive économiciste, risque de banalisation).

Numéro de revue: 
321
Année de publication: 
2011
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recma321_050061.pdf148.91 Ko
Auteur(s): 
Jacques Poisat, Daniel Goujon et Jean-Luc Mieszczak

DIVERSITÉ DES ORGANISATIONS DANS LES ÉCONOMIES DE MARCHÉ, RÔLE DES COOPÉRATIVES ET DES ENTREPRISES SOCIALES Plaidoyer en faveur d’un pluralisme économique

Les approches économiques dominantes ont jusqu’à présent minimisé et marginalisé le rôle que jouent les entreprises coopératives et sociales dans les économies de marché contemporaines. Ce manque d’attention est certainement dû au fait qu’il est diffi cile d’appliquer aux coopératives et aux entreprises sociales deux des présupposés fondateurs des théories orthodoxes sur la micro-économie (la participation exclusive d’individus ayant à coeur leur intérêt propre, d’une part, et la maximisation des profi ts, d’autre part) comme uniques objectifs de l’entreprise. L’inadéquation entre la théorie et la réalité a mené à une sous-estimation du potentiel de croissance, du poids et du rôle des coopératives et des entreprises sociales. Les théories institutionnalistes ne sont pas parvenues non plus à expliquer la persistance et la croissance de ce type d’entreprise. Ainsi, nous proposons d’élargir les hypothèses des modèles économiques dominants et de considérer les entreprises comme des mécanismes de coordination des activités économiques, dont les parties prenantes sont motivées par des fi nalités diverses et affi chent des préférences complexes. Pour gérer cette complexité des motivations et des comportements, les coopératives et les entreprises sociales développent des modes d’organisation spécifi ques. Il est courant que les objectifs qu’elles poursuivent soient ambigus : elles peuvent envisager la propriété privée tout en ayant des objectifs de bénéfi ces mutuels et de bien commun soutenus par des préférences altruistes.

Numéro de revue: 
321
Année de publication: 
2011
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recma321_032049.pdf199.4 Ko
Auteur(s): 
Carlo Borzaga, Sara Depedri et Ermanno Tortia

Dossier "Le monde coopératif dans une économie plurielle : le problème de l’attractivité"

Le dossier qui suit est constitué d’une sélection de quatre textes parmi les soixante-trois présentés lors du dernier colloque européen du comité de recherche de l’Alliance coopérative internationale (ACI), qui s’est tenu à l’université Lumière-Lyon 2 les 2, 3 et 4 septembre 2010 (1). L’appel à communications a concentré les débats sur le thème des contributions des coopératives à une économie plurielle (2). Trois grands secteurs ou types d’activité ont été particulièrement l’objet de travaux : les coopératives dans la banque et les services financiers, les coopératives agricoles et dans le monde rural et les coopératives de production. Par ailleurs, trois ensembles de questions ont traversé les débats : sur les règles européennes et nationales en matière de concurrence, d’aides publiques et de fiscalité, sur la mise en oeuvre du statut de société coopérative européenne et sur les contributions des coopératives au développement local. Finalement, la question de la pluralité a largement renvoyé à celle de l’attractivité du monde coopératif, qui entremêle plusieurs dimensions de l’articulation des coopératives avec leur environnement et qui est ainsi la question centrale de la pluralité économique vue dans une perspective dynamique. C’est sur ce point à la fois central et transversal que cette courte présentation met l’accent.


(1) Organisé par un partenariat entre le Lefi (Laboratoire d’économie de la firme et des institutions, désormais inclus dans l’UMR Triangle) et la Cress Rhône-Alpes, il a précédé de peu l’ouverture de la chaire d’entrepreneuriat en ESS à l’université Lumière-Lyon 2. Il a été soutenu par la Fondation du Crédit coopératif, le Crédit mutuel, la CGScop, La NEF, la Caisse d’épargne Rhône-Alpes, le Collège coopératif Rhône-Alpes, la ville de Lyon, le conseil régional Rhône-Alpes et le Grand Lyon.

(2) L’appel à communications, le programme ainsi que la liste des textes présentés sont disponibles sur www.cress-rhone-alpes.org/cress/rubrique.php3?id_rubrique=122.

Numéro de revue: 
320
Année de publication: 
2011
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recma320_024025.pdf331.31 Ko
Auteur(s): 
Jérôme Blanc et Denis Colongo

Vers de nouveaux rapports du développement agricole au territoire. Agir ensemble pour devenir autonomes

Cet article questionne la territorialisation des actions de développement agricole local. Deux projets sont comparés : l’association des éleveurs des vallées angevines et la construction d’une presse à huile végétale pure au sein d’une coopérative d’utilisation de matériel agricole (Cuma) départementale. Ces deux projets revendiquent une certaine démarche de qualité agricole fondée sur des pratiques de production et un fonctionnement collectif, sans toutefois s’inscrire dans les labellisations officielles reconnues. Ils sont fortement déterminés par une volonté locale d’autonomie agricole et de relocalisation de valeur ajoutée. Pour autant, ces projets présentent deux itinéraires divergents de construction territoriale de l’action de développement : préconstruit des zonages environnementaux et périmètre contraint, d’une part, et co-construction territoriale, d’autre part. Ces dynamiques territoriales résultent des effets conjugués des institutions locales ou agricoles et de l’inscription des acteurs engagés dans des réseaux sociaux locaux. Dans cet article, nous montrons comment les porteurs de projets locaux contribuent à transformer le paysage institutionnel du développement agricole en mettant en place des partenariats originaux sur le territoire.

Numéro de revue: 
320
Année de publication: 
2011
Fichier attachéTaille
recma320_099115.pdf670.45 Ko
Auteur(s): 
Geneviève Pierre et Bertille Thareau

De la longévité coopérative. Une étude de la survie des coopératives agricoles françaises

Le paysage coopératif agricole est en forte transformation depuis de nombreuses années, entre disparitions, fusions et consolidations. Différents travaux théoriques ont tenté de proposer une explication des particularités coopératives en termes d’efficacité et de capacité à survivre. Nous en présentons ici les grandes propositions de recherche. Notre travail est centré sur une contribution empirique. A ce titre, la mobilisation de méthodes simples d’analyse de survie permet de mettre en évidence une dynamique temporelle favorable aux coopératives vis-à-vis des autres entreprises avec lesquelles elles sont en concurrence. Cette dynamique s’accompagne de trajectoires sectorielles particulières et de dynamiques spécifiques suivant les régions. En conclusion, nous proposons quelques pistes d’explication de ces dynamiques.

Numéro de revue: 
320
Année de publication: 
2011
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recma320_082098.pdf738.6 Ko
Auteur(s): 
Myriam Carrère, Iragaël Joly et Damien Rousselière

La coopération en Slovénie : entre reconnaissance et déni

Cet article propose un aperçu historique du fait coopératif en Slovénie depuis la fin du xixe siècle, principalement sous l’angle juridique. Le pays a en effet connu de profonds bouleversements politiques qui ont marqué le développement des coopératives. La première partie revient sur un siècle de coopération, de l’influence austro-hongroise à l’indépendance du pays et à son entrée dans l’Union européenne, en passant par l’ère soviétique et l’affirmation d’une voie socialiste autogestionnaire sous Tito. La seconde partie de l’article s’ouvre sur les évolutions législatives en cours suite à l’application du règlement de la société coopérative européenne (SCE) et, en présentant un panorama contemporain de l’économie coopérative en Slovénie, soulève des problèmes non résolus tels que la diversification des coopératives (accès à diverses activités), l’égalité de traitement dans le système des aides d’Etat et les modalités des dispositifs d’incitation et de contrôle pour les coopératives à capital indivisible.

Numéro de revue: 
320
Année de publication: 
2011
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recma320_069081.pdf469.7 Ko
Auteur(s): 
Franci Avsec et Primož Žerjav

A la marge ou grand public : conséquences de la politique d’insertion financière sur le développement des coopératives d’épargne et de crédit au pays de Galles

Cet article se fonde sur des recherches empiriques menées sur les performances financières et opérationnelles des coopératives d’épargne et de crédit (CEC) au pays de Galles. Cette recherche s’intéresse au soutien financier du Parlement gallois et du gouvernement britannique et aux conséquences qu’aura le programme d’insertion financière sur l’espace économique et social occupé par les coopératives d’épargne et de crédit. Cet article met l’accent sur un aspect particulier de la recherche : les entretiens réalisés avec des acteurs clés, des décideurs et des politiciens. Le mouvement naissant des coopératives d’épargne et de crédit s’est développé sous les bons auspices d’un gouvernement décentralisé. Cependant, les chercheurs remarquent que se préoccuper d’un programme d’insertion financière tout en se battant pour devenir des institutions financières coopératives indépendantes non seulement met à rude épreuve la performance financière et opérationnelle des coopératives d’épargne et de crédit, mais présente aussi des défis particuliers en termes d’orientation stratégique, de gestion et de gouvernance pour ces organisations en plein essor. A cet égard, cet article constitue une pièce de taille dans le puzzle du développement des CEC en Grande-Bretagne.

Numéro de revue: 
320
Année de publication: 
2011
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recma320_052068.pdf477.7 Ko
Auteur(s): 
Jan Myers, Molly Scott-Cato et Paul A. Jones

Le soutien de l’Etat aux coopératives de transport israéliennes, à l’origine de la perte des valeurs coopératives dans le contexte néolibéral

Jusqu’en 2000, 97 % des bus israéliens étaient gérés par des coopératives. Les coopératives de transport sont encore de loin les principaux opérateurs dans le domaine des transports publics du pays, mais l’orientation néolibérale du gouvernement a visé dès lors à créer un marché compétitif en encourageant leur démutualisation. Le secteur a été transformé en un marché fragmenté de monopoles de petite envergure, contrôlés par des sociétés capitalistes. En quoi les coopératives sont-elles concernées par la privatisation ? Les chantres de la privatisation en Israël défendent l’idée que ce ne sont pas seulement les entreprises d’Etat qui ne sont pas efficientes, mais plutôt l’ensemble des entreprises non capitalistes. La campagne publique initiée par le nouveau gouvernement suggérait que les employés du secteur public percevaient des salaires trop élevés pour un service de faible qualité et que les citoyens pourraient recevoir davantage en payant moins.

Numéro de revue: 
320
Année de publication: 
2011
Auteur(s): 
Yifat Solel

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