Y a-t-il un modèle européen du secteur sans but lucratif ?

Revenant sur l’interprétation qu’elle avait donnée en 1996 de la réalité associative en Europe, Edith Archambault présente les résultats de la deuxième phase du programme Johns Hopkins. Elle vérifie la poursuite de l’essor de l’emploi associatif en Europe, en particulier dans les secteurs de l’éducation, de la santé et plus encore des services sociaux. Au-delà d’un bénévolat puissant, que l’on observe également aux Etats-Unis, le modèle européen se caractérise par l’importance du financement public, que l’on ne trouve ni aux Etats-Unis ni dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO). Au-delà de ces traits communs, les pays européens se différencient selon quatre modèles : rhénan ou corporatiste, anglo-saxon ou libéral, scandinave ou socio-démocrate et méditerranéen ou émergent.

Is There a European Model of the Non-Profit Sector?

Returning to the interpretation of the European non-profit sector that she gave in 1996, Edith Archambault presents the results of the second phase of the Johns Hopkins’ program. She confirms the continuing growth of employment in the European non-profit sector, in particular in education, healthcare and, especially, social services. Besides considerable volunteer work, which is also observed in the United States, an important feature of the European model is government funding, which is neither the case in the US nor in Central and Eastern European countries (CEE). Apart from these common features, European countries can be grouped under four models: German or corporatist, Anglo-Saxon or free-market, Scandinavian or social-democratic, and Mediterranean or emerging.