Pourquoi la gouvernance coopérative réémerge-t-elle en période de crise comme une alternative crédible?

s’interroge Nacer Eddine Sadi, Professeur à l’Ecole de management de Grenoble, et Françoise Moulin dans les Echos du 4/10/13. "La coopérative s’est imposée dans le paysage économique mondial comme un acteur incontournable. Les 300 plus grandes coopératives du monde cumulaient à fin 2008 un chiffre d’affaires égal au PIB de la 9e puissance économique mondiale. L’ACI, qui existe depuis 1895, compte 271 organisations qui représentent un milliard de personnes, dont 236 millions en Inde et 180 millions en Chine. En Europe, le secteur coopératif comprenait, en 2010, 160 000 coopératives employant 5,4 millions de personnes.

Dans le "Top 25" européen, la France est l’un des pays leaders en Europe avec 21 000 coopératives employant environ 1 million de personnes (près de 3,5 % de la population active) pour un chiffre d’affaires approximatif de 288 milliards d’euros (Coop FR, 2012). Ces chiffres montrent que la réplique dans tous les pays des structures d’économie sociale est une réalité concrète. La gouvernance coopérative est un système qui départage l’exercice et le contrôle du pouvoir (Schwab, 2007). Elle cherche en permanence les meilleurs équilibres entre les différents pouvoirs composants d’une démocratie élective (IFA, 2006). Dans la coopération, le but est pluriel en portant non seulement sur la création de richesse, mais aussi sur la satisfaction des aspirations des membres. L’intérêt qu’on porte aujourd’hui aux coopératives s’explique par leur poids économique et social grandissant et par leur solidité face aux chocs des crises financières.Leur éloignement des marchés financiers les met à l’abri de la conjoncture financière. P. Mangin, président d’ACOOA, de Coop de France et d’Invivo, affirme à raison qu’"On n’achète pas et qu’on ne revend pas une coopérative, on passe le relais" (Le Monde, 8/03/12), d’où l’existence aujourd‘hui de coopératives plus que centenaires. C’est le cas en Bretagne des coopératives Scael, Chartres ou Triskalia.

1) La distribution du pouvoir relève d’un processus démocratique

[...]

2) Le CA dans l’action collective finalisée

[...]

3) La rémunération : la gratuité, un principe coopératif

[...]

4) L’opérationnalisation des pouvoirs dans les coopératives

[...]

5) L’éducation, un besoin d’identification sociale et de construction des rôles