L'ESS revendique une place dans le dialogue social

L'Union des syndicats et groupements d'employeurs représentatifs dans l'économie sociale (Usgeres) a demandé à "être partie prenante de la conférence nationale pour la croissance et l'emploi" qui doit se dérouler en juillet, mardi dans un communiqué. L'Usgeres "a demandé officiellement au chef de l'Etat et au nouveau ministre du Travail, Michel Sapin, son invitation dans le tour de table des organisations patronales" qui précéderont la conférence pour la croissance et l'emploi promise par François Hollande durant sa campagne.

"Ceci constituerait un premier signe du changement exprimé par le Président de la République autour de la rénovation de la démocratie sociale dans notre pays", souligne Alain Cordesse, président de l'Usgeres, cité dans le communiqué.

L'Usgeres souhaite en effet que le nouveau ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social engage "une réforme de la représentativité patronale", pour permettre à des secteurs "importants en termes d'emploi", dont l'ESS (économie sociale et solidaire), de contribuer "activement et à leur juste place au dialogue social national et à la définition des politiques publiques de l'emploi et de la formation professionnelle".

Selon cette organisation patronale, qui se présente comme la plus représentative de l'économie sociale, regroupant 60.000 employeurs et 750.000 salariés, les besoins de recrutement seront forts dans les prochaines années, avec 600.000 départs à la retraite à compenser dans les dix ans.

M. Hollande a promis aux acteurs de l'ESS une loi de programmation leur fixant des objectifs "clairs", la réserve d'une partie des financements de la future banque publique d'investissement, des subventions pour les associations et une représentation des organisations patronales de l'ESS dans le dialogue social.

L'économie sociale se caractérise avant tout par la nature de ses structures: associations, mutuelles, coopératives, fondations dont le point commun est de réinvestir l'essentiel des profits dans leurs activités.

Le secteur demandait de longue date la création d'un secrétariat d'Etat rattaché à un grand ministère. C'est désormais chose faite, le Premier ministre ayant nommé Benoît Hamon ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire, rattaché à Bercy.