Les Scop et les Scic ont le vent en poupe

Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue le 2 juillet dernier, Jacques Landriot, président de la CG Scop (Confédération générale des Scop), et Patricia Lexcellent, déléguée générale, ont présenté le bilan 2017 des 2 366 Scop (sociétés coopératives et participatives) et des 741 Scic (sociétés coopératives d’intérêt collectif). Il apparaît que, sur les 374 coopératives créées dans l’année, 65 % l’ont été ex nihilo, et que 11 % résultent de la transformation d’entreprises ou de coopératives. 10 % seulement sont des reprises d’entreprises en difficulté, ce qui tend à tempérer l’attention excessive portée par les médias à la fonction « réparatrice » du statut Scop.
La représentation sectorielle des Scop montre que près de la moitié d’entre elles œuvrent dans le secteur des services. Suivent, par ordre d’importance, la construction (15,7 %), l’industrie (12,2 %), l’éducation, la santé et l’action sociale (9 %) et le commerce (8,7 %). Les Scop sont peu nombreuses dans les activités énergie-environnement, transports et agriculture.
Le résultat le plus remarquable est celui qui concerne la progression de l’emploi dans les sociétés coopératives, soit 19 % en cinq ans et 4 000 emplois supplémentaires pour la seule année 2017. Les Scop et les Scic totalisent ensemble 57 700 salariés.