Les banques coopératives allemandes secouées par la Grèce

Les banques coopératives ont vu leur résultat imposable divisé par cinq du fait de la crise de la dette de la zone euro. Les caisses d'épargne s'en tirent bien mieux. Un article de J.-P. Lacour pour les Echos.

 

En Allemagne, les importantes provisions passées sur les portefeuilles de titres grecs et de la périphérie de la zone euro ont impacté différemment les résultats de deux grands secteurs du paysage bancaire allemand. Le groupe des banques coopératives DZ Bank a vu l'an dernier son résultat avant impôt fondre à 324 millions d'euros, étant divisé par cinq sur un an. La Fédération des caisses d'épargne DSGV a publié quant à elle un résultat en légère hausse, à 4,7 milliards d'euros. Deutsche Bank, avec un solde de 5,4 milliards d'euros, a fait tout juste mieux.

La crise de la dette a conduit chez DZ Bank à passer 451 millions d'euros de provisions sur le portefeuille d'obligations grecques, et 1,11 milliard supplémentaire pour corriger la valeur des titres détenus sur d'autres pays périphériques de la zone euro. Le président de la banque, Wolfgang Kirsch, ne pouvait hier que déplorer un tel résultat, en se consolant sur le fait que l'activité avec la clientèle privée avait, elle, bien performé. Hors dépréciations sur les titres souverains, la banque a dégagé un résultat imposable de 1,9 milliard d'euros, supérieur à celui de 2010 (1,62 milliard d'euros). Pour 2012, le banquier espère retrouver un niveau de résultat proche de 2010, sans compter des effets exogènes liés à la crise de la dette. L'exposition du groupe à la dette souveraine a été réduit de 45% depuis 2009, passant de 10,3 à 5,7 milliards d'euros.

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