Emplois d’avenir, où en est-on côté associations?

Début mars 2013, soit cinq mois après le lancement du dispositif, 10 000 emplois d'avenir ont été créés selon le ministre Michel Sapin. Des premiers chiffres qui font apparaître une forte mobilisation du secteur associatif et des moyens de formations significatifs dégagés par les OPCA. Mais les inquiétudes restent entières quant à la capacité des structures associatives employeuses à pérenniser ses postes. Un défi qui rend d’autant plus nécessaire leur accompagnement. Un point complet de la CPCA.

Mobilisation majoritairement associative

Contrairement aux premiers bilans parus dans la presse qui témoignent d’un certaines impatience, le rythme de créations d’emplois (qui s’élève à environ 150 signatures par jour) s’avère correct. Certes, ce rythme ne devrait pas permettre d’atteindre l’objectif affiché des 100 000 emplois d’avenir d’ici la fin 2013 mais il correspond à quelques détails près au rythme des dispositifs antérieurs. Comme on pouvait s’y attendre, ce sont les associations qui sont les premières à se mobiliser puisqu’elles représentent la majorité des employeurs (46% contre 33% dans les collectivités, où le rythme de délibérations est moins rapide). Des conventions d’engagement ont été signées entre l’Etat et les grandes coordinations associatives parmi lesquelles la CPCA, la CNAJEP, l’UNIOPSS, le COORACE, ou des fédérations comme la FNARS. Certaines ont fait l’objet d’engagement chiffrés telles que les conventions signées avec le CNOSF , déclinés en protocole d’accord avec les fédérations sportives (handball, équitation, sport d’entreprises) correspondant à 3 500 emplois ; la Ligue de l’enseignement, l’AFEV, la FUAJ, la fédération nationale des familles rurales pour un engagement de 1000 postes ; la fédération Léo Lagrange pour 150 postes ; la Fédération des APAJH (association pour adultes et jeunes handicapés) pour 300 postes. .

Une orientation « insertion » qui se confirme

S’agissant de la cible visée, les premiers chiffres confirment l’orientation du dispositif vers l’insertion de jeunes très éloignés de l’emploi, telle que souhaitée par le gouvernement. En effet, 90% des 2 500 premiers emplois d’avenir ont concerné des jeunes peu ou pas diplômés : 45% niveau inférieur à CAP /BEP, 35% niveau CAP /BEP. La forte vigilance des services pour éviter l’élévation des niveaux de recrutement semble avoir payé. Il n’en reste pas moins que cette orientation continue de constituer un frein majeur pour certaines associations dont les besoins d’emploi portent principalement sur des postes à qualifications importantes, comme c’est le cas dans le secteur médico-social.

Les premiers secteurs employeurs sont les loisirs et l’animation (16.5% des emplois), l’aide à la vie quotidienne (14.5%), les personnels hospitaliers (8%) et l’entretien des espaces verts, maintenance ou nettoyage de locaux (7%). On peut noter quelques initiatives volontaristes telles que le groupement d’employeurs Géans qui propose aux associations employeuses d’Ile-de-France de mutualiser certaines fonctions telles que la GRH, la communication, la sécurisation juridique, la comptabilité, l’administration. Ce recours à des logiques de mutualisation pourrait permettre d’éviter d’accentuer un phénomène inquiétant qui affecte le monde associatif : la généralisation des formes d’emplois atypiques (emplois à temps partiels).

L'article complet, avec ses liens, sur le site de la CPCA