Austérité : le cri d'alarme des associations

Face aux nouvelles mesures de restriction budgétaire, Didier Minot, porte-parole du Collectif des associations citoyennes, dénonce "un vaste plan social invisible". La récente création d’une commission d’enquête parlementaire sur les difficultés du monde associatif illustre l'inquiétude des 1,3 millions d’associations qui animent nos villes et nos territoires. D’ores et déjà, les difficultés sont nombreuses sur le terrain. La diminution des financements publics a déjà conduit certains départements à supprimer la moitié des postes d’éducateurs spécialisés. Ailleurs, ce sont des associations culturelles, des crèches parentales qui sont en difficulté. Mais ces difficultés ne sont rien par rapport aux remises en cause qui s’annoncent. C’est pourquoi le Collectif des associations citoyennes (CAC)  lance un cri d’alarme pour dénoncer un vaste plan social invisible.

 

En effet, les nouvelles mesures de restriction budgétaire annoncées en avril dernier vont se traduire par une baisse progressive mais très importante du niveau des financements publics aux associations. Les collectivités, qui en assurent 57 %, sont les premières visées mais la rigueur budgétaire va toucher à peu près également toutes les sources de financements publics (qu’il s’agisse de subventions ou de commandes publiques). Les estimations faites par le CAC sont de 1,5 milliards en 2014, 5 en 2015, 9 en 2016 et 13,5 en 2017, soit un total de 29 milliards d’euros de moins en l’espace de quatre ans. L’impact est très différent selon les domaines de la vie associative, car la part des financements publics est très variable, de 23 % pour le sport à 60 % pour l’action sociale. Le secteur associatif apparaît ainsi comme l’une des principales variables d’ajustement de la réduction des finances publiques, alors que le gouvernement a décrété l’engagement associatif « grande cause nationale » en 2014 !
 

Lire l'article complet sur le site des Echos.

Sur le même sujet, un article de Basta !